Guy D’Aoust, un gars équi­li­bré

Il voue une pas­sion dé­vo­rante à son mé­tier et aux sports

L'Etoile - - SUR LES ROUTES DU SUROÎT - PAR YANICK MI­CHAUD ymi­chaud@heb­dos­du­su­roit.com

Et il se dit dé­çu de ne pas al­ler à Vancouver cette an­née. « Les Jeux olym­piques sont la cou­ver­ture spor­tive la plus in­té­res­sante qui soit. Mes pre­miers Jeux, je les ai vé­cus en 1996 à Atlanta. J’ai éga­le­ment cou­vert ceux de Syd­ney et de Na­ga­no. Il y a quelque chose d’ex­tra­or­di­naire. Et j’ai pra­ti­qué le jour­na­lisme spor­tif, le jour­na­lisme de ter­rain, qui m’a per­mis de dé­cou­vrir des pays. Puis, je suis de­ve­nu chef d’an­tenne », ex­plique cet an­cien jour­na­liste de L’Écho et de L’Étoile dans les an­nées 80.

« Être chef d’an­tenne, c’est mer­veilleux. Tu es en stu­dio, mais tu vois tous les sports. Tu sais tout des Jeux, mais tu dois être très bien pré­pa­ré », es­time Guy D’Aoust, dé­mé­na­gé il y a trois ans de sa ville na­tale. « J’y ai gar­dé des at­taches, tou­te­fois. Ma mère est en­core à Ri­gaud, et j’y re­viens très sou­vent », lance-t-il.

Fort d’une car­rière de près de 30 ans dans les­mé­dias, dont 20 ans à la té­lé­vi­sion, Guy D’Aoust, na­tif de Ri­gaud, a cou­vert nombre d’évé­ne­ments, dont les Jeux olym­piques.

Jour­na­liste ex­pé­ri­men­té

Guy D’Aoust a amor­cé sa car­rière dans les mé­dias à titre de re­pré­sen­tant pu­bli­ci­taire en 1980. Quelques an­nées plus tard, en 1983, il a fait le saut à la ré­dac­tion de L’Écho, où il a exer­cé sa plume jus­qu’en 1989.

« J’ai agi comme ré­dac­teur en chef les der­nières an­nées. Ce fut une mer­veilleuse école. Dans ma car­rière, j’ai beau­coup bé­né­fi­cié des connais­sances ac­quises ici », re­late-t-il lors d’une ré­cente ren­contre au centre Bell, dans le cadre d’un match op­po­sant les Ca­na­diens aux Ca­nucks de Vancouver.

Il a joint le Ré­seau des Sports (RDS) en 1989. « J’étais chef de bul­le­tin du pre­mier bul­le­tin de nou­velles de l’his­toire de RDS. Nous le pré­pa­rions de­puis quelques se­maines, puis quel­qu’un m’a of­fert d’être chef de bu­reau; j’ai ac­cep­té. J’étais le seul avec un peu d’ex­pé­rience à ce mo­ment­là », se rap­pelle ce­lui qui était alors pa­tron d’Yvon Ped­neault et d’Alain Chan­te­lois.

Il a pas­sé quatre ans à RDS, où il a tou­ché à tout, dont la cou­ver­ture des Ex­pos.

Offre de Ra­dio-Ca­na­da

C’est d’ailleurs sa pas­sion pour le ba­se­ball qui l’a me­né à Ra­dio-Ca­na­da. « On m’a of­fert de réa­li­ser un reportage sur les Ex­pos. J’ai ac­cep­té, car c’est flat­teur, de te faire of­frir un contrat par Ra­dio-Ca­na­da. Je suis ici de­puis ce temps et je m’amuse bien. En sep­tembre, ça a fait 17 ans que je suis ici. De­puis 20 ans, je fais du jour­na­lisme té­lé », ex­plique ce père de deux en­fants, Ju­lien, 22 ans, et Lau­rianne, 15 ans.

Cette an­née, Ra­dio-Ca­na­da n’a pas ob­te­nu les droits de dif­fu­sion des Jeux olym­piques, ce qui n’em­pêche pas ce mor­du de sport de vivre la fièvre olym­pique, moins in­ten­sé­ment tou­te­fois.

« Nous au­rons une cel­lule de ré­sul­tats au Centre de l’in­for­ma­tion. Nous se­rons prêts à in­ter­ve­nir à toute heure du jour. Nous au­rons les ré­sul­tats, les ré­ac­tions et des his­toires d’ath­lètes, mais nous agi­rons à dis­tance », conclut Guy D’Aoust.

PHOTO YANICK MI­CHAUD

Guy D’Aoust, à droite, en com­pa­gnie de ses com­plices lors de ses re­por­tages au cours des matchs des Ca­na­diens : le ca­mé­ra­man Be­noit Du­charme et le réa­li­sa­teur YvesAu­det.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.