Un en­sei­gnant sus­pen­du 20 jours

À la suite d’une vi­déo sur YouTube

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (M.M.H.)

La Com­mis­sion sco­laire des Trois-Lacs (CSTL) a sus­pen­du 20 jours l’en­sei­gnant d’uni­vers so­cial Mi­chaël Pratte à la suite d’une vi­déo contro­ver­sée sur YouTube.

Cette dé­ci­sion a été prise le 27 mai; par consé­quent, Mi­chaël Pratte ne pour­ra ter­mi­ner l’an­née sco­laire en cours. Il re­tour­ne­ra au tra­vail le 25 juin.

Co­lette Frap­pier, de la CSTL, confirme le re­tour de M. Pratte en sep­tembre. « Son af­fec­ta­tion ne se­ra pas chan­gée », pré­cise-t-elle.

En mai, un membre du per­son­nel de la CSTL était tom­bé sur la vi­déo Un pro­fes­seur frappe un élève de la Ci­té-des-Jeunes sur YouTube, fil­mée dans une classe de deuxième se­con­daire. Mi­chaël Pratte y fai­sait sem­blant de le­ver la main sur un élève en classe. In­quiète des consé­quences de cette vi­déo, la di­rec­tion de la CSTL a choi­si de re­ti­rer l’en­sei­gnant de sa classe. Jus­qu’à l’an­nonce de la dé­ci­sion, il a tra­vaillé de­puis la mai­son et re­çu son sa­laire.

Un groupe qui gran­dit

Lors­qu’ils ont eu vent de cette dé­ci­sion, quelques-uns des élèves de l’école se­con­daire de la Ci­té-des-Jeunes ont créé le groupe Fa­ce­book Sup­por­tons Mi­chaël Pratte. Plus de 1400 per­sonnes s’y sont ins­crites. Et les mes­sages d’ap­pui abondent. La com­mis­sion sco­laire au­rait en ef­fet re­çu de nom­breux cour- riels ou mes­sages vo­caux d’élèves s’op­po­sant à cette sus­pen­sion. « Grave manque de ju­ge­ment de la part de cette com­mis­sion sco­laire, dont la ré­pu­ta­tion est plus im­por­tante que le bien-être et la mo­ti­va­tion de ses élèves », a écrit Mi­chèle Hen­ri. « C’est le meilleur prof de la pla­nète! C’est lui qui m’a fait ai­mer l’his­toire! » es­time une élève, Mé­lis­sa Beau­doin.

L’en­sei­gnante re­trai­tée Marie Scar­lett juge quant à elle la dé­ci­sion trop sé­vère : « Moi­même, jus­qu’à ma der­nière jour­née d’en­sei­gne­ment, j’ai fait beau­coup de farces avec la com­pli­ci­té des élèves. Pour­tant, j’étais une en­sei­gnante exi­geante et très struc­tu­rée. Il y a un temps pour tra­vailler et un temps pour rire. C’est la vie. Des pa­roles et des gestes pris hors contexte peuvent nous faire mal pa­raître. Je de­mande donc aux per­sonnes concer­nées de re­voir la sanc­tion de cet en­sei­gnant et de ne lui ser­vir qu’un aver­tis­se­ment, si né­ces­saire. »

D’autres op­po­sants rap­pellent l’im­por­tance des mé­dias so­ciaux. « Vous, de la Com­mis­sion sco­laire, faites vos de­voirs et ren­dez-vous compte que nous vi­vons au

siècle! » a écrit un autre élève, Phi­lippe Pi­card.

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