Fê­ter Noël ailleurs

VAU­DREUIL-SOU­LANGES — Sa base, la nais­sance de Jé­sus, a beau être la même pour tous les chré­tiens, la fête de Noël n’est pas cé­lé­brée de la même fa­çon par­tout.

L'Etoile - - LA UNE - STÉ­PHANE FOR­TIER JOUR­NA­LISTE sfor­tier@heb­dos­du­su­roit.com

En Co­lom­bie, neuf jours avant Noël, on sou­ligne le No­ve­na. « Les voi­sins se réunissent chaque soir cette neu­vaine, dans une mai­son dif­fé­rente, et lisent des pas­sages de la Bible trai­tant de Jo­seph et Marie, ex­plique Nu­bia Davila de Vau­dreuilDo­rion. Pen­dant cette pé­riode, on chante éga­le­ment des chants de Noël. Le 24 dé­cembre, la der­nière lec­ture est faite et les membres de cha­cune des fa­milles se réunissent pour un sou­per fa­mi­lial à mi­nuit. Ce­lui qui donne les ca­deaux n’est pas le père Noël, mais le pe­tit Jé­sus, re­pré­sen­té par un pe­tit bé­bé dans une crèche. À la messe de mi­nuit, les per­son­nages de la crèche sont joués par des hu­mains. Noël en Co­lom­bie, c’est très com­mu­nau­taire. Les en­fants jouent en­semble au parc. Au­jourd’hui, ce­la tend à être de plus en plus in­di­vi­dua­liste », dé­plo­reMme Davila.

En Ita­lie

En Ita­lie, les tra­di­tions de Noël va­rient d’une ré­gion à l’autre. Les en­fants ne re­çoivent pas tous leurs jouets en même temps. Dans cer­taines ré­gions du nord du pays, on trouve un père Noël un peu par­ti­cu­lier, le Bab­bo Na­tale. « C’est un per­son- nage créé pour ef­frayer les en­fants, ou plu­tôt les en­fants qui ont des choses à se re­pro­cher… ex­plique Alex An­to­nel­li. Les en­fants qui ont été bons du­rant l’an­née peuvent re­ce­voir beau­coup de pré­sents. En re­vanche, ceux qui n’ont pas été sages ont droit à… un gros mor­ceau de char­bon. Ce­la les fait ré­flé­chir. C’est une tac­tique pour dis­ci­pli­ner les en­fants. » Les ca­deaux sont dis­tri­bués de 20 h à 21 h, car les en­fants se couchent tôt, ce qui n’est pas le cas, bien sûr, des adultes.

Au Pé­rou

Le ré­cent dé­fi­lé du père Noël à Mon­tréal a fait bien piètre fi­gure com­pa­ra­ti­ve­ment aux dé­fi­lés du Pé­rou, à Li­ma en par­ti­cu­lier. Se­lon Pao­la Mel­ga­re­jo, ils sont beau­coup plus im­por­tants qu’ici. « Toutes les mai­sons sont dé­co­rées, mais les sa­pins sont ar­ti­fi­ciels à cause du cli­mat. » On mange de la dinde et l’on boit du cho­co­lat chaud. « Dans les quar­tiers, il y a des fêtes com­mu­nau­taires et l’on fait écla­ter des pé­tards le jour de Noël », ra­con­teMme Mel­ga­re­jo.

En Al­le­magne

Comme dans de nom­breux pays, les pe­tits Al­le­mands com­mencent à zpré­pa­rer Noël dès le dé­but de dé­cembre. Des fa­milles pré­parent des ca­len­driers très ori­gi­naux avec des guir­landes et de pe­tits pa­quets. Chaque di­manche de l’avent, on al­lume une chan­delle de la cou­ronne. À la Sainte-Bar­ba­ra, on met des branches de for­sy­thia dans un vase, qui fleu­ri­ront à Noël. À la Saint-Ni­co­las (Noël), tous les en­fants dé­posent leurs bottes de­vant la porte de leur chambre. Ils dé­corent le sa­pin le 24 dé­cembre. En pas­sant, c’est un sol­dat ori­gi­naire d’Al­le­magne qui a dé­co­ré le pre­mier sa­pin de Noël au Qué­bec, à l’époque de la Nou- velle-France. Au re­pas de Noël, les Al­le­mands dé­gustent une oie grillée ac­com­pa­gnée de chou rouge et de pommes. Le soir du 24 dé­cembre, c’est l’en­fant Jé­sus (cou­tume pro­tes­tante) ou le père Noël qui ap­porte les ca­deaux et qui les dé­pose sous le sa­pin. Le jour des Rois, des en­fants dé­gui­sés en Rois mages ap­posent les ini­tiales des trois Rois mages sur les portes.

PHOTO STÉ­PHANE FOR­TIER

De­nise Stil­mann, de Saint-La­zare mais ori­gi­naire d’Ar­gen­tine, Da­na du Né­pal et Pao­la Mel­ga­re­jo du Pé­rou ra­content que, dans leur pays, les gens font aus­si la fête et sou­haitent à tous Fe­liz Na­vi­dad!

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