Mal­gré l’ap­pro­ba­tion, la po­pu­la­tion de­vra en dé­mon­trer le be­soin

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - HÉ­LÈNE GA­GNON he­lene.ga­gnon@tc.tc

Ma­noir Cham­bor­dais

HA­BI­TA­TION. De­puis 2009, la mu­ni­ci­pa­li­té de Cham­bord tente de faire ap­prou­ver son pro­jet d’ha­bi­ta­tion com­mu­nau­taire. Au fil des ans, le pro­jet s’est trans­for­mé afin de s’adap­ter aux be­soins des gens qui sou­haitent de­meu­rer dans la lo­ca­li­té, mais éga­le­ment aux normes en bâ­ti­ments à la suite de l’in­cen­die de L’isle-verte en jan­vier 2014.

Le der­nier pro­jet, dé­po­sé en juin 2014, a re­çu l’ap­pro­ba­tion du mi­nis­tère à la fin de l’an­née 2016. Un sou­la­ge­ment pour la mu­ni­ci­pa­li­té qui at­ten­dait cette ré­ponse de­puis un bon mo­ment.

« L’in­cen­die de la ré­si­dence de L’isle-verte nous a obli­gés à re­voir les plans. De plus, à un cer­tain mo­ment le gou­ver­ne­ment a dé­ci­dé que les pro­jets dont le nombre d’uni­tés est in­fé­rieur à 50 ne se­raient pas ac­cep­tés. Pour nous, c’est un sou­la­ge­ment de sa­voir que nous pou­vons conti­nuer les dé­marches afin d’of­frir des lo­ge­ments qui pour­ront ré­pondre aux be­soins des gens qui dé­si­rent conti­nuer à vivre ici », sou­ligne le maire de Cham­bord, Gé­rard Sa­vard.

Au­jourd’hui, le pro­jet se com­pose de 24 ap­par­te­ments, soit 6 uni­tés de 4 pièces et de­mie et 18 uni­tés de 3 pièces et de­mie. Par contre, avec les nou­velles normes, l’or­ga­nisme qui cha­peaute le pro­jet doit prendre en consi­dé­ra­tion de nou­veaux cri­tères. Bien en­ten­du, le pro­jet chif­fré à plus de 4 M$ en 2014 ver­ra cer­tai­ne­ment son coût grim­per.

« Les nou­velles normes ont un nou­veau prix. Les in­for­ma­tions nous ar­rivent au comp­te­goutte, mais on de­vrait connaitre le coût dans les pro­chains jours. Nous al­lons faire une consul­ta­tion pu­blique le 5 avril pro­chain en soi­rée afin de don­ner tous les dé­tails du pro­jet. Par la même oc­ca­sion, ce se­ra l’oc­ca­sion pour nous de faire la preuve du be­soin. Nous avions dé­jà dans le pas­sé fait cette preuve, mais il faut à nou­veau le faire. Nous avons per­du plu­sieurs si­gna­taires qui nous ont quit­tés », men­tionne Dyane Fortin, agente de dé­ve­lop­pe­ment à la Cor­po­ra­tion de dé­ve­lop­pe­ment de Cham­bord.

PROU­VER LE BE­SOIN

La mu­ni­ci­pa­li­té de­vra donc re­faire ses de­voirs afin de dé­mon­trer que la com­mu­nau­té a be­soin de ce pro­jet. Pour faire la preuve du Je pense qu’il n’y a rien de plus struc­tu­rant pour une lo­ca­li­té que de vou­loir re­te­nir sa po­pu­la­tion. » —Gé­rard Sa­vard be­soin pour 24 lo­ge­ments, il est né­ces­saire d’avoir l’ap­pui de trois pro­prié­taires de mai­son ou de deux lo­ca­taires pour prou­ver un lo­ge­ment. Ain­si, pour prou­ver que le pro­jet du Ma­noir Cham­bor­dais est un be­soin, 72 ré­ser­va­tions sont né­ces­saires. La mu­ni­ci­pa­li­té est sûre que les gens qui s’étaient ma­ni­fes­tés lors du pro­jet pré­cé­dent se­ront en­core in­té­res­sés.

Le pro­jet vient éga­le­ment bo­ni­fier l’offre sur le ter­ri­toire de la lo­ca­li­té.

« Les ré­si­dences sur notre ter­ri­toire ont des cri­tères bien pré­cis et ce n’est pas tous les gens qui peuvent y ac­cé­der. Ce­la oblige donc les gens à quit­ter la lo­ca­li­té. Le Ma­noir Cham­bor­dais va donc ré­pondre à un be­soin. Un mi­lieu de vie sé­cu­ri­taire, avec des ser­vices, dans un quar­tier ani­mé. C’est ce que nous vou­lons of­frir à nos ré­si­dents », ajoute Mme Fortin.

FI­NAN­CE­MENT

Cette fois-ci, le pro­jet dis­pose d’un avan­tage fi­nan­cier grâce aux re­de­vances en­gen­drées par la mi­ni­cen­trale de la chute Ouiat­chouan.

« Les re­de­vances doivent ser­vir à des pro­jets struc­tu­rants. Je pense qu’il n’y a rien de plus struc­tu­rant pour une lo­ca­li­té que de vou­loir re­te­nir sa po­pu­la­tion. On doit voir à long terme, on pense à nos ci­toyens vieillis­sant d’au­jourd’hui, mais éga­le­ment ceux de de­main. On ne connait pas en­core les coûts re­liés à la réa­li­sa­tion du pro­jet, mais nous al­lons tout de même faire des pres­sions afin de voir les coûts di­mi­nuer. Nous al­lons frap­per à toutes les portes et ten­ter de trou­ver des sub­ven­tions qui pour­ront nous ai­der », sou­ligne M. Sa­vard.

Si les pro­chaines étapes se dé­roulent sans em­buche, une pre­mière pel­le­tée de terre pour­rait être réa­li­sée à l’au­tomne. D’ici là, la mu­ni­ci­pa­li­té a dé­jà com­men­cé di­verses dé­marches qui pour­ront per­mettre la réa­li­sa­tion d’un pro­jet en fonc­tion de l’échéan­cier.

« On de­meure réa­liste. Nous avons vu de toutes les cou­leurs avec ce pro­jet. On ne veut pas avoir de faux es­poirs, ni en créer. Par contre, on es­père avoir tou­jours l’ap­pui de nos ci­toyens », conclut Mme Fortin.

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