Miss Gâ­teaux souffle sa 5e bou­gie

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - JOA­NIE DO­RÉ redaction.sa­glac@tc.tc

P­TIS­SE­RIE. Voi­là main­te­nant cinq ans que l’en­tre­prise Miss Gâ­teaux sucre la vie des gens du Lac-saint-jean, un an­ni­ver­saire que ne pen­sait ja­mais at­teindre la pro­prié­taire Na­tha­lie Pa­ré.

Les dif­fi­cul­tés d’être en­tre­pre­neur en 2017 sont plus éle­vées que ja­mais. Mal­gré tout, la com­pa­gnie Miss Gâ­teaux par­vient à ti­rer son épingle du jeu d’un mar­ché pra­ti­que­ment in­ex­ploi­té dans la ré­gion.

Il faut dire qu’il au­ra fal­lu beau­coup de cou­rage à Na­tha­lie Pa­ré pour ten­ter ce pa­ri ris­qué, mais ô com­bien gra­ti­fiant.

«Je n’avais pas beau­coup d’éco­no­mies, mais j’ai tout sor­ti pour dé­col­ler mon en­tre­prise. C’est un gros coup de dés. C’est épeu­rant de prendre les maigres éco­no­mies que tu as ac­cu­mu­lées en 30 ans et de te lan­cer, en te di­sant que tu as confiance en ton idée», ex­plique la pro­prié­taire qui confec­tionne des pâ­tis­se­ries et des gâ­teaux per­son­na­li­sés.

UNE PAS­SION IN­AT­TEN­DUE

La miss gâ­teaux, Na­tha­lie Pa­ré, a tou­jours ai­mé confec­tion­ner des plai­sirs su­crés pour les membres de sa fa­mille. Son in­té­rêt s’est tou­te­fois trans­for­mé en vé­ri­table pas­sion lors­qu’elle a per­du son em­ploi en 2011, alors que son em­ployeur a fait faillite.

Elle s’est donc mise à faire des gâ­teaux pour mettre un peu d’ar­gent de côté, mais son ta­lent l’a vite pro­pul­sé beau­coup plus loin que ce qu’elle pou­vait ima­gi­ner.

«Quand j’ai per­du mon em­ploi, j’ai cher­ché autre chose, mais rien ne me mo­ti­vait, rien ne me ten­tait, ex­plique Mme Pa­ré. Pen­dant que je ré­flé­chis­sais à ça, je fai­sais des gâ­teaux pour ar­ron­dir les fins de mois. À un mo­ment don­né, je me suis dit que je pour­rais peut-être avoir ma propre en­tre­prise, et de là est par­ti Miss Gâ­teaux.» Pour le mo­ment, je sa­voure le fait que j’ai un em­ploi stable que j’aime. J’ai rem­bour­sé mes dettes, et main­te­nant, je sens que j’exerce mon mé­tier par pas­sion et par amour. »

—Na­tha­lie Pa­ré

UN GROS DÉ­FI À RE­LE­VER

Dé­mar­rer son en­tre­prise n’est dé­jà pas une mince af­faire, mais le faire dans un do­maine in­ex­ploi­té est en­core plus dif­fi­cile. En ef­fet, Na­tha­lie Pa­ré igno­rait s’il y avait un mar­ché pour la pâ­tis­se­rie à Saint-prime, alors que ce genre de spé­cia­li­té se re­trouve en grande ma­jo­ri­té dans les su­per­mar­chés.

La pro­prié­taire de Miss Gâ­teaux ne s’at­ten­dait pas du tout à ce que ses pro­duits aient une telle po­pu­la­ri­té.

«Je ne pen­sais ja­mais que ça pren­drait cette am­pleur-là. Au dé­but, je me créais un em­ploi à moi. Je croyais avoir be­soin d’une personne à temps par­tiel pour m’ai­der un peu. Main­te­nant, ça fait cinq ans et on est ren­du quatre em­ployées à temps plein. Je ne m’at­ten­dais pas à une de­mande aus­si grande», se ré­jouit Miss Gâ­teaux.

Même si les défis d’en­tre­pre­neur sont nom­breux, Na­tha­lie Pa­ré ne re­grette en rien son choix. Pour les cinq pro­chaines an­nées, quelques pro­jets sont dis­cu­tés, no­tam­ment une pos­sible ou­ver­ture d’un autre com­merce Miss Gâ­teaux dans la ré­gion.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.