Louise Bou­lan­ger émet des bé­mols sur le concours

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - JEAN-PAUL ASSELIN re­dac­tion_­ro­ber­val@tc.tc

Miss Ré­gates 1975 se sou­vient

ÉVÉ­NE­MENT. Quelques dé­cen­nies plus tard, à l’aube des Ré­gates de Saint-fé­li­cien, Louise Bou­lan­ger, celle qui fut nom­mée Miss Ré­gates 1975, se sou­vient de cette époque. Elle émet aus­si quelques bé­mols à propos de la nou­velle mou­ture de Miss Ré­gates qui a fait tant ja­ser au cours des der­nières se­maines.

« On peut faire de bien belles choses, mais il est im­por­tant de bien les pla­ni­fier et sur­tout de les bien pré­sen­ter. Le concours, en tant que tel, n’est pas nou­veau et trouve sa rai­son d’être ayant dé­jà exis­té et rem­por­té du suc­cès. Il s’agit de la troi­sième ver­sion de Miss Ré­gates. Il fau­drait s’ins­pi­rer de ce qui a été fait afin de mieux se pla­ni­fier », lance-t-elle.

Il faut sa­voir d’où l’on vient pour sa­voir où l’on va. »

— Louise Bou­lan­ger. « La pré­sen­ta­tion qui en a été faite a quelque peu por­té à confu­sion. Dans mon es­prit, il ne fau­drait sur­tout pas ra­bais­ser la per­son­na­li­té de la fu­ture Miss Ré­gates 2017. La pho­to de pré­sen­ta­tion lais­sait place, mal­gré les in­for­ma­tions, à in­ter­pré­ta­tion. Quel se­ra le vote du pu­blic? Est-ce que les fa­milles gra­vi­tant au­tour des pres­sen­ties Miss fe­ront de la pu­bli­ci­té pour les Ré­gates ou y pren­dront part? Pré­sen­te­ment, c’est un concours qui ne donne rien. Les Ré­gates, étant en as­cen­sion, font bien les choses. Ce concours a don­né lieu à de nom­breux ques­tion­ne­ments et in­ter­pré­ta­tions quant à sa rai­son d’être. Re­gar­dons le pas­sé et construi­sons avec tous ces bé­né­voles qui font des Ré­gates un suc­cès à cha­cune des édi­tions », ajoute Louise Bou­lan­ger.

DE BEAUX SOU­VE­NIRS

Mme Bou­lan­ger fai­sait par­tie de cette deuxième vague de Miss Ré­gates alors que la toute pre­mière était orien­tée vers la vente de billets dans les hô­tels afin de ve­nir en aide mo­né­tai­re­ment à l’or­ga­nisme. Ce sont des gens qui sont ve­nus la cher­cher. Son père Mar­cel était di­rec­teur du Club Nau­tique de l’époque. Il fal­lait une re­pré­sen­tante de Saint-fé­li­cien. Elle était à l’aube de ses 18 ans. Elle a ac­cep­té le dé­fi qui se vou­lait d’abord un concours de per­son­na­li­té, ce qui re­pré­sen­tait un vi­rage com­plet d’avec les pre­mières édi­tions.

Chaque can­di­date de­vait pas­ser une en­tre­vue de­vant cinq juges afin de se faire connaître, afin de mon­trer la ca­pa­ci­té de cha­cune à bien re­pré­sen­ter sa mu­ni­ci­pa­li­té. Six can­di­dates étaient en lice. Avant le cou­ron­ne­ment, chaque can­di­date de­vait choi­sir une bou­tique four­nis­sant deux vê­te­ments don­nés en ca­deau et ser­vant lors d’une pa­rade.

« J’avais choi­si une bou­tique tou­jours exis­tante au­jourd’hui, celle de Guy Gil­bert. J’avais un cos­tume tailleur et une robe longue. Nous de­vions pa­ra­der en deux temps, la veille du cou­ron­ne­ment, avec ces choix. Ja­mais il nous a été de­man­dé de pa­ra­der en cos­tume de bain », se rap­pelle-t-elle.

Pré­cé­dem­ment, une dame avait conseillé les du­chesses dans l’art de bien mar­cher sur la scène. Une autre ac­ti­vi­té consis­tait à dé­mon­trer son ta­lent dans une forme quel­conque d’art. Louise Bou­lab­ger, qui pra­ti­quait de­puis quelques an­nées le bal­let jazz, en a pro­fi­té pour peau­fi­ner une cho­ré­gra­phie met­tant ses ta­lents en évi­dence avec l’aide de son pro­fes­seur de danse de l’époque, Fer­nande Trem­blay. Le cou­ron­ne­ment, la veille des Ré­gates, était le point culmi­nant du concours.

LE TRA­VAIL D’UNE AN­NÉE

« Une fois le stress du cou­ron­ne­ment pas­sé, la pu­bli­ci­té fai­sant état de ma no­mi­na­tion, je de­ve­nais la re­pré­sen­tante of­fi­cielle des Ré­gates dans toutes les pa­rades et Dieu sait si elles étaient nom­breuses, à tra­vers la ré­gion. Aux Ré­gates, à chaque jour et à cha­cune des fes­ti­vi­tés, je me de­vais d’être pré­sente. Pa­rade des cou­reurs à tra­vers la ville, re­mise de tro­phées, grand feu de la Saint-jean étaient des oc­ca­sions de ren­contres de maires, de dé­pu­tés, de mi­nistres et de beau­coup de per­son­na­li­tés avec les­quelles je prends plai­sir en­core au­jourd’hui à échan­ger. On de­ve­nait une per­son­na­li­té re­cher­chée. Mon tra­vail s’est ter­mi­né avec le cou­ron­ne­ment de la nou­velle Miss Ré­gates l’an­née sui­vante. Ce titre ne don­nait au­cune somme d’ar­gent. De­ve­nir Miss Ré­gates était quelque chose de pres­ti­gieux », d’ajou­ter Louise Bou­lan­ger avec un re­gard de sa­tis­fac­tion.

(Pho­to TC Media – Jean-paul Asselin)

Louise Bou­lan­ger, Miss Ré­gates de 1975.

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