Pré­ve­nir le van­da­lisme par l’édu­ca­tion

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Le graf­fi­ti : illé­gal ou art ur­bain? De­puis juin 2009, des ate­liers aident les jeunes à voir plus clair en ma­tière de lé­ga­li­té des graf­fi­tis. De leur cô­té, les jeunes contre­ve­nants doivent net­toyer leur­soeuvres.

illé­gaux di­mi­nue de 30 % dans les villes où les graf­fi­teurs se font of­frir un lieu pour s’ex­pri­mer li­bre­ment.

« Le graf­fi­ti est lé­gal; c’est le geste de graf­fi­ter sans l’au­to­ri­sa­tion du pro­prié­taire qui est illé­gal. Il est uto­pique d’avoir un en­vi­ron­ne­ment sans graf­fi­tis. Nous adhé­rons donc au prin­cipe de ré­duc­tion des oc­ca­sions par une in­ter­ven­tion sur le ter­rain en ma­tière de graf­fi­tis illé­gaux. Gar­der une pré­sence forte et dy­na­mique sur le ter­ri­toire et main­te­nir la concer­ta­tion entre les dif­fé­rents par­te­nai­resde la com­mu­nau­té per­met­tra une in­ter­ven­tion ef­fi­cace au­près de jeunes graf­fi­teurs », es­timent leCJPet JAS.

Connais­sez-vous les graf­fi­tis?

Le monde du hip-hop compte quatre vo­lets, ex­plique Marc : le break­dan­cing, le DJing, le MCing et les graf­fi­tis. Il existe trois types de graf­fi­tis : le tag, la fresque ( mas­ter­piece) et le­throw-up.

Le tag est une si­gna­ture éla­bo­rée de l’ar­tiste. Il s’agit sou­vent d’une contrac­tion du nom du graf­fi­teur ou en­core de son al­liance. Il s’ins­pire de­la cal­li­gra­phie chi­noi­seou­ja­po­naise.

Le throw-up, lui, est un­peu plus com­plexe. Il com­prend quelques cou­leurs. Sou­vent, il in­clut une pen­sée, un mes­sage po­li­tique, de l’hu­mou­rouun­vi­sage.

En­fin, la fresque peut né­ces­si­ter quelques heures ou quelques jours et cou­vrir un mur en­tier. Elle est gé­né­ra­le­ment au­to­ri­sée par le pro­prié­tai­re­du­bâ­ti­ment en­ques­tion.

Àpro­pos des graf­fi­tis

- Plus les graf­fi­tis sont net­toyés ra­pi­de­ment, moins il y a de risques que d’autres ap­pa­raissent.

- Les graf­fi­teurs illé­gaux té­moignent du res­pect pour les­mu­rales d’ar­tistes. Le risque de voir des mu­rales en­dom­ma­gées est qua­si nul.

- Un­mur pâle est at­ti­rant pour les graf­fi­teurs, et un en­droit bien éclai­ré les in­ti­mide. Un­mur voi­lé (par des vignes ou du grillage, par exemple) est­moin­sat­trayant.

- Se­lon cer­taines études, là où les graf­fi­teurs pro­fitent de­murs dé­diés, la quan­ti­té de graf­fi­tis illé­gaux peut­di­mi­nuerde30%.

PHO­TO­THÈQUE

Des graf­fi­tis au parc Saint-Tho­mas d’Hud­son en 2009. Le Co­mi­té jeu­nesse de la Pres­qu’île et Jus­tice al­ter­na­tive du Su­roît com­battent les graf­fi­tis par l’édu­ca­tion.

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