Les élèves parlent d’iti­né­rance

Le re­vue de l’école Sainte-Ma­de­leine

L'Etoile - - ACTUALITÉ - PAR MÉ­LA­NIE MELOCHE-HOLUBOWSKI mm­ho­lu­bows­ki@heb­dos­du­su­roit.com

Les élèves de sixième an­née de l’école Saint-Ma­de­leine de Vau­dreuil-Do­rion ont lan­cé la se­maine der­nière leur pre­mière re­vue sur l’iti­né­rance et la pau­vre­té,

Ils en ont ap­pris da­van­tage sur l’iti­né­rance et com­prennent mieux la

Avec l’aide de Sté­pha­nie Hart, ani­ma­trice de vie spi­ri­tuelle et d’en­ga­ge­ment com­mu­nau­taire de la Com­mis­sion sco­laire des Trois-Lacs, les élèves oeu­vraient à ce pro­jet de­puis sep­tembre. Ils ont rem­pli plu­sieurs fonc­tions : jour­na­listes, cor­rec­teurs, ca­ri­ca­tu­ristes, pho­to­graphes, édi­to­ria­listes et re­cher­chistes. Chaque classe a pro­duit sa propre re­vue et abor­dé le su­jet de fa­çon dif­fé­rente.

Ce pro­jet ten­tait de ren­ver­ser les pré­ju­gés et de sen­si­bi­li­ser les élèves à l’iti­né­rance. Par ailleurs, les re­vues étant dis­tri­buées aux pa­rents, Mme Hart est con- vain­cue que des fa­milles en­tières se­ront sen­si­bi­li­sées à ce phé­no­mène. Des élèves ont même par­ti­ci­pé à la Nuit des san­sa­bris le 16 oc­tobre der­nier.

Si chaque élève a ren­con­tré au moins une fois un sans-abri, ils étaient nom­breux à ne pas com­prendre les rai­sons de son iti­né­rance. Ce pro­jet leur a per­mis de com­prendre les rai­sons qui poussent une per­sonne à la rue et les fa­çons de lui ve­nir en aide. La ré­ac­tion né­ga­tive de cer­taines per­sonnes en­vers un iti­né­rant a cho­qué des jeunes. « Les gens se foutent des san­sa­bris! a lan­cé Marc-An­tho­ny Du­mes­nil. Les gens pensent qu’ils ne sont pas hu­mains! »

D’autres ont dé­cou­vert que l’iti­né­rance n’est pas tou­jours un choix, mais plu­tôt le ré­sul­tat d’une pé­riode dif­fi­cile. « Les per­sonnes dans les rues sont sou­vent comme vous et moi. Mais elles ont eu un pro­blème dans leur car­rière et ont été obli­gées de vendre leur mai­son et tout ce qui s’y trou­vait », a écrit Li­via Quin­tal.

Après avoir ren­con­tré des re­pré­sen­tants d’or­ga­nismes com­mu­nau­taires, des jeunes ont dé­ci­dé de faire du bé­né­vo­lat ou de faire un don. « Quand je vois un sans-abri, je me sens chan­ceuse d’avoir une mai­son, mais triste que ce ne soit pas tout le monde qui ait une mai­son. Ça me donne le goût de faire beau­coup de bé­né­vo­lat », a écrit pour sa partMaude Gau­thier.

Par ailleurs, des élèves et leurs pa­rents ont ache­té des ca­deaux à des en­fants dé­mu­nis; d’autres ont don­né de la nour­ri­ture à la Gui­gno­lée. Cer­tains ont of­fert une par­tie de leurs al­lo­ca­tions à un or­ga­nisme de bien­fai­sance.

Mal­gré leur grande gé­né­ro­si­té, ces élèves se sont dits tristes de ne pas pou­voir ai­der da­van­tage les sans-abris. Or, à la suite de cette ex­pé­rience, ils pour­ront peut-être un jour être chan­ger la réa­li­té de la pau­vre­té et de l’iti­né­rance.

PHOTO PAS­CALE LÉ­VESQUE

La re­vue L’entraide des élèves de l’école Sainte-Ma­de­leine.

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