Pas le temps de se chi­ca­ner

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - HÉ­LÈNE GA­GNON he­lene.ga­gnon@tc.tc

Chambre de Com­merce et d’in­dus­trie de Ro­ber­val

ÉCO­NO­MIE. La Chambre de com­merce et d’in­dus­trie de Ro­ber­val dé­plore la ma­nière dont la po­pu­la­tion a eu vent des dé­ci­sions en­tou­rant la re­struc­tu­ra­tion du Centre Des­jar­dins aux en­tre­prises Do­maine-du­roy, ain­si que des bu­reaux ad­mi­nis­tra­tifs de Pro­duits fo­res­tiers Ré­so­lu, deux en­ti­tés ayant pi­gnon sur rue à Ro­ber­val.

« En ce qui a trait au Centre Des­jar­dins, nous étions au fait de cette si­tua­tion de­puis dé­jà un an. Nous avions éga­le­ment ren­con­tré les di­rec­tions de la Caisse et du Centre aux en­tre­prises, afin de sai­sir la dé­ci­sion. Comme ils sont en ré­or­ga­ni­sa­tion et que leur ter­ri­toire couvre de Dol­beau à Ro­ber­val, lo­gi­que­ment Saint-fé­li­cien est au centre. Leur ob­jec­tif est de ras­sem­bler leur équipe sous un même toit. Bien sûr, la CCI de Ro­ber­val se­rait dé­çue que cet éta­blis­se­ment quitte Ro­ber­val », sou­ligne Serge Taillon, pré­sident de la CCI de Ro­ber­val.

La Chambre es­père que la di­rec­tion éva­lue­ra toutes les ave­nues, mais sait bien qu’il s’agit d’une en­tre­prise cor­po­ra­tive, mais éga­le­ment pri­vée.

« De notre cô­té, on se ré­jouis­sait que la di­rec­tion ait re­pous­sé d’un an sa dé­ci­sion. Je ne pense pas qu’il soit né­ces­saire de mettre de la pres­sion sur la Caisse. La Caisse est se­lon nous l’un des ci­toyens cor­po­ra­tifs ins­ti­tu­tion­nels le plus pré­sents dans le mi­lieu, par l’aide au fi­nan­ce­ment des en­tre­prises, mais éga­le­ment une des plus souples. Nous de­vons tout faire pour res­ter en bons termes avec eux », ajoute M. Taillon.

RÉ­SO­LU

La Chambre a été bien sur­prise d’ap­prendre la dé­ci­sion de PFR de fer­mer ses bu­reaux ad­mi­nis­tra­tifs de Ro­ber­val.

« Nous avons été aus­si sur­pris que notre pre­mier ma­gis­trat. […] On ne peut pas se ré­jouir d’une telle nou­velle », af­firme Serge Taillon.

Bien qu’on parle de trans­fert d’em­plois, pour la ville de Ro­ber­val, il s’agit d’une perte.

« Ce n’est pas la pre­mière fois qu’une telle si­tua­tion ar­rive. On peut par­ler du CIUSSS ou la dés­ins­ti­tu­tion­na­li­sa­tion. On vit ac­tuel­le­ment une pé­riode de dé­crois­sance, ce­la peut se tra­duire par une di­mi­nu­tion des re­ve­nus, mais aus­si par l’aug­men­ta­tion de la clien­tèle sans l’ajout de moyen. De­vant l’une ou l’autre des si­tua­tions, les en­tre­prises doivent al­ler cher­cher de l’ef­fi­ca­ci­té. Ce­la se tra­duit par plu­sieurs mou­ve­ments aux­quels il est bien dif­fi­cile d’être épar­gné », sou­ligne le pré­sident de la CCI. C’est peut-être plus le temps de cher­cher des so­lu­tions que de se chi­ca­ner. » —Serge Taillon

La Chambre de com­merce et d’in­dus­trie se ré­jouit tout de même qu’il n’y ait pas de perte d’em­plois. De plus, M. Taillon sou­ligne que sans M. Gar­neau, la ré­gion du Sa­gue­nay-lac-saintjean au­rait pu être du­re­ment tou­chée par le plan de pro­tec­tion du ca­ri­bou fo­res­tier, les at­taques de Green­peace, les aires pro­té­gées, les cal­culs du fo­res­tier en chef, l’ac­cord de L’ALENA, etc.

« L’en­tre­prise a beau­coup de contraintes à gé­rer sur les­quelles elle a bien peu de pou­voir. Je pense qu’il faut donc res­ter en bons termes avec eux. L’ave­nir est plein de dé­fis. C’est peu­têtre plus le temps de cher­cher des so­lu­tions que de se chi­ca­ner », conclut Serge Taillon.

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