Des mi­lieux à dé­cou­vrir et à res­pec­ter

L'Etoile - - ENVIRONNEMENT - PAR ELI­ZA­BETH CA­RON eca­ron@heb­dos­du­su­roit.com

Pour plus d’in­for­ma­tion au su­jet de la route bleue, lire l’ar­ticle en page 41. Comme le dit si bien le dic­ton, loin des yeux, loin du coeur. Sans contact, il ne peut y avoir res­pect et pro­tec­tion. C’est pour­quoi les routes bleues sont si im­por­tantes. Elles per­mettent de rendre le fleuve plus ac­ces­sible à la po­pu­la­tion, dans un sen­ti­ment de pro­tec­tion de la ri­chesse.

Le Co­mi­té ZIP du Haut-Saint-Laurent a pu­blié l’étude de fai­sa­bi­li­té de la route bleue du Haut-Saint-Laurent. En plus de la rive sud du fleuve, le ter­ri­toire in­clut la rive nord, de Pointe-des-Cas­cades à Ri­vière-Beau­dette.

Pour sa réa­li­sa­tion, la route bleue dé­pend de la par­ti­ci­pa­tion de tous les pro­prié­taires ri­ve­rains, pri­vés ou pu­blics. Se­lon Erin O’Hare, char­gée de pro­jet, la par­ti­ci­pa­tion du mi­lieu a été ex­cel­lente : « C’est la preuve que le ter­ri­toire du HautSaint-Laurent cadre bien avec l’ou­ver­ture d’une route bleue. » Le pro­jet, main­te­nant à sa deuxième phase, est à la re­cherche de fi­nan­ce­ment as­su­rant les six mois de tra­vail me­nant à l’inau­gu­ra­tion de la route.

Ca­rac­té­ri­sa­tion

Sur la rive nord du fleuve, le dé­ve­lop­pe­ment est très ré­pan­du. Les quelques coins na­tu­rels sont d’au­tant plus pré­cieux. En plus des in­ven­taires et de la car­to­gra­phie d’une cen­taine de sites, le rap­port com­prend la liste des es­pèces flo­ris­tiques et fau­niques sus­cep­tibles d’être dé­si­gnées me­na­cées ou vul­né­rables, liste éta­blie se­lon les do­cu­ments du Centre de don­nées sur le pa­tri­moine na­tu­rel du Qué­bec.

Se­lon ces do­cu­ments, deux des qua­torze mu­ni­ci­pa­li­tés ri­ve­raines, Les Co­teaux et Dun­dee, ont une oc­cur­rence d’es­pèce me­na­cée en bor­dure du fleuve. En ef­fet, la Ré­serve nationale de Faune du lac SaintF­ran­çois pré­sente des mi­lieux hu­mides et fra­giles. L’île Thomp­son re­cèle éga­le­ment plu­sieurs es­pèces de plantes me­na­cées ou rares. Pro­prié­té des Mo­hawks de la ré­serve d’Ak­we­sasne, elle est cou­verte de ces plantes « mé­di­ci­nales » pré­cieuses aux yeux des Mo­hawks. C’est pour­quoi l’amé­na­ge­ment en a été li­mi­té.

Par ailleurs, connues pour leur ri­chesse et leur di­ver­si­té, les îles du pont Mon­sei­gneur-Langlois ne fi­gurent pas sur le tra­cé de la route bleue en rai­son de leur fra­gi­li­té et de leur proxi­mi­té avec les bar­rages d’Hy­dro-Qué­bec.

En­fin, les îles Ar­thur et Bien­ville, qui consti­tuent la Ré­serve éco­lo­gique du Mi­co­cou­lier, sont ré­gu­liè­re­ment par­cou­rues par des scien­ti­fiques de­puis les an­nées 70. Ils y ont ré­per­to­rié 368 es­pèces de plantes et d’ani­maux, dont huit sont consi­dé­rées comme sus­cep­tibles d’être dé­si­gnées me­na­cées ou vul­né­rables. Sur ces îles, 166 es­pèces d’oi­seaux ont été ob­ser­vées, dont 64 y nichent, en plus de nom­breuses es­pèces de mam­mi­fères, d’am­phi­biens et de rep­tiles.

PHOTOTHÈQUE

Une ar­ri­vée par voie d’eau donne sou­vent l’oc­ca­sion de dé­cou­vrir des pe­tits coins de pa­ra­dis où se cachent cer­tains beaux spé­ci­mens, des tré­sors à res­pec­ter et à pro­té­ger.

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