La sen­tence tombe pour Jim­my St-pierre

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - HÉ­LÈNE GAGNON he­lene.gagnon@tc.tc

Tra­fic de stu­pé­fiants

JUS­TICE. Jim­my St-pierre pren­dra le che­min du pé­ni­ten­cier. Le juge Paul Gui­mond a dé­ci­dé d’im­po­ser une sen­tence mé­diane à l’ac­cu­sé, com­pa­ra­ti­ve­ment à la pour­suite qui ré­cla­mait 7 ans et la dé­fense qui pro­po­sait 24 mois moins un jour.

L’an­cien en­sei­gnant fai­sait face à de nom­breux chefs d’ac­cu­sa­tion pour pos­ses­sion simple de mé­tham­phé­ta­mine, de co­caïne et d’ecs­ta­sy, tra­fic de can­na­bis, com­plot pour tra­fic de co­caïne, pos­ses­sion de mé­tham­phé­ta­mine, de co­caïne et d’ecs­ta­sy en vue d’en faire le tra­fic, re­cel de moins de 5000 $, ain­si que des dos­siers pour de nom­breux bris de pro­ba­tion et de pro­messe.

Le rap­port pré­sen­ten­ciel a gui­dé le juge Gui­mond dans sa prise de dé­ci­sion. Il a sou­li­gné que Jim­my St-pierre ne semble avoir que de l’in­té­rêt pour ce qui est de ses oc­cu­pa­tions per­son­nelles.

« Le rap­port est dé­fa­vo­rable. De plus, il faut prendre en consi­dé­ra­tion les fac­teurs ag­gra­vants, soit la gra­vi­té des ac­cu­sa­tions, le tra­fic de cer­taines subs­tances pou­vant conve­nir à la pri­son à per­pé­tui­té, la pla­ni­fi­ca­tion, le fait qu’il mi­ni­ma­lise les consé­quences et qu’il a dé­jà des an­té­cé­dents en sem­blable ma­tière », a ex­pli­qué le juge lors de l’énon­cé de la sen­tence.

Le juge a éga­le­ment men­tion­né que le fait que Jim­my St-pierre ait ré­ci­di­vé dans un si court dé­lai est une preuve de dé­sin­vol­ture.

« L’ac­cu­sé per­siste dans ses ac­ti­vi­tés. Il est bachelier uni­ver­si­taire. S’il ne re­prend pas sa place dans la so­cié­té, c’est de son propre gré », a af­fir­mé le juge.

Jim­my St-pierre écope d’une peine de 42 mois à la­quelle est sous­trait l’équi­valent de 1 an, 9 mois et 25 jours de dé­ten­tion pré­ven­tive.

Jim­my St-pierre est de­meu­ré de marbre dans le sec­teur de la dé­ten­tion du­rant l’an­nonce de sa sen­tence.

Le juge a te­nu à sou­li­gner que le tra­fic de stu­pé­fiants est une plaie so­ciale et qu’il est im­por­tant que les sen­tences marquent la col­lec­ti­vi­té, mais qu’elles puissent éga­le­ment dis­sua­der les ac­cu­sés.

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