Cap sur le dé­ve­lop­pe­ment de la four­rure

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - JOANIE DO­RÉ re­dac­tion.sa­glac@tc.tc

ÉCO­NO­MIE. La four­rure pour­rait bien de­ve­nir un pôle de dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique ma­jeur au Sa­gue­nay-lac-saint-jean. Il s’agit d’ailleurs du man­dat que s’est lan­cé le groupe de tra­vail Four­rure nor­dique, qui sou­haite une fi­lière in­no­va­trice et éco­res­pon­sable.

Le groupe de tra­vail Four­rure nor­dique, com­po­sé de neuf per­sonnes de di­vers or­ga­nismes, s’est fixé comme ob­jec­tif de his­ser la ré­gion au rang de lea­der mon­dial en ma­tière de four­rure d’ici cinq ans.

Il s’agit d’un mar­ché qui est flo­ris­sant et qui peut ap­por­ter de belles pers­pec­tives éco­no­miques à la ré­gion se­lon le pré­sident du groupe, Serge Har­vey.

« D’abord, c’est une op­por­tu­ni­té d’af­faires ex­trê­me­ment in­té­res­sante puis­qu’il s’agit d’un mar­ché en crois­sance. Il y a un po­ten­tiel de dé­ve­lop­per des en­tre­prises dans la ré­gion et au Qué­bec. Aus­si, on veut se tour­ner vers l’éner­gie verte. C’est drôle à dire, mais quand on porte de la fausse four­rure, on porte du pétrole. Nous, on veut res­pec­ter la na­ture. »

Le plan pour dé­ve­lop­per la fi­lière passe par la for­ma­tion, la re­cherche ain­si que le sou­tien à la créa­tion des col­lec­tions. Pour ce faire, le groupe de tra­vail Four­rure nor­dique es­père re­cueillir plus de 7 M$ sur cinq ans de di­vers pro­grammes et or­ga­nismes.

Le groupe a bien in­sis­té sur l’im­por­tance de dé­ve­lop­per la fi­lière de la four­rure sau­vage nor­dique, plu­tôt que de se concen­trer sur l’éle­vage, une ca­rac­té­ris­tique qui leur per­met de se dé­mar­quer.

PARTENARIATS IN­TÉ­RES­SANTS

La com­mu­nau­té au­toch­tone de Ma­sh­teuiatsh fait par­tie in­té­grante du dé­ve­lop­pe­ment de la fi­lière, alors que l’en­tre­prise Re­né Ro­bert­son Four­rures se dé­marque dans ce do­maine de­puis six gé­né­ra­tions. Son pro­prié­taire, Édouard Ro­bert­son, es­père que le pro­jet amé­lio­re­ra la pro­duc­ti­vi­té des en­tre­prises de four­rure, tout en gar­dant un as­pect pri­mor­dial: ce­lui de la tra­di­tion.

Bien évi­dem­ment, l’en­tre­prise Bi­lo­deau Ca­na­da est aus­si un phare im­por­tant du pro­jet, alors qu’il s’agit d’une des com­pa­gnies de four­rure les plus im­por­tantes au Ca­na­da.

Dans le plan de dé­ve­lop­pe­ment de la fi­lière, un pro­jet a aus­si été mis en place pour for­mer les fu­turs tra­vailleurs de la four­rure en par­te­na­riat avec le Cé­gep de Saint-fé­li­cien. Le pro­jet, qui est ac­tuel­le­ment à l’étude au mi­nis­tère de l’en­sei­gne­ment su­pé­rieur, per­met­trait à des élèves de faire une at­tes­ta­tion d’études col­lé­giales (AEC) qui pour­rait d’ailleurs être of­ferte dès l’an­née 2018-2019.

«La for­ma­tion va re­trou­ver des com­pé­tences qui touchent les prin­ci­paux pro­cé­dés de l’ap­prê­tage de la four­rure, mais qui vont pré­sen­ter les mé­thodes qui ont été dé­ve­lop­pées dans le cadre des re­cherches. La for­ma­tion va de­man­der des com­pé­tences d’en­sei­gne­ment par­ti­cu­lières, no­tam­ment des gens du peuple des Pre­mières Na­tions », es­time le di­rec­teur gé­né­ral du Cé­gep de Saint-fé­li­cien, Gilles La­pointe.

(Pho­to de­po­sit­pho­tos.com – Zdy­ma4)

Le dé­ve­lop­pe­ment de la four­rure nor­dique pour­rait être un cré­neau éco­no­mique in­té­res­sant.

(Pho­to TC Media- Joanie Do­ré)

Le pré­sident Serge Har­vey, le di­rec­teur gé­né­ral du Cé­gep de Saint-fé­li­cien Gilles La­pointe, les en­tre­pre­neurs Édouard Ro­bert­son et Ma­rio Bi­lo­deau.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.