Jim­my St-pierre : la dé­ci­sion du juge Gui­mond at­ten­due

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - HÉ­LÈNE GA­GNON he­lene.ga­gnon@tc.tc

Tra­fic de stu­pé­fiants

DROGUE. Jim­my St-pierre connai­tra sa peine le 4 avril pro­chain. Après des re­pré­sen­ta­tions sur la peine, le juge Paul Gui­mond a dé­ci­dé qu’il se de­vait d’ana­ly­ser les plai­doyers des avo­cats, dont les re­com­man­da­tions vont de 24 mois à 7 ans.

Le rap­port pré­sen­ten­ciel a été l’un des élé­ments sur le­quel les avo­cats ont ap­puyé leur in­ter­ven­tion.

Me Ju­lie Ville­neuve du Di­rec­teur des pour­suites cri­mi­nelles et pé­nales (DPCP) a men­tion­né que le rap­port pré­sen­ten­ciel pré­sen­tait Jim­my St-pierre, comme un in­di­vi­du égo­cen­trique, qui ac­cor­dait de la va­leur au tra­vail uni­que­ment pour les ré­tri­bu­tions et qu’il mi­ni­mi­sait l’im­pact des gestes.

« L’ac­cu­sé n’a au­cun re­mords. Pour nous, il est clair que l’ac­cu­sé est proac­tif dans la vente et le re­cou­vre­ment. Le té­moi­gnage du sergent Lé­tour­neau nous confirme que l’ac­cu­sé vend dans tous les contextes : en pleine rue à la vue de tous, dans les bars, dans un taxi, etc. Même après 18 mois de dé­ten­tion, nous ne per­ce­vons au­cune dé­marche de re­prise en mains », sou­ligne Me Ville­neuve.

Pour le DPCP, les chefs d’ac­cu­sa­tions qui pèsent contre Jim­my St-pierre pour­raient lui va­loir une peine d’em­pri­son­ne­ment de 7 ans. On sou­ligne que l’or­ga­ni­sa­tion de 2015-2016 était beau­coup plus im­por­tante que celle de 2011 lors de sa pre­mière ar­res­ta­tion. Et que le pé­ni­ten­cier pour­rait ap­por­ter à Jim­my St-pierre les ser­vices dont il a be­soin.

LA DÉ­FENSE

De son cô­té, l’avo­cat de St-pierre, Me De­nis Otis, a en­ta­mé son plai­doyer en men­tion­nant que Jim­my St-pierre ne de­vait pas faire tant de bruit, car les agents ne s’in­té­res­saient pas à lui lors de leur mis­sion d’in­fil­tra­tion et que c’est un chauf­feur de taxi qui connais­sait l’ac­cu­sé qui les a conduits à ce der­nier.

Une grande par­tie de la plai­doi­rie s’est ar­ti­cu­lée au­tour du rap­port pré­sen­ten­ciel.

« Comme l’ex­pres­sion le dit : « On ne vient pas au monde tous égaux. » J’ai dû dis­cu­ter avec mon client afin de connaître la li­mite de ce que je pou­vais dire. Cet homme n’était pas cri­mi­na­li­sé avant l’âge de 40 ans. À la lec­ture du rap­port pré­sen­ten­ciel, je pense que le sui­cide de sa mère, la violence, l’al­coo­lisme et les agres­sions sexuelles qui ont ponc­tué sa vie fa­mi­liale sont des élé­ments qui ont eu un im­pact. Ce rap­port, le juge Hu­don ne l’avait pas en main en 2011 lors de la dé­ci­sion. Se­lon moi, la dé­ci­sion au­rait été dif­fé­rente si le juge avait eu un por­trait com­plet à ce mo­ment. Pen­dant 30 ou 35 ans, mon client a réussi à gar­der le contrôle mal­gré les dé­mons qui l’af­fligent », ex­plique Me Otis.

De­puis son ar­res­ta­tion en jan­vier 2016, l’em­pri­son­ne­ment pré­ven­tif de Jim­my St-pierre to­ta­lise 21 mois et 4 jours. Les ac­cu­sa­tions qui lui sont re­pro­chées re­pré­sentent une peine de 24 mois se­lon Me De­nis Otis.

(Pho­to TC Me­dia – De­nis Hu­don)

L’ac­cu­sé La­wrence Guille­mette connaî­tra sa sen­tence le 4 avril pro­chain.

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