La tem­pête au phare trop forte

Le pre­mier prix à Ya­ni­ckMi­chaud

L'Etoile - - ACTUALITÉ - PAR PA­TRICK RI­CHARD

Le jour­na­liste des Heb­dos du Su­roît Ya­ni­ckMi­chaud a rem­por­té sa­me­di le pre­mier prix de la Ri­vière Ouelle de nou­velles po­li­cières dans la ca­té­go­rie sé­nior.

C’est un ami, c’est un col­lègue de tra­vail, mais c’est avant tout un grand au­teur. Quoi qu’en dise le prin­ci­pal in­té­res­sé, son ta­lent d’écri­vain vient d’être re­con­nu par un groupe sé­lect de gens ha­bi­tués à lire et à re­lire des nou­velles dans les­quelles baigne Ya­nick Mi­chaud­de­puis long­temps.

Le jour­na­liste af­fec­té no­tam­ment à la cou­ver­ture spor­tive des Heb­dos du Su­roît a fait la fier­té de tous ses col­lègues cette fin de se­maine. Sa­me­di soir, dans la ca­pi­tale du ro­man po­li­cier, à Saint-Pa­côme, dans le Bas-du-Fleuve, l’homme à la plume sty­li­sée et pro­ver­biale amis la­main sur l’un des plus pres­ti­gieux prix de la soi­rée, ce­lui de la meilleu­re­nou­vel­le­po­li­cière.

Tem­pête au phare a été re­con­nue pour son style, sa qua­li­té lit­té­raire et son in­trigue per­cu­tante.

Vers l’écri­ture d’un ro­man?

Lun­di­ma­tin, dans les bu­reaux desHeb­dos du Su­roît, le jour­na­liste à la­mine heu­reuse a sa­lué ses co­équi­piers. Hum­ble­ment, il a re­çu les ac­co­lades et les fé­li­ci­ta­tions de ses pairs. Évi­dem­ment, il est heu­reux de ce qu’il a ac­com­pli. Mais ce qui semble le mo­ti­ver da­van­tage est le dé­sir d’al­ler plus loin, de pous­ser son­ta­lentd’écri­vain.

« J’ai ren­con­tré beau­coup de bons au­teurs en peu de temps, a-t-il men­tion­né. Cette ex­pé­rience for­mi­dable m’a don­né en­vie de me pen­cher sur l’écri­ture d’un ro­man po­li­cier. Le temps n’est plus une ex­cuse va­lable. Je dois ar­rê­ter de re­pous­ser ce dé­sir d’écrire un­ro­man. »

Ya­nick Mi­chaud a tou­jours bai­gné dans l’uni­vers­po­li­cier. « Pour écri­red’autres styles, je doisme concen­trer da­van­tage. L’ins­pi­ra­tion me vient plus fa­ci­le­ment quand je touche à la­nou­vel­le­po­li­cière », avoue-t-il.

Pour Tem­pête au phare, il s’est ins­pi­ré de sa vie tout en pui­sant dans son ima­gi­na­tion dé­bri­dée : « L’his­toi­rem’est ve­nue comme ça. J’avais plu­sieurs idées, mais j’ai fi­na­le­ment si­tué l’his­toire à Ta­dous­sac. Je suis res­té sur la Côte-Nord un an et de­mi. Le phare est un en­droit clos où tu règles tes comptes. Dans un­phare, tu­ne­peux­pas te sau­ver. Dans­mon his­toire, le phare joue le rôle d’un per­son­nage. » Main­te­nant que ce prix est der­rière lui, Ya­nick Mi­chaud peut re­gar­der droit de­vant. Et ce qu’il y trou­ve­ra dé­pen­dra du temps et de la vo­lon­té qu’il­met­tra dans son pro­jet d’écri­ture de ro­man. Car il ne peut main­te­nant plus dou­ter de son ta­lent. À moins de vou­loir tuer l’écri­vain en lui. C’est un jour­na­liste qui l’écrit, mais c’est d’abord una­mi­qui lui­dit.

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