Plu­sieurs ré­ac­tions au­tour du concours Miss Ré­gates

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - Re­dac­tion.sa­glac@tc.tc

ÉVÉ­NE­MENT. Le re­tour de Miss Ré­gates en marge des Ré­gates de Saint-fé­li­cien a sus­ci­té plu­sieurs com­men­taires. La pu­bli­ca­tion de l’ar­ticle a ame­né des di­zaines de com­men­taires sur le page Fa­ce­book du jour­nal L’étoile du Lac.

Nous en re­pro­dui­sons ici quelques-uns. Ju­nior Du­mas : « Pour ma part je ne suis pas ou­tré. Le concours est ac­ces­sible à toutes, peu im­porte la silhouette, l’âge (18+) , et l’ins­crip­tion et par­ti­ci­pa­tion est libre de choix. Je ne pense pas que la di­gni­té ou en­core l’in­té­gri­té de per­sonne ne soit mise en dan­ger avec ce concours. C’est une ac­ti­vi­té par­mi tant d’autres qui se joint aux ré­gates sans né­ces­sai­re­ment avoir un lien avec «les mo­teurs». Je pense que l’or­ga­ni­sa­tion vou­lait ra­me­ner l’idée du com­men­ce­ment du fes­ti­val. Vivre et lais­sez vivre, ça ne donne rien de s’obs­ti­ner là-des­sus. S’il y a des par­ti­ci­pantes tant mieux pour le concours. Si­non je ne pense pas que ça em­pêche per­sonne de dor­mir. Il n’y a pas de vio­lence ou de mort d’homme... Au lieu de chia­ler, im­pli­quez­vous. Celles qui veulent s’ins­crire faites-le. Les autres : per­sonne ne vous tord un bras pour re­gar­der ou par­ti­ci­per. » Marie-claude Bou­chard : « Ces types de concours contri­buent à com­mer­cia­li­ser le corps des femmes, à nor­ma­li­ser qu’un seul type de beau­té. J’in­vite toutes les femmes du Sa­gue­nay-lac-st-jean à se le­ver CONTRE ce concours. Les femmes sont belles, peu im­porte leurs formes, leurs ap­pa­rences, de l’in­té­rieur comme de l’ex­té­rieur! C’est as­sez! Di­sons NON! Nous ne vou­lons pas être ré­duite à uni­que­ment notre ap­pa­rence cor­po­relle!!!»

Mé­la­nie As­se­lin : « Moi, je ne vois pas ce qu’il y a de mal là-de­dans. Si la per­sonne qui s’ins­crit se sent à l’aise avec le concept, je ne com­prends pas le ca­po­tage. Même à l’époque où j’avais le corps pour, je n’au­rais sû­re­ment pas par­ti­ci­pé, mais si cer­taines veulent le faire, je n’ai pas de pro­blème avec ça. Je ne sais pas pour­quoi c’est si scan­da­leux?» Sa­bri­na Bou­chard Walsh : « Je n’ai rien contre ce concours au contraire, j’en ai fait part à une amie. Mais de fonc­tion­ner avec des « like », ça je ne suis pas d’ac­cord. Ça ne de­vrait pas être di­vul­gué quand on vote pour ne pas ra­bais­ser d’autres can­di­dates. Un site in­ter­net pour la cause se­rait une op­tion se­lon moi. » Fran­cine Roy : « Est-ce que les ré­gates de St-fé­li­cien sont en dif­fi­cul­té? Elles ont be­soin du corps de jo­lies filles pour at­ti­rer des mâles […]? Je croyais que les hommes d’au­jourd’hui se res­pec­taient plus que ça. Et que les femmes d’au­jourd’hui te­naient à se faire res­pec­ter mieux que ça! Faut croire que le mes­sage n’a pas pas­sé chez cer­tains. Al­lons, les filles, vous va­lez mieux que ça. »

LE CONCOURS

Le concours Miss Ré­gates avait dé­jà eu lieu lors des dé­cen­nies 60 et 70 à Saint-fé­li­cien. Le co­mi­té y a vu là une fa­çon de se re­mé­mo­rer l’his­toire des Ré­gates.

«Il s’agit de vieux sou­ve­nirs. On a sor­ti des images his­to­riques, et on veut que les gens puissent re­vivre les pre­mières an­nées du concours qui a dé­bu­té en 1967», men­tionne la di­rec­trice du concours, Da­ny Trem­blay.

Les femmes po­sant leur can­di­da­ture se­ront af­fi­chées sur la page Fa­ce­book du concours. Les dix qui ob­tien­dront le plus de men­tions «J’aime» pas­se­ront en de­mi-fi­nale. Par la suite, le co­mi­té pro­cé­de­ra à des en­tre­vues pour choi­sir les cinq meilleures can­di­dates.

«On cherche avant tout quel­qu’un qui a une per­son­na­li­té, qui a du cha­risme. Notre plus gros cri­tère se base sur les dé­fis per­son­nels, ex­plique la di­rec­trice. On cherche quel­qu’un qui a du vé­cu, et qui sau­ra bien nous re­pré­sen­ter. On voit que ça peut être très va­lo­ri­sant pour les concur­rentes.»

Le Centre de femmes La Source fait cir­cu­ler via les ré­seaux so­ciaux une af­fiche pour s’op­po­ser au concours. « En 2017, on n’a pas be­soin de ça. Je ne crois pas qu’on ait be­soin de pro­mou­voir les Ré­gates avec ce genre d’évé­ne­ment. C’est quoi le lien entre ça et des ba­teaux? Ce n’est pas per­ti­nent », croit la co­or­don­na­trice du Centre de femmes La Source, Édith Pel­le­tier, pour qui l’as­so­cia­tion de ses deux évé­ne­ments ne passe tout sim­ple­ment pas.

(Photo ti­rée de Fa­ce­book)

La page cou­ver­ture de Miss Ré­gates 2017.

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