Des fleurs contre l'in­ti­mi­da­tion à Ro­ber­val

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - HÉ­LÈNE GA­GNON he­lene.ga­gnon@tc.tc

AC­TION. C’est avec une fleur que les jeunes des deux écoles pri­maires de Ro­ber­val ont dit « non » à l’in­ti­mi­da­tion. Un nombre im­pres­sion­nant d’or­ga­nismes ont pris part à ce grand mou­ve­ment afin de contrer un fléau qui per­dure, et ce, peu im­porte le sexe ou l’âge.

Il de­vait être près de 200 sous le grand cha­pi­teau lors du pro­to­cole, au­tant des jeunes des écoles Notre-dame et Be­noit-du­ha­mel, que des membres de la FADOQ, de L’AQDR ou bien des ré­si­dences pour per­sonnes âgées. L’es­seu­lée est en fait un ou­til afin de gar­der en mé­moire que l’in­ti­mi­da­tion est bien pré­sente, et ce, par­tout.

« L’in­ti­mi­da­tion, elle se vit à l’école, au tra­vail, chez les per­sonnes âgées, sur la route, bref par­tout dans la so­cié­té. L’in­ti­mi­da­tion, c’est un geste. On l’ignore sou­vent, mais par­fois ce sont nos frères, nos soeurs et nos amis qui en sont vic­times. L’in­ti­mi­da­tion, c’est bien plus qu’un mot, c’est une ac­tion que l’on su­bit et que nous sommes té­moins. Il est essentiel d’en prendre conscience. Nous avons tous un rôle à jouer, jeunes et moins jeunes, afin que ce­la ar­rête », sou­ligne De­nise Mar­coux, pré­si­dente d’hon­neur de la cam­pagne de fi­nan­ce­ment.

Alors que le co­mi­té de fi­nan­ce­ment de­vait ré­col­ter la somme de 13 000$, la com­pagne de fi­nan­ce­ment s’est sol­dée par un im­por­tant mon­tant de 24 290$. Cette ré­ponse ex­trê­me­ment po­si­tive des com­man­di­taires fait en sorte que d’autres ac­tions per­met­tant de contrer l’in­ti­mi­da­tion se­ront mises en place.

UN SYM­BOLE POUR LA JEU­NESSE

La sculp­ture a été im­plan­tée sur le ter­rain face à la ma­ri­na de Ro­ber­val. Un lieu très fré­quen­té par la po­pu­la­tion de Ro­ber­val, mais éga­le­ment des vi­si­teurs. Bien vi­sible, la sculp­ture com­mé­mo­re­ra cette vo­lon­té de mettre fin à ce fléau.

Les deux jeunes pré­si­dentes des écoles pri­maires, Léa Tan­guay et Catherine Sa­vard, ont dit une phrase sym­bo­lique lors de leur dis­cours qui a tou­ché Ro­ger Lan­ge­vin, l’ar­tiste der­rière cette sculp­ture.

« Qu’est-ce qui est le plus agréable dans l’exis­tence? C’est de re­ce­voir, mais c’est aus­si de don­ner. Il y a au­tant de plai­sir à don­ner qu’à re­ce­voir. Pen­sez-vous que l’in­ti­mi­da­teur ou l’in­ti­mi­da­trice, le soir, est heu­reux ou heu­reuse de dire: j’ai fait du mal à quel­qu’un? Au contraire, quand je dis j’ai fait du bien à quel­qu’un, nous Avec notre pré­sence, l’es­seu­lée n’est plus seule. »

— Léa Tan­guay et Catherine Sa­vard sommes heu­reux. Je me sou­vien­drai tou­jours que dès au­jourd’hui, à Ro­ber­val, l’es­seu­lée ne se­ra plus seule », sou­ligne M. Lan­ge­vin.

Rap­pe­lons que l’es­seu­lée est une oeuvre in­ter­ac­tive re­pro­duite en 12 exem­plaires. Cha­cune des ré­gions du Qué­bec au­ra un exem­plaire afin de prendre po­si­tion contre l’in­ti­mi­da­tion.

(Pho­to TC Media – Hé­lène Ga­gnon)

De­nise Mar­coux, Ro­ger Lan­ge­vin et les pré­si­dentes des écoles pri­maires Léa Tan­guay et Catherine Sa­vard.

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