Les mu­ni­ci­pa­li­tés ont jus­qu’au 31 oc­tobre

Pro­jets fi­nan­cés dans le cadre de la re­lance éco­no­mique

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (M.M.H.)

Les mu­ni­ci­pa­li­tés ont jus­qu’au 31 oc­tobre 2011 pour me­ner à bien les pro­jets fi­nan­cés dans le cadre du Plan d’ac­tion éco­no­mique du gou­ver­ne­ment fé­dé­ral.

Lan­cé en 2009, ce pro­gramme a per­mis le fi­nan­ce­ment de quelque 23 000 pro­jets par­tout au Ca­na­da. Le Plan d’ac­tion éco­no­mique du Ca­na­da a in­ves­ti près de 16 G$ pour mo­der­ni­ser une vaste gamme d’in­fra­struc­tures, dont des routes, des ponts, le trans­port en com­mun, des parcs et des ins­tal­la­tions en trai­te­ment de l’eau. Par exemple, la MRC de Vau­dreuil-Sou­langes a ré­cem­ment ob­te­nu une sub­ven­tion d’un peu plus de 1,2 M$ du Fonds de sti­mu­la­tion de l’in­fra­struc­ture pour la construc­tion d’éco­centres.

L’échéance ini­tiale étant le 31 mars 2011, de nom­breux pro­jets n’au­raient pu être ter­mi­nés et au­raient ain­si per­du leur sub­ven­tion. Le gou­ver­ne­ment fé­dé­ral es­time tou­te­fois que 90 % des pro­jets se­ront ter­mi­nés d’ici là. Le di­rec­teur par­le­men­taire du bud­get à Ottawa, Ke­vin Page, a quant à lui es­ti­mé, en août 2010, que jus­qu’à 24 % des pro­jets ne pour­raient être me­nés à bien (293M$ en sub­ven­tions non oc­troyées).

La dé­pu­tée blo­quiste de Vau­dreuilSou­langes, Mei­li Faille, bien qu’elle se dise heu­reuse du re­port de cette date bu­toir, dé­nonce la len­teur de l’an­nonce du gou­ver­ne­ment Har­per. « Cette dé­ci­sion prise à la der­nière mi­nute té­moigne d’une in­tran­si­geance et d’un grand manque de flexi­bi­li­té chez les conser­va­teurs. En at­ten­dant si long­temps pour prendre cette dé­ci­sion qui s’avé­rait né­ces­saire, le gou­ver­ne­ment Har­per a bous­cu­lé les mu­ni­ci­pa­li­tés et les a me­na­cées de ne pas re­ce­voir le fi­nan­ce­ment au­quel elles ont droit. Or les sommes étaient dé­jà en­ga­gées, et le fait de ré­pondre ra­pi­de­ment à la de­mande de re­pous­ser la date li­mite du 31 mars 2011 n’au­rait oc­ca­sion­né au­cun coût sup­plé­men­taire et au­rait même créé des em­plois. Si ce gou­ver­ne­ment avait réel­le­ment vou­lu sou­te­nir le Québec et ses mu­ni­ci­pa­li­tés, il au­rait choi­si de re­tar­der la date bu­toir beau­coup plus tôt pour leur per­mettre de ter­mi­ner leurs pro­jets l’es­prit tran­quille. »

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