Un prix aux in­ter­ve­nants d’ici

CSSS de Vau­dreuil-Sou­langes

L'Etoile - - LA UNE - (E.C.)

Le 7 oc­tobre à Québec, l’Agence de la san­té et des ser­vices so­ciaux de la Mon­té­ré­gie a re­mis ses Prix d’ex­cel­lence. Elle est el­le­même lau­réate d’un prix spé­cial du mi­nistre de la San­té et des Ser­vices so­ciaux re­con­nais­sant son re­mar­quable par­te­na­riat dans le pro­jet d’IPIM (Iden­ti­fi­ca­tion pré­hos­pi­ta­lière de l’in­farc­tus du­myo­carde).

Am­bu­lan­ciers, mé­de­cins, pro­fes­sion­nels du CSSS et de l’Agence et par­te­naires fi­nan­ciers et d’in­no­va­tion mettent leur ex­per­tise en com­mun. Ain­si, les vic­times d’in­farc­tus du myo­carde ont ac­cès à des soins d’hé­mo­dy­na­mie dans les­meilleurs délais.

L’IPIM est une tech­no­lo­gie de té­lé­mé­trie qui per­met aux am­bu­lan­ciers de réa­li­ser un élec­tro­car­dio­gramme à la ré­si­dence de la vic­time et de trans­mettre les ré­sul­tats à la salle d’ur­gence avant même l’ar­ri­vée du pa­tient.

Cette étape cru­ciale, au­tre­fois réa­li­sée en mi­lieu hos­pi­ta­lier, per­met de ga­gner un temps pré­cieux... et de sau­ver des vies. En ef­fet, l’équipe de l’IPIMa fait pas­ser de 76 à 46mi­nutes le dé­lai­moyen entre l’ar­ri­vée du pa­tient à l’Ur­gence et le dé­blo­cage d’une

Pour son pro­jet Thé­rac­tion : Dé­fi hors piste, le Centre de san­té et de ser­vices so­ciaux (CSSS) de Vau­dreuil-Sou­langes a re­çu un prix d’ex­cel­lence. Le mi­nistre Yves Bolduc a aus­si dé­cer­né une men­tion spé­ciale à l’Agence de la san­té et des ser­vices so­ciaux de laMon­té­ré­gie.

ar­tère, soit la moi­tié du dé­lai maxi­mal re­com­man­dé. Elle contri­bue ain­si à pro­cu­rer aux vic­times de meilleures chances de sur­vie et une­meilleure qua­li­té de vie.

Prix d’ex­cel­lence pour le CSSS de

Vau­dreuil-Sou­langes

Dans la ca­té­go­rie Per­son­na­li­sa­tion des soins de ser­vice, le CSSS de Vau­dreuilSou­langes s’est vu ho­no­ré pour son pro­jet Thé­rac­tion : dé­fi hors piste, stra­té­gie de pré­ven­tion en san­té men­tale au­près d’hommes vul­né­rables souf­frant d’iso­le­ment.

Des in­ter­ve­nants so­ciaux mas­cu­lins du CSSS ont consta­té que peu d’hommes re­cou­raient aux ser­vices en san­té men­tale et en pré­ven­tion du sui­cide. Parce que c’est « sur le ter­rain » qu’il faut ren­con­trer les hommes, les écou­ter et leur par­ler, les in­ter­ve­nants ont créé l’ap­proche Thé­rac­tion. Ils ont ain­si fait le pa­ri qu’en leur pro­po­sant des ac­ti­vi­tés qui les in­té­ressent, un ral­lye en Jeep, par exemple, les hommes plus vul­né­rables se­ront en­clins à s’ou­vrir, à par­ler de leurs pro­blèmes et à ex­pri­mer leur dé­tresse.

Cette thé­ra­pie re­donne aux hommes la confiance en leurs ca­pa­ci­tés et les in­cite à de­man­der de l’aide. Cette ap­proche in­cite aus­si les hommes vul­né­rables à re­con­naître la né­ces­si­té de se créer un ré­seau de sou­tien et à faire confiance aux in­ter­ve­nants des ser­vices psy­cho­so­ciaux.

Les ré­sul­tats ont dé­pas­sé les at­tentes des ins­ti­ga­teurs du pro­jet : les par­ti­ci­pants se dé­couvrent une ca­pa­ci­té d’en­traide, une plus grande confiance en soi et en­vers les autres et ap­prennent à par­ta­ger leur vul­né­ra­bi­li­té. En re­ce­vant son prix des mains du mi­nistre Bolduc, Jean-François Gau­thier, in­ter­ve­nant au CSSS de Vau­dreuil-Sou­langes, a ajou­té que « l’ac­tion est un bon trem­plin vers la ré­flexion », ce qui ré­sume tout à fait l’es­prit de Thé­rac­tion.

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