L’Île-Ca­dieux pour­sui­vie par un pro­prié­taire

Àla suite d’un re­fus de chan­ge­ment de zo­nage

L'Etoile - - ACTUALITÉ - PAR MÉ­LA­NIE MELOCHE-HOLUBOWSKI mm­ho­lu­bows­ki@heb­dos­du­su­roit.com

Un pro­prié­taire de L’Île-Ca­dieux pour­suit son ad­mi­nis­tra­tion mu­ni­ci­pale, qui lui a re­fu­sé un chan­ge­ment de zo­nage.

Cette mu­ni­ci­pa­li­té, de 0,62 km2 et 135 ré­si­dents, est en zone ré­si­den­tielle, sauf pour trois ter­rains : ce­lui de l’hô­tel de ville et ceux à la pointe de l’île.

Le li­tige porte jus­te­ment sur cette pointe.

Il y a deux ans, Robert Tay­lor a ac­quis ce ter­rain va­cant, d’en­vi­ron 80 000 pieds car­rés, avec l’in­ten­tion d’y construire une mai­son. Pro­prié­té du gou­ver­ne­ment fé­dé­ral, le ter­rain en ques­tion était en zone pu­blique. Le gou­ver­ne­ment l’au­rait of­fert à la Mu­ni­ci­pa­li­té, qui au­rait dé­cli­né l’offre d’achat, ex­plique M. Tay­lor. Ce­lui-ci a en­vi­sa­gé l’achat du ter­rain après avoir pris connais­sance d’un avis pu­blic sur la vente du ter­rain.

Comme cette mu­ni­ci­pa­li­té est en­tiè­re­ment ré­si­den­tielle, M. Tay­lor croyait que le conseil mu­ni­ci­pal ac­cep­te­rait d’em­blée de mo­di­fier le zo­nage de pu­blic à ré­si­den­tiel. « Après tout, on n’y construi­ra pas une école, une église ou un com­merce! » a-t-il lan­cé. D’au­tant plus que les ter­rains ad­ja­cents sont en zone ré­si­den­tielle.

Or, à sa grande sur­prise, la Mu­ni­ci­pa­li­té a re­fu­sé sa de­mande. « Le maire m’a in­di­qué que ce chan­ge­ment de zo­nage ne ca­drait pas dans les orien­ta­tions de la Ville. Mais la ville est en­tiè­re­ment ré­si­den­tielle! Je ne com­prends pas pour­quoi ma mai­son ne cadre pas dans ces orien­ta­tions », a-t-il dé­cla­ré avec stu­pé­fac­tion. Il a ten­té d’ob­te­nir plus de dé­tails au su­jet de ce re­fus, sans suc­cès. Robert Tay­lor, qui a in­ten­té une pour­suite ju­di­ciaire contre la Mu­ni­ci­pa­li­té, es­time in­fon­dée la po­si­tion mu­ni­ci­pale.

Or, le maire de L’Île-Ca­dieux, MarcAn­dré Lé­ger, dé­clare que M. Tay­lor a ache­té le ter­rain en toute connais­sance de cause. « La res­pon­sa­bi­li­té du conseil est de faire res­pec­ter les règles. Il s’agit du der­nier es­pace vert sur l’île avec ac­cès au lac. Et cer­tains ci­toyens n’étaient pas d’ac­cord avec le dé­zo­nage », ex­plique-t-il.

M. Lé­ger au­rait pré­fé­ré né­go­cier avec M. Tay­lor plu­tôt que d’al­ler en cour.

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