Une plus grande sé­cu­ri­té, S. V. P.

Pin­court amorce un nou­veau par­te­na­riat avec la Sûreté du Québec

L'Etoile - - ACTUALITÉ - PAR JUS­TINE GRE­NIER jgre­nier@heb­dos­du­su­roit.com

Jeu­di der­nier, la Ville de Pin­court et la Sûreté du Québec ont lan­cé une col­la­bo­ra­tion in­no­va­trice : le pro­gramme S.V.P.-MER­CI. La Ville mi­se­ra do­ré­na­vant sur les plaintes de ses ci­toyens pour ci­bler ses in­ter­ven­tions en ma­tière de sé­cu­ri­té rou­tière.

Dans le cadre de ce pro­gramme, les ci­toyens de Pin­court pour­ront si­gna­ler des si­tua­tions ré­cur­rentes de non-res­pect des li­mites de vi­tesse ou d’ar­rêts obli­ga­toires (voir en­ca­dré).

Le maire Yvan Car­di­nal a rap­pe­lé en confé­rence de presse que la sé­cu­ri­té est au coeur des pré­oc­cu­pa­tions des Pin­cour­tois. « Dans chaque sec­teur, les ci­toyens sont in­quiets de la sé­cu­ri­té des jeunes, a-t-il dé­cla­ré. Et, comme je le ré­pète sou­vent, nous de­vons al­ler de l’avant. »

Après quelques es­sais pra­tiques sur le ter­ri­toire l’an der­nier, l’idée d’im­plan­ter un pro­gramme com­plet en col­la­bo­ra­tion avec la Sûreté du Québec a poin­té le bout de son nez. « C’est la pre­mière fois qu’une ville s’im­plique au­tant dans un pro­gramme en sé­cu­ri­té rou­tière », sou­ligne Ray­mond Gil­bert, di­rec­teur du poste Est de laMRC de Vau­dreuil-Sou­langes.

Étapes sé­cu­ri­taires

Une fois les plaintes de la po­pu­la­tion com­pi­lées, elles se­ront vé­ri­fiées à l’aide de deux ana­ly­seurs. Ces ap­pa­reils per­mettent d’éta­blir de fa­çon pré­cise le type de vé­hi­cule – mo­to, au­to ou ca­mion -, sa vi­tesse, la date et l’heure de l’évé­ne­ment. « Il se­ra pos­sible d’iden­ti­fier avec exac­ti­tude le mo­ment de la jour­née où nous nous trou­vons en pré­sence de com­por­te­ments dé­lin­quants », a ajou­té le­maire.

Si le pro­blème est confir­mé par ces ana­ly­seurs, la Sûreté du Québec en­tre­ra en jeu. In­ter­ven­tions de sen­si­bi­li­sa­tion ou de ré­pres­sion se­ront mises en place dans les sec­teurs prio­ri­taires. « Ce pro­gramme per­met­tra à tout le monde d’être beau­coup plus ef­fi­cace, af­firme Mi­chel Per­rier, di­rec­teur gé­né­ral de la Ville. Par exemple, si un ex­cès de vi­tesse est com­mis au même en­droit entre 8 h et 8 h 30 en se­maine, il se­ra fa­cile pour les po­li­ciers de le prendre sur le fait. »

En­fin, si l’opé­ra­tion po­li­cière ne pro­duit pas les ré­sul­tats sou­hai­tés, la Ville de Pin­court au­ra re­cours à l’étape ul­time : l’ins­tal­la­tion de struc­tures ra­len­tis­santes, comme des dos d’âne amo­vibles.

L’achat de ma­té­riel pour l’im­plan­ta­tion de S.V. P.-MER­CI re­pré­sente moins de 20 000 $ pour la Ville de Pin­court, une somme ré­par­tie sur une pé­riode de deux à trois ans.

Le ca­pi­taine Ray­mond Gil­bert est op­ti­miste quant à l’ave­nir de ce pro­gramme. Il constate dé­jà un in­té­rêt gran­dis­sant dans les autres mu­ni­ci­pa­li­tés de Vau­dreuilSou­langes. « Je suis convain­cu que cette ini­tia­tive va même s’étendre à l’ex­té­rieur de laMRC », lance-t-il.

Le ca­pi­taine Ray­mond Gil­bert a rap­pe­lé que les moyens uti­li­sés pour ob­te­nir les ser­vices de la Sûreté du Québec de­meurent les mêmes. Les ci­toyens doivent pré­ve­nir les po­li­ciers en com­po­sant le 514 310-4141 ou le 911 en cas d’ur­gence. « Le pro­gramme S. V. P.MER­CI a été créé pour des pro­blèmes ré­cur­rents et à long terme. »

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