Ca­rol Mé­nard re­trouve sa li­ber­té

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - HÉ­LÈNE GA­GNON he­lene.ga­gnon@tc.tc

AGRES­SIONS SEXUELLES. L’avo­cat de Ca­rol Mé­nard, Me Sé­bas­tien Tal­bot, et la pro­cu­reure du Bu­reau des pour­suites cri­mi­nelles et pé­nales, Me Julie Ville­neuve, ont pré­sen­té au juge Mi­chel Bou­dreault les condi­tions de re­mise en li­ber­té de l’ac­cu­sé.

Après quelques jours en pri­son, l’an­cien ani­ma­teur à la vie étu­diante de la Ci­té étu­diante de Ro­ber­val a donc pu re­prendre sa li­ber­té après avoir ac­cep­té les condi­tions émises par les avo­cats.

Ca­rol Mé­nard de­vra ver­ser un dé­pôt de 1000 $. Il de­vra éga­le­ment ré­si­der dans le sec­teur de Chi­cou­ti­mi. Les or­don­nances lui in­ter­disent tout contact avec des jeunes de moins de 16 ans. Ain­si, Ca­rol Mé­nard ne peut se te­nir dans des zones où il pour­rait y avoir pré­sence de jeunes. De même, il ne peut tra­vailler ou faire du bé­né­vo­lat dans un lieu où il y a pré­sence de jeune de moins de 16 ans.

No­tons que l’ac­cu­sé n’a au­cu­ne­ment le droit de com­mu­ni­quer avec la pré­su­mée vic­time, ni la fa­mille de celle-ci.

Rap­pe­lons que Ca­rol Mé­nard, âgé de 60 ans, est ac­cu­sé de contact sexuel au­près d’un en­fant de moins de 16 ans. Se­lon le Code cri­mi­nel, si l’ac­cu­sé est re­con­nu cou­pable, une peine d’em­pri­son­ne­ment mi­ni­male d’un an s’ap­plique. La cause re­vien­dra de­vant les tri­bu­naux le 21 juin pro­chain, à l’étape des orien­ta­tions.

À LA CI­TÉ ÉTU­DIANTE

Bien avant que les al­lé­ga­tions dé­po­sées contre Ca­rol Mé­nard ne soient dé­voi­lées, la Com­mis­sion sco­laire du Pays-des-bleuets était dé­jà au tra­vail afin de pré­pa­rer son plan d’ac­tion. Les étu­diants de la Ci­té étu­diante qui en font la de­mande peuvent ob­te­nir du sup­port après d’une équipe.

Des me­sures ont ra­pi­de­ment été prises afin de per­mettre la mise en place d’un plan d’ac­tion. Dans la ges­tion de cette si­tua­tion, la com­mis­sion sco­laire a pré­fé­ré uti­li­ser les pa­rents afin de trans­mettre le mes­sage aux étu­diants.

« Nous n’avons pas te­nu à ce que la di­rec­tion ren­contre tous les étu­diants. Nous avons plu­tôt op­té pour trans­mettre un cour­riel aux pa­rents. Dans ce mes­sage, nous avons te­nu à leur dire que si leur en­fant sen­tait le be­soin de s’ex­pri­mer qu’une équipe psy­cho­so­ciale est en place. Des psy­cho­logues et des tra­vailleurs so­ciaux sont dis­po­nibles. De plus, le pro­gramme d’aide aux em­ployés est sur place », men­tionne An­nie Trem­blay, di­rec­tion gé­né­rale ad­jointe à la Com­mis­sion sco­laire du Pays-des-bleuets.

Cette dé­ci­sion s’ap­puie sur le fait que ce ne sont pas tous les étu­diants qui par­ti­cipent aux ac­ti­vi­tés de la vie étu­diante et qui cô­toyait Ca­rol Mé­nard.

« Ce n’est pas notre rôle de lan­cer la nou­velle dans l’école. Nous avons un rôle de sou­tien au­près de nos élèves et du per­son­nel. C’est pour cette rai­son que nous avons pré­fé­ré abor­der le su­jet avec le pa­rent afin de ce­lui-ci en dis­cute avec son en­fant. Ain­si un pa­rent qui à la suite d’une dis­cus­sion avec son en­fant s’aper­çoit que ce­lui-ci a be­soin de par­ler peut le ré­fé­rer aux bonnes per­sonnes », ex­plique Mme Trem­blay. Les étu­diants et en­sei­gnants peuvent se di­ri­ger vers des res­sources de sou­tien. »

—An­nie Trem­blay

La Com­mis­sion sco­laire ne vou­lait pas abor­der le su­jet de ma­nière large afin d’évi­ter une mauvaise in­ter­pré­ta­tion du mes­sage.

« Les en­sei­gnants ont comme rôle d’apai­ser la si­tua­tion et de s’as­su­rer que les élèves n’en dis­cutent pas trop entre eux afin de ne pas ali­men­ter les in­quié­tudes », sou­ligne Mme Trem­blay.

(Pho­to TC Me­dia – Hé­lène Ga­gnon)

Me Sé­bas­tien Tal­bot est l’avo­cat de Ca­rol Mé­nard.

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