Paix aux hommes…

Les Noël d’ailleurs (3e par­tie)

L'Etoile - - ACTUALITÉ - PAR STÉ­PHANE FOR­TIER sfor­tier@heb­dos­du­su­roit.com

Aus­tra­lie

Po­logne

VAU­DREUIL-DO­RION — Aux fêtes, cha­cun sou­haite la paix dans le monde, peu im­porte sa confes­sion re­li­gieuse.

Seuls les chré­tiens fêtent, à la base, la nais­sance du Ch­rist, qui a chan­gé le monde. Tou­te­fois, tous ne sou­lignent cet avè­ne­ment de la même fa­çon.

En Aus­tra­lie, on fête la nais­sance de l’en­fant Jé­sus sous une cha­leur tor­ride : en dé­cembre, c’est l’été de l’autre cô­té de la pla­nète. Le re­pas est sou­vent consti­tué d’une dinde rô­tie ou d’une oie et d’un dé­li­cieux pud­ding, comme en An­gle­terre. Cer­tains Aus­tra­liens fêtent Noël sur la plage. Ils or­ga­nisent un grand pique-nique avec de la dinde froide, des sa­lades et des gâ­teaux. Le soir, dans leur mai­son, ils se réunissent près du sa­pin de Noël, dé­co­ré.

En Po­logne, la veille de Noël, les en­fants at­tendent l’ap­pa­ri­tion de la pre­mière étoile dans le ciel, qui marque le dé­but du re­pas et de la fête. On glisse de la paille sous la nappe pour rap­pe­ler que Jé­sus est né dans une étable. On laisse tou­jours une place libre pour un in­vi­té-sur­prise.

Avant le re­pas, la fa­mille fait une prière et se par­tage une sorte d’hos­tie rec­tan­gu­laire re­pré­sen­tant en re­lief Marie, Jo­seph ou l’en­fant Jé­sus. Cha­cun fait un voeu et ou­blie les dif­fé­rends. Vous vous rap­pe­lez? Paix aux hommes de bonne vo­lon­té. Se­lon la tra­di­tion, la pé­riode des fêtes com­mence le 24 dé­cembre et se ter­mine le 6 jan­vier, fête des Rois. La veille de Noël, des groupes d’en­fants dé­gui­sés en Rois mages, en diables, en anges et en ber­gers vont de porte en porte ré­cla­mer quelques pièces de mon­naie et des gâ­teaux.

À Noël, on aime se pro­me­ner en traî­neau dans la cam­pagne toute blanche et on or­ga­nise un pique-nique. On al­lume un feu et on fait cuire des sau­cisses.

Au Mexique, la fête de Noël com­mence le 16 dé­cembre. Dans de nom­breux villages, neuf fa­milles re­cons­ti­tuent le voyage de Jo­seph et Marie à Beth­léem. Une fa­mille va cher­cher dans l’église les per­son­nages de Jo­seph et Marie, vê­tus en voya­geurs, et les fixe so­li­de­ment sur un bran­card. Deux jeunes filles portent ce­lui-ci jus­qu’à la mai­son choi­sie, pour de­man­der l’hos­pi­ta­li­té. Jo­seph et Marie sont pla­cés sur un au­tel gar­ni de fleurs. Le couple est pro­me­né pen­dant huit jours. Chaque soir, il va dans une fa­mille dif­fé­rente qui cé­lèbre alors la pi­na­ta, fête des en­fants. Le 24 dé­cembre, Jo­seph et Marie sont dé­po­sés près du pe­tit Jé­sus, dans la crèche de­vant l’église.

La pi­na­ta est une jarre de terre cuite ha­billée, re­pré­sen­tant un ani­mal ou un per­son­nage. Les en­fants, les yeux ban­dés, la frappent à l’aide d’un bâ­ton pour la bri­ser afin de li­bé­rer bon­bons et pe­tits gâ­teaux. D’im­menses dé­co­ra­tions lu­mi­neuses re­couvrent les­murs des grandes villes.

Bien d’autres pays ont leurs tra­di­tions quand vient le temps de cé­lé­brer la ve­nue du Mes­sie. Tous ont une chose en com­mun : le goût de fê­ter.

Mexique

Le père Noël, la­mère Noël, la fée des étoiles et les lu­tins sont des per­son­nages ty­pi­que­ment is­sus de la tra­di­tion amé­ri­caine. Cer­tains pays l’ont adop­tée; d’autres pas.

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