Une si­tua­tion pré­oc­cu­pante pour Da­vid Gill

L'Etoile du Lac - - SPORTS - HÉ­LÈNE GA­GNON he­lene.ga­gnon@tc.tc

Santé des Pre­mières Na­tions

AC­TI­VI­TÉ PHY­SIQUE. Lors du dé­voi­le­ment de la salle de condi­tion­ne­ment phy­sique de Ma­sh­teuiatsh, le cou­reur Da­vid Gill, a pris la tri­bune quelques mi­nutes afin de li­vrer un mes­sage à la com­mu­nau­té, mais éga­le­ment aux po­li­ti­ciens.

« Dans quelques jours, le rap­port la Com­mis­sion de la santé va bien­tôt dé­voi­ler son étude sur la santé des Pre­mières Na­tions. Comme on s’en doute, ce­la ne re­garde pas très bien. Nous avons des pro­blèmes de dia­bète de type 2, ma­la­die du coeur, obé­si­té et cer­tains can­cers. La grande ma­jo­ri­té de ces ma­la­dies qui peuvent être pré­ve­nues. La bonne nou­velle, c’est que l’es­pé­rance de vie aug­mente. Pour­quoi? Parce qu’au Qué­bec, nous avons beau­coup de fa­ci­li­té à in­ves­tir des mon­tagnes d’ar­gent pour gué­rir les gens, mais quand c’est le temps de pré­ve­nir, c’est beau­coup plus dif­fi­cile d’avoir les fonds né­ces­saires », men­tionne M. Gill.

Pour Da­vid Gill, les pa­rents ont une grande part de res­pon­sa­bi­li­té afin d’as­su­rer le dé­ve­lop­pe­ment des saines ha­bi­tudes de vie à leurs en­fants, et ce, dès leur plus jeune âge.

« Je sais ce que ça re­pré­sente de faire des chan­ge­ments d’ha­bi­tudes de vie. C’est dif­fi­cile! Si on a fu­mé toute notre vie, je ne peux pas ima­gi­ner à quel point c’est dif­fi­cile. Com­men­cer à bou­ger tous les jours, c’est ex­trê­me­ment dif­fi­cile. Pour le bien-être de notre com­mu­nau­té, c’est un chan­ge­ment qui s’avère né­ces­saire », sou­ligne-t-il.

COMME DES PE­TITS ARBRES

L’ath­lète de Ma­sh­teuiatsh a te­nu faire une pro­po­si­tion aux pa­rents.

« Je peux com­prendre que le chan­ge­ment fait peur et que les gens dé­cident de res­ter dans leurs ha­bi­tudes ac­tuelles. Par contre, vous avez une res­pon­sa­bi­li­té, c’est vos en­fants. Pre­nons l’exemple d’un pe­tit arbre. Si nous le fixons à un tu­teur tout croche, le pe­tit arbre en gran­dis­sant au­ra ten­dance à pous­ser croche. Par contre, fixons-le à un tu­teur droit et il pous­se­ra droit. Es­sayer de re­dres­ser un arbre quand il est tout croche, ça ne mar­che­ra pas. Nos en­fants sont comme ces pe­tits arbres. Ils sont pro­gram­més pour pous­ser droit, c’est ce qu’on fait avec les ta­blettes et la mal­bouffe qui les em­pêchent de jouer de­hors. Nous sommes en train de nous même leur don­ner ce guide qui est toute croche. Les pa­rents doivent ab­so­lu­ment voir les saines ha­bi­tudes de vie comme une res­pon­sa­bi­li­té. C’est de leur de­voir de don­ner à leur en­fant un guide qui est droit », sou­ligne M. Gill.

Aux dires de Da­vid Gill, si les pa­rents em­boîtent le pas dans cette di­rec­tion, le reste de la com­mu­nau­té ne se­ra pas obli­gé de tra­vailler aus­si fort pour re­mettre cette gé­né­ra­tion sur le droit che­min plus tard. Ce­lui-ci a éga­le­ment te­nu à men­tion­ner au nou­veau conseil élu qu’il était main­te­nant les pa­rents des mil­liers d’en­fants is­sus de la com­mu­nau­té de Pe­kua­ka­miul­nuatsh.

(Pho­to TC Media – Hé­lène Ga­gnon)

Da­vid Gill lors de l’inau­gu­ra­tion de centre de condi­tion­ne­ment en com­pa­gnie de Ju­lie Gi­rard, Jo­na­than Ger­main et du chef Clif­ford Moar.

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