Une nou­velle ave­nue pour La Vache Co­pine

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - HÉ­LÈNE GA­GNON he­lene.ga­gnon@tc.tc

DES­SERT. Fran­çois Boi­ly et Ma­non Ouel­let ont cer­tai­ne­ment de la crème gla­cée qui coule dans leurs veines. Opé­rant La Vache Co­pine, si­tué à la ma­ri­na de Ro­ber­val, de­puis 22 ans, ils sont pas­sion­nés par les dé­fis qu’ap­porte l’en­tre­pre­neu­riat, mais ils sont avant tout sou­cieux d’of­frir une ex­pé­rience gas­tro­no­mique unique à tous ceux qui ont la dent su­crée.

Fran­çois Boi­ly est tom­bé jeune dans la po­tion ma­gique. Dès l’âge de douze ans, il tra­vaillait au bar lai­tier de ses pa­rents si­tué sur le bou­le­vard Mar­cotte.

« C’était une im­mense tête de vache. Elle a mar­qué l’uni­vers de bien des gens. Le com­merce a dû se re­lo­ca­li­ser lors de l’ac­qui­si­tion du ter­rain par la com­pa­gnie Ir­ving. C’est lors de la re­lo­ca­li­sa­tion en 1995 que nous avons pris la re­lève. Ma­non tra­vaillait avec nous de­puis 1987. C’est dire que nous étions pas­sion­nés par les pos­si­bi­li­tés que nous of­frait cette en­tre­prise fa­mi­liale », men­tionne M. Boi­ly.

La Vache Co­pine est une mi­cro en­tre­prise ou­verte d’avril à la mi-sep­tembre. Ou­vert 7 jours sur 7, du­rant près de 6 mois, c’est une pé­riode as­sez in­tense pour les pro­prié­taires.

« J’ar­rive à 5h cer­tains ma­tins, afin de faire la pro­duc­tion. C’est l’une des par­ti­cu­la­ri­tés de notre en­tre­prise. Je pour­rais dé­ci­der d’ache­ter des pro­duits pré­fa­bri­qués, mais je veux of­frir un pro­duit de qua­li­té à nos clients. Je fais donc les ge­la­tos, les barres de yo­gourt gla­cé, les cor­nets gau­frés et nos des­serts sont éga­le­ment faits mai­son. Ain­si, nous contrô­lons la pro­ve­nance des in­gré­dients, la qua­li­té des lieux de fa­bri­ca­tion et la frai­cheur de nos pro­duits. Nous al­lons même jus­qu’à dé­ve­lop­per nos propres re­cettes afin d’of­frir de la nou­veau­té à nos clients », ajoute M. Boi­ly.

Bien que Fran­çois se dé­die com­plè­te­ment à l’en­tre­prise en sai­son es­ti­vale, Ma­non oc­cupe un autre em­ploi à temps com­plet. Par contre, la pas­sion étant bien pré­sente, elle tra­vaille les soirs et les week-ends au com­merce, sou­li­gnant qu’il s’agit de son loi­sir.

DOUCE FO­LIE

De­puis quelques an­nées, les pro­prié­taires dé­ve­loppent de nou­veaux pro­duits. Il s’agit d’une ma­nière pour l’en­tre­prise de se dis­tin­guer. Fran­çois et Ma­non sont conscients que ce sur­plus de tâches frôle la fo­lie.

« Je m’amuse à dire qu’on est un bar lai­tier plus. C’est notre stra­té­gie pour nous po­si­tion­ner. À titre d’exemple, le Vo­lup­té aux bleuetstm est un pro­duit que nous avons créé dans le cadre d’un concours or­ga­ni­sé par Nu­tri­nor. Ce pro­duit fi­gure tou­jours à notre carte. Même chose pour le Mol­le­gourttm. De­puis quelque temps, on pro­pose des des­serts plus com­plets à nos clients que nous ser­vons avec un ac­com­pa­gne­ment gla­cé. On ne veut pas ré­in­ven­ter le bar lai­tier. Il y a des gens qui tiennent aux clas­siques, mais il y a des gens qui re­cherchent plus. On a l’en­vi­ron­ne­ment pour of­frir ce pe­tit plus, les gens peuvent ici prendre le temps », ex­plique M. Fran­çois.

Quand on de­mande à Fran­çois est Ma­non, les rai­sons qui ex­pliquent leur dé­ci­sion de confec­tion­ner eux-mêmes plu­sieurs pro­duits. Fran­çois sou­ligne que c’est par fo­lie. Les sou­rires nous font vite ou­blier le tra­vail sup­plé­men­taire. » —Fran­çois Boi­ly

« Nous sommes pas­sion­nés. On ne compte pas nos heures. Nos clients ne voient pas l’en­vers du dé­cor, qui pour­tant nous fait pas­ser au­tant d’heures à la pré­pa­ra­tion, qu’au ser­vice à la clien­tèle. Par contre, les sou­rires nous font vite ou­blier le tra­vail sup­plé­men­taire », sou­ligne M. Boi­ly.

QUAND LA FA­MILLE S’EN MÊLE

Leurs trois en­fants, Anne-sa­rah, Ma­rie­pas­cale et Louis-ni­co­las, ont éga­le­ment l’en­tre­prise à coeur. Tous âgés dans la ving­taine, ils sont im­pli­qués dans les dé­ci­sions en­tou­rant l’en­tre­prise.

« C’est le tra­vail d’équipe qui fait notre force. Cha­cun ap­porte des idées afin que nous puis­sions dé­ve­lop­per de nou­veaux pro­duits, comme notre ge­la­to aux mini-eggs pour Pâques. Dé­fi­ni­ti­ve­ment, La Vache Co­pine est notre su­jet de conver­sa­tion de pré­di­lec­tions lors de re­pas de fa­mille, et ce, bien mal­gré nous », conclut Fran­çois Boi­ly.

(Pho­tos TC Me­dia – Hé­lène Ga­gnon)

Fran­çois Boi­ly et Ma­non Ouel­let trempent dans l’uni­vers de la Vache Co­pine de­puis belle lu­rette.

La mise au point de pro­duits mai­son est une af­faire de coeur pour les pro­prié­taires.

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