Une garde-robe qui a du style en ré­gion

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - HÉ­LÈNE GAGNON helene.gagnon@tc.tc

MODE. Ose­riez-vous ou­vrir votre gar­de­robe à une styliste afin de dé­cor­ti­quer avec elle vos bons coups, mais éga­le­ment les mau­vais? Ca­the­rine St-an­dré a consta­té un be­soin dans la ré­gion et a dé­ci­dé d’of­frir des ser­vices afin de vous ac­com­pa­gner lors de vos sor­ties de ma­ga­si­nage.

On en­tend sou­vent des gens dire qu’il est im­pos­sible d’avoir du style en ré­gion ou qu’on ne trouve rien. Pour Ca­the­rine, ces deux af­fir­ma­tions Ma­rie-vic­to­rin.

« Quand je suis ve­nue m’ins­tal­ler dans la ré­gion, j’ai vu qu’il y avait un be­soin. J’ai bien ana­ly­sé la si­tua­tion et j’ai dé­ci­dé de dé­mar­rer ma pe­tite en­tre­prise Cvi­suel. Au­jourd’hui, ça fait dé­jà 5 ans que je j’offre mes ser­vices », ex­plique la styliste.

TOUT PART DE LA GARDE-ROBE

Alors que pour cer­tain ma­ga­si­ner est un en­fer, pour Ca­the­rine avec les bons ou­tils, ça de­vient une par­tie de plai­sir. C’est jus­te­ment là que la styliste in­ter­vient. Les clientes de est bien plus agréable », sou­ligne-t-elle.

La styliste re­marque que les gens ont ha­bi­tuel­le­ment un ré­seau de bou­tique afin de faire leurs achats. La se­conde pro­blé­ma­tique est la pho­bie de la ca­bine d’es­sayage.

« Il faut bri­ser le cir­cuit. On doit chan­ger nos ré­flexes de ma­ga­si­nage et on doit sur­tout oser es­sayer des choses. Es­sayer un vê­te­ment, c’est le meilleur ou­til pour s’as­su­rer que la coupe nous va bien. Ça nous donne des in­dices afin de mieux ci­bler nos re­cherches », men­tionne la styliste.

PLUS DE FEMMES QUE D’HOMMES

La clien­tèle de Ca­the­rine est ma­jo­ri­tai­re­ment fé­mi­nine. Quelques hommes ont dé­jà fait ap­pel à son ser­vice-conseil.

« Dans les grands centres, cette ten­dance est in­ver­sée. Le mode de vie que nous avons ici peut ex­pli­quer cette ten­dance. Dans la ré­gion, les hommes ont des mé­tiers plus phy­siques, notre in­dus­trie est liée aux res­sources na­tu­relles. À Mon­tréal, il y a ma­jo­ri­taire des em­ployés de bu­reau et le “night­life” est très pré­sent. Les hommes re­cherchent donc un as­pect plus chic et bran­ché. Dans la ré­gion, les hommes vont prio­ri­ser des vê­te­ments tout-al­ler et le confort », sou­ligne-t-elle.

PRIO­RI­SER L’ACHAT LO­CAL

Avez-vous dé­jà fait l’achat de vê­te­ment en ligne sous pré­texte de ne rien trou­ver ici? Ca­the­rine St-an­dré sou­ligne qu’elle n’a ja­mais fait le moindre achat en ligne et elle ne le conseille pas aus­si.

« Pour cer­tains, ce n’est pas simple de ma­ga­si­ner en bou­tique, alors ima­gi­nez sur In­ter­net. En bou­tique, on peut tou­cher pour voir la qua­li­té et on peut sur­tout l’es­sayer pour s’as­su­rer qu’il nous fait. En bou­tique, si nous sa­vons moin­dre­ment ce que nous cher­chons, nous au­rons du ser­vice pour nous gui­der. De mon cô­té, j’ai tou­jours tout trou­vé ici. C’est im­por­tant d’avoir le sou­ci d’ache­ter lo­ca­le­ment afin de main­te­nir nos ac­quis », men­tionne Ca­the­rine St-an­dré.

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