Ro­ber­val s’op­pose vi­ve­ment aux dé­ci­sions

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS -

Des­jar­dins et Ré­so­lu

DÉ­MÉ­NA­GE­MENT. La se­maine der­nière, le maire de Ro­ber­val a te­nu à dé­crier l’in­ten­tion de Des­jar­dins de dé­pla­cer son Centre fi­nan­cier aux en­tre­prises à Saint-fé­li­cien, de même que la fer­me­ture des bu­reaux ad­mi­nis­tra­tifs de Ré­so­lu afin de dé­mé­na­ger le per­son­nel vers Saint-fé­li­cien et Mis­tas­si­ni.

Alors que la Ville de Ro­ber­val tra­vaille avec achar­ne­ment afin de conser­ver et d’ame­ner des éta­blis­se­ments à s’im­plan­ter dans son cen­tre­ville, l’an­nonce du Mou­ve­ment Des­jar­dins de peut-être cen­tra­li­ser ses res­sources et ses ser­vices spé­cia­li­sés aux en­tre­prises à Saint-fé­li­cien n’en­chante guère le maire et les conseillers qui ont adop­té, en séance du con­seil, une ré­so­lu­tion.

Aus­si­tôt que la Ville de Ro­ber­val a eu vent de cette pos­si­bi­li­té, des dis­cus­sions ont été réa­li­sées.

« Der­niè­re­ment, la di­rec­tion de Des­jar­dins a re­nou­ve­lé l’en­tente pour un an. Par contre, nous sa­vons fort bien qu’il y a tou­jours une in­ten­tion de trans­fé­rer les res­sources et les ser­vices spé­cia­li­sés de son centre fi­nan­cier aux en­tre­prises de Ro­ber­val sur le ter­ri­toire de Saint-fé­li­cien. Nous sommes com­plè­te­ment en désac­cord avec ce­la », men­tionne le maire, Guy La­rouche.

Les élus de Ro­ber­val sou­lignent qu’il s’agit d’un ser­vice es­sen­tiel pour les gens d’af­faires du mi­lieu. Ro­ber­val exige donc le main­tien sur son ter­ri­toire du point de ser­vice.

« C’est un peu pour cette rai­son que nous avons re­nou­ve­lé notre contrat de ser­vice fi­nan­cier pour un an uni­que­ment et non trois. Pour nous, c’est une in­quié­tude. On ne tra­vaille pas pour al­ler cher­cher des choses qui sont dans d’autres mu­ni­ci­pa­li­tés. Par contre, quand on voit une or­ga­ni­sa­tion comme Des­jar­dins qui veut quit­ter Ro­ber­val, nous nous de­vons de ma­ni­fes­ter notre désac­cord. Nous ne pou­vons pas ap­prou­ver cette dé­ci­sion », pré­cise le maire.

UNE DÉ­CI­SION CA­VA­LIÈRE

C’est par le biais de la presse écrite que le maire de Ro­ber­val a ap­pris la dé­ci­sion de Ré­so­lu de fer­mer ses bu­reaux ad­mi­nis­tra­tifs.

« C’est une dé­ci­sion ca­va­lière de l’en­tre­prise. C’est in­ac­cep­table. C’est un grand manque de res­pect. Ja­mais l’en­tre­prise n’a com­mu­ni­qué avec nous afin de nous avi­ser. On au­rait es­sayé de les ai­der afin de trou­ver une so­lu­tion. Nous avons des lo­caux vides au centre-ville. Nous avons dé­jà sa­cri­fié notre mou­lin à scie. Pas ques­tion de ne rien faire cette fois-ci », lance le maire.

Le maire n’a pas per­du de temps. Ce­lui-ci s’est en­tre­te­nu avec le porte-pa­role de Ré­so­lu, Karl Black­burn. Guy La­rouche qua­li­fie que la dis­cus­sion était loin d’être cor­diale.

« Je ne com­prends pas com­ment on peut poi­gnar­der un par­te­naire de la sorte. Je siège sur le co­mi­té de la forêt à L’UMQ. Je suis al­lé der­niè­re­ment à To­ron­to. Je dé­fends la forêt et voi­là com­ment on nous re­mer­cie. Il y a tou­jours bien une li­mite. Il pour­rait y avoir un coût po­li­tique de­vant une telle dé­ci­sion », af­firme le maire.

Rap­pe­lons que Ré­so­lu sou­haite pro­cé­der à la ré­or­ga­ni­sa­tion de ses bu­reaux de Saint­fé­li­cien et de Dol­beau-mis­tas­si­ni. H.G.

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