Ven­dre­di : échéance du dé­voi­le­ment du conte­nu des do­cu­ments af­ghans

L'Etoile - - UN ÉTOILE M’A DIT - PAR MÉ­LA­NIE MELOCHE-HOLUBOWSKI mm­ho­lu­bows­ki@heb­dos­du­su­roit.com

La date bu­toir pour que le par­ti conser­va­teur di­vulgue des cen­taines de do­cu­ments sur le trans­fert de dé­te­nus af­ghans aux Forces ca­na­diennes a été re­por­tée à ven­dre­di.

Le mois der­nier, le pré­sident de la Chambre des com­munes, Pe­ter Milli­ken, a don­né au Par­ti conser­va­teur jus­qu’au 10 mai pour né­go­cier avec les par­tis d’op­po­si­tion une en­tente re­la­tive au dé­voi­le­ment du conte­nu de ces do­cu­ments. Après quoi, il pour­rait dé­po­ser en Chambre une mo­tion d’ou­trage au Par­le­ment et dé­clen­cher des élec­tions.

Les par­tis d’op­po­si­tion de­mandent, de­puis plu­sieurs mois, d’étu­dier des cen­taines de do­cu­ments dans les­quels ils es­timent pou­voir dé­cou­vrir de l’in­for­ma­tion sur la tor­ture de pri­son­niers af­ghans. Tout ce qu’ils ont re­çu : quelque 6000 pages presque en­tiè­re­ment noir­cies.

La dé­pu­tée blo­quiste de Vau­dreuilSou­langes, Mei­li Faille, se dit très heu­reuse de la dé­ci­sion du pré­sident de la Chambre. Se­lon elle, Ste­phen Har­per et son par­ti dé­ci­de­ront de re­mettre ces do­cu­ments au Par­le­ment : « Je ne crois pas que Ste­phen Har­per veuille mar­quer l’his­toire comme le pre­mier mi­nistre qui a dé­fié le Par­le­ment. »

Ces do­cu­ments ne se­ront pas ren­dus pu­blics, mais plu­tôt en­voyés à un co­mi­té par­le­men­taire qui dé­ter­mi­ne­ra si leur conte­nu risque de com­pro­mettre la sé­cu­ri­té du pays, in­dique la dé­pu­tée. « Il existe des mé­ca­nismes de pro­tec­tion des se­crets du Ca­na­da tout en s’as­su­rant de faire la lu­mière sur des do­cu­ments im­por­tants », ex­plique-t-elle.

Cette af­faire a com­men­cé par le té­moi­gnage du di­plo­mate Ri­chard Col­vin, qui af­fir­mait que les dé­te­nus trans­fé­rés par le Ca­na­da à la po­lice af­ghane avaient été tor­tu­rés et que les au­to­ri­tés ca­na­diennes avaient né­gli­gé de rap­por­ter ces faits. Une si­tua­tion qui pour­rait vio­ler la Conven­tion de Ge­nève et des droits fon­da­men­taux de la per­sonne, pré­vient la dé­pu­tée.

Or, le gou­ver­ne­ment conser­va­teur nie dé­te­nir des preuves de cas de tor­ture. Les par­tis d’op­po­si­tion, eux, ré­clament des preuves.

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