La chasse pho­to­gra­phique est ouverte

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - HÉ­LÈNE GA­GNON helene.ga­gnon@tc.tc

Sa­fa­ri photo sur la Ri­vière Ouiat­choua­niche

NA­TURE. On ignore par­fois toutes les ri­chesses qui se trouvent dans notre cour. Mi­chel Do­ré, pas­sion­né de na­ture, a dé­ci­dé d’of­frir des ex­cur­sions de type sa­fa­ri-photo au coeur de la fo­rêt bo­réale lo­cale.

« On n’a pas be­soin d’al­ler bien loin pour contem­pler la faune et la flore. J’ai tou­jours gran­di à proxi­mi­té de la ri­vière Ouiat­choua­niche. C’est un mi­lieu plein de vie, et ce, col­lé à la ville. Sans cette pe­tite ri­vière, je ne suis pas cer­tain que Ro­ber­val se­rait la ville qu’elle est au­jourd’hui. Ce pe­tit cours d’eau, je veux le faire dé­cou­vrir aux tou­ristes, au­tant par sa faune di­verse que par son his­toire », sou­ligne Mi­chel Do­ré. Si je veux conti­nuer de les ad­mi­rer dans leur ha­bi­tat et de faire vivre l’ex­pé­rience à d’autres, il faut faire preuve de res­pect. » —Mi­chel Do­ré

Dès l’été, par l’en­tre­mise de sa pe­tite en­tre­prise Qué­bec Pho­to­gra­vie, M. Do­ré of­fri­ra des sa­fa­ris pho­tos en zo­diac sur la ri­vière Ouiat­choua­niche. L’un sillon­nant la ri­vière du­rant 2 h dans le sec­teur de Ro­ber­val, et l’autre d’une du­rée de 4 heures dans le sec­teur de Sainte-hed­widge.

« On ne s’ima­gine pas tout ce qu’on peut voir comme es­pèces dans le coin. Ro­ber­val est dans le cou­loir de mi­gra­tion des oi­seaux, alors on peut voir plu­sieurs es­pèces en un même lieu. Sur la ri­vière, on peut ob­ser­ver des rats mus­qués, des ca­nards, des fau­cons, des vi­sons, des be­lettes et même des cas­tors. Il y a de belles choses à voir et je crois que mon pro­jet per­met­tra de re­don­ner ses lettres de no­blesse à cette pe­tite ri­vière », men­tionne M. Do­ré.

DANS LE RES­PECT

Mi­chel Do­ré est un vé­ri­table pas­sion­né de la fo­rêt bo­réale. Il pour­rait en par­ler pen­dant des heures. Par contre, quand vient le temps de faire la chasse pho­to­gra­phique, il le fait dans le plus grand des res­pects.

« Je ne peux pas m’ac­ca­pa­rer le ter­ri­toire des bêtes. S’il y a trop d’ac­tion, les bêtes vont se sen­tir en­va­hies et vont trou­ver re­fuge ailleurs. J’ai donc un code d’éthique afin de res­pec­ter leur en­vi­ron­ne­ment. C’est l’une des rai­sons qui ex­pliquent que je ne vais pas m’aven­tu­rer sur une base quo­ti­dienne en fo­rêt. C’est la même chose pour la tour dé­diée à l’ob­ser­va­tion de l’écu­reuil vo­lant qui ne se­ra pas oc­cu­pée plus de trois jours par se­maine. L’animal est chez lui en fo­rêt. Ha­bi­tuel­le­ment, les lieux où l’humain s’est ins­tal­lé sont peu fré­quen­tés par les ani­maux. Si je veux conti­nuer de les ad­mi­rer dans leur ha­bi­tat et de faire vivre l’ex­pé­rience à d’autres, il faut faire preuve de res­pect », men­tionne Mi­chel Do­ré.

CONSCIENCE

Bien en­ten­du, l’ex­pé­rience in­té­res­se­ra prin­ci­pa­le­ment les tou­ristes eu­ro­péens qui sou­haitent vivre aux rythmes de la fo­rêt sau­vage.

« C’est du vrai. Je pense que l’ex­pé­rience va prin­ci­pa­le­ment in­té­res­ser les Eu­ro­péens, mais les gens d’ici ont tout in­té­rêt à s’in­té­res­ser à la na­ture qui nous en­toure. On prend sou­vent tout pour ac­quis au Qué­bec, pour­tant si on laisse la place, on peut par­fois faire de ma­gni­fiques découvertes, et ce, à quelques pas de chez nous », men­tionne M. Do­ré.

(Photo TC Media – Hé­lène Ga­gnon)

Mi­chel Do­ré veut par­ta­ger sa pas­sion.

(Photo TC Media – Hé­lène Ga­gnon)

La ri­vière Ouiat­choua­niche per­met l’ob­ser­va­tion de nom­breuses es­pèces ani­ma­lières, et ce, à quelques pas de la Ville.

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