Un tueur lent et si­len­cieux

En­quête pan­ca­na­dienne sur les concen­tra­tions de ra­don

L'Etoile - - SANTÉ -

ca­na­diennes des risques pour la san­té liés au ra­don, deuxième cause de can­cer du pou­mon en im­por­tance. Il est in­vi­sible, in­odore et in­si­pide. La seule fa­çon de sa­voir si la concen­tra­tion de ra­don dans la mai­son pose un­risque est de pro­cé­der à un­test. »

« Les ré­sul­tats de la pre­mière an­née de l’en­quête, a pour sa part ajou­té le dé­pu­té, confirment l’im­por­tance pour lesCa­na­diens de faire éva­luer la concen­tra­tion de ra­don dans leur do­mi­cile. Notre gou­ver­ne­ment re­com­mande d’uti­li­ser un dis­po­si­tif de dé­tec­tion pen­dant au­moins trois mois l’au­tomne, l’hi­ver ou au dé­but du prin­temps, alors que les fe­nêtres sont fer­mées. Même si la concen­tra­tion est éle­vée, le pro­blème peut être ré­glé. »

Le ra­don est la deuxième cause de can­cer, après le ta­ba­gisme. L’an der­nier, le can­cer des pou­mons a en­traî­né la mort de 20 500 Ca­na­diens. On es­time qu’en­vi­ron 10% des dé­cès at­tri­buables au can­cer des pou­mons sont liés à une ex­po­si­tion pro­lon­gée au ra­don à la mai­son. « Nous re­com­man­dons for­te­ment aux Ca­na­diens de pro­té­ger leurs proches en [ana­ly­sant] la pré­sence de ra­don [à la mai­son] », a quant à elle dé­cla­ré Hea­ther Bor­quez, pré­si­dente et di­rec­trice gé­né­rale de l’As­so­cia­tion pul­mo­naire duCa­na­da.

Cette en­quête bien­nale, me­née au­près de quelque 18 000 foyers et qui s’achè­ve­ra en 2011, pré­ci­se­ra le nombre de ré­si­dences où le seuil de ra­don dé­passe la di­rec­tive ca­na­dienne en vi­gueur.

Bien que les concen­tra­tions de ra­don dans la plu­part des do­mi­ciles ca­na­diens soient in­fé­rieures au seuil de la di­rec­tive ca­na­dienne, les ré­sul­tats de la pre­mière an­née de l’En­quête pan­ca­na­dienne sur les concen­tra­tions de ra­don dans les ré­si­dences ré­vèlent des concen­tra­tions éle­vées dans en­vi­ron 7% des foyers ca­na­diens, pour­cen­tage lé­gè­re­ment su­pé­rieur aux pré­vi­sions.

Se pro­cu­rer une trousse de dé­tec­tion

Il est pos­sible de se pro­cu­rer une trousse de dé­tec­tion en ligne, au­près d’un four­nis­seur de ser­vices ou en­core dans cer­taines quin­caille­ries. Si les concen­tra­tions de ra­don à la mai­son ex­cèdent le seuil des 200 bec­que­rels/m3, San­té Ca­na­da re­com­mande d’avoir re­cours à des me­sures cor­rec­tives. Plus la concen­tra­tion est éle­vée, plus il est urgent d’agir.

Les ren­sei­gne­ments gé­né­raux sur la ré­duc­tion des concen­tra­tions de ra­don sont dé­crits dans la pu­bli­ca­tion Le ra­don : Guide à l’usage des pro­prié­taires ca­na­diens, ac­ces­sible sur le site In­ter­net de la So­cié­té ca­na­dienne d’hy­po­thèques et de lo­ge­ment (http://www03. cmhc-schl.gc.ca/ca­ta­log/home.cfm?lang=fr &fr=1291063841546).

Pour en sa­voir plus sur cette ques­tion, con­sul­tez le site In­ter­net de San­té Ca­na­da au www.san­te­ca­na­da.gc.ca/ra­don.

Ré­sul­tats de la pre­mière an­née

Au cours de la pre­mière an­née, en­vi­ron 9000 foyers choi­sis au ha­sard dans l’en­semble des pro­vinces et des ter­ri­toires ont fait l’ob­jet d’un dé­pis­tage du ra­don en pé­riode de chauffe au­tom­nale et hi­ver­nale. Voi­ci les pour­cen­tages de par­ti­ci­pants qué­bé­cois dont les ha­bi­ta­tions af­fi­chaient des ni­veaux in­fé­rieurs à 200 Bq/m3 et, en guise de com­pa­rai­son, les taux les plus bas et les plus éle­vés.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.