Dé­ra­page contrô­lé

Marc-An­toine La­croix, adepte du

L'Etoile - - SPORTS - PAR YA­NICK MI­CHAUD ymi­chaud@heb­dos­du­su­roit.com

« J’ai em­bar­qué dans la voi­ture avec un pi­lote de drift et j’ai été mor­du. Ça fait trois ans que j’en fait, dont deux en com­pé­ti­tion », ex­plique La­croix, membre de la sé­rie Drift Ma­nia Ca­na­dian Cham­pion­ship (DMCC).

Le drift est un sport au­to­mo­bile. Le pi­lote contrôle le vé­hi­cule pen­dant que ce­lui-ci glisse d’un cô­té à l’autre sur une piste de course en as­phalte. Les cri­tères sont la vi­tesse, l’angle d’at­taque, la mé­thode et le style, plu­tôt que la ra­pi­di­té. « Ce sport nous ar­rive du Ja­pon, ex­plique Marc-An­toine. Pour les Ja­po­nais, c’était un « trip » ex­trême de nuit dans les mon­tagnes. Puis vers les an­nées 1990, ils ont fait des championnats. Les États-Unis et le Ca­na­da ont été en­va­his, et ça a don­né nais­sance à des sé­ries d’im­por­tance. Les gens connaissent ce sport grâce au film Ra­pides et dan­ge­reux. » Sur quoi, le pi­lote ajoute : « C’est au Québec de­puis au moins cinq ans, et ça prend de l’es­sor chaque an­née. »

D’ailleurs, la sé­rie Pro-Am s’ap­prête à ses ac­ti­vi­tés de l’été 2010. « Il y a cinq championnats, pré­cise le spor­tif : àMont­ma­gny, à To­ron­to, àMi­ra­bel, en­core àMont­ma­gny, et la grande fi­nale se tien­dra à Saint-Eus­tache. ÀMi­ra­bel, on a fait une piste sur les an­ciens ter­rains de l’aé­ro­port. C’est là que nous nous

Un­jour, Marc-An­toine La­croix a ac­com­pa­gné un de ses amis à un évé­ne­ment de

Sou­hai­tant alors s’es­sayer à ce sport, ce ci­toyen de Saint-La­zare a re­çu la pi­qûre.

en­traî­nons. Ha­bi­tuel­le­ment, chaque sa­me­di soir, les ama­teurs se réunissent, et nous cou­rons. »

Le drift est un sport coû­teux. « Cer­tains soirs, je passe 12 pneus. Cette an­née ce se­ra pire en­core. Il me fau­dra des pneus neufs chaque fois, parce que ma voi­ture est trop puis­sante », ex­plique La­croix. La sai­son der­nière, il rou­lait dans une voi­ture de 235 forces. Sa nou­velle ac­qui­si­tion en pousse 380. « J’ai ce­pen­dant la chance de comp­ter sur les gars de PneusMé­dé, pré­cise en­core Marc-An­toine. Ils changent les pneus que je leur ap­porte chaque se­maine. Mais je dois quand même en ache­ter. » Et de pour­suivre : « J’ai­me­rais trou­ver un par­te­naire fi­nan­cier

Soi­rée oné­reuse

m’of­frant cet équi­pe­ment. Ça irait beau­coup mieux. »

Du reste, Marc-An­toine peut comp­ter sur l’ap­pui de sa conjointe, Sa­bri­na. « Au dé­but je n’ai­mais pas ça, mais je me suis ha­bi­tuée, ra­conte-t-elle. C’est très sé­cu­ri­taire, et je sais qu’il est pru­dent. » Les deux jeunes filles de ce couple as­sistent oc­ca­sion­nel­le­ment aux courses de pa­pa.

Même si la vi­tesse n’est pas le plus grand cri­tère de poin­tage, les voi­tures peuvent at­teindre 115 ki­lo­mètres à l’heure. « C’est très spec­ta­cu­laire, conclut La­croix. Les spec­ta­teurs adorent ça. Lors des der­niers évé­ne­ments, l’an pas­sé, il y avait entre 5000 et 10 000 per­sonnes chaque soir. On trouve les ama­teurs de vi­tesse, mais aus­si de voi­tures mo­di­fiées. »

La nou­velle voi­ture de Marc-An­toine La­croix, son bi­jou, peut at­teindre une vi­tesse de 115 ki­lo­mètres à l’heure lors des dé­ra­pages, grâce aux 380 forces dé­ve­lop­pées par le­mo­teur.

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