Le faire soi-même

Le groupe Da­vid and theWoods lance un cin­quième al­bum

L'Etoile - - SOULANGES DANS LA MIRE - JUS­TINE GRE­NIER JOUR­NA­LISTE jgre­nier@heb­dos­du­su­roit.com

Dans un ma­ga­sin de disques de Sa­la­ber­ry-de-Val­ley­field, Jes­si­ca Ro­bi­doux a com­men­cé à jouer de la basse pour pas­ser le temps, entre deux clients. Au­jourd’hui, grâce à Da­vid and theWoods, la Co­teau­la­coise fait de sa gui­tare à quatre cordes l’une de ses prio­ri­tés.

« J’ai tou­jours vou­lu faire de la mu­sique, mais je m’étais tou­jours ar­rê­tée au fait que j’étais un peu pa­res­seuse, ad­met la jeune femme. Au­jourd’hui, je tripe comme une en­fant! »

Jes­si­ca Ro­bi­doux « tripe » entre autres avec Martin Hoëk et le La­za­rois Jé­rôme De­roo, com­po­si­teur-in­ter­prète qui pré­co­nise une ap­proche mai­son.

En ef­fet, ce Cam­pi­val­len­sien a fon­dé Cu­cha­ba­ta re­cords, éti­quette mu­si­cale in­dé­pen­dante dont les al­bums sont pro­duits de fa­çon ar­ti­sa­nale, à ti­rage li­mi­té. Une cin­quan­taine de pa­ru­tions fi­gurent au ca­ta­logue de Cu­cha­ba­ta, dont les al­bums pré­cé­dents de Da­vid and the Woods. The Peace Den, le cin­quième opus du groupe, de­vrait pa­raître bien­tôt.

Seul, dans un sous-sol

c’est sûr qu’être tout seul en show, ça ne donne pas le­mê­meef­fet. »

C’est donc pour se pro­duire sur scène avec plus d’aplomb que Da­vid Dugas Dion s’est en­tou­ré de quel­ques­mu­si­ciens. Et même si le pro­jet peut sem­bler égo­cen­trique, l’au­teur­com­po­si­teur ne dé­laisse ja­mais ses aco­lytes. « Oui, c’est son pro­jet à lui, pré­cise Jes­si­ca Ro­bi­doux. Mais il ne nous fait pas pas­ser en ar­rière. On est une belle pe­tite fa­mille. »

Faire à sa tête

La fa­mille de Da­vid and the Woods a sou­vent chan­gé de frères et soeurs. Cette fois-ci, l’équipe semble plus stable. « J’ai vrai­ment l’im­pres­sion que ça pour­rait être la bonne for­ma­tion. D’ailleurs, on va sû­re­ment en­re­gis­trer une session live sur cas­sette, et c’est le band qui va l’en­re­gis­trer », es­time le chan­teur. « Le but en 2011, c’est de nous faire connaître à Mon­tréal et peut-être de dé­cro­cher un contrat avec une pe­tite mai­son de disques », ajoute la bas­siste.

Et qu’ar­ri­ve­ra-t-il si per­sonne ne veut de Da­vid et sa bande? Do it your­self, ré­pondent les an­glo­phones. « D’ici le mois de mars, si je n’ai pas eu de ré­ponses, je vais pro­duire sous Cu­cha­ba­ta, dit Da­vid Dugas Dion. Cette fois-ci, ça va être en grand. Avec du vi­nyle, si j’ai le bud­get, et un contrat de dis­tri­bu­tion. »

Cette op­tion est en­vi­sa­geable mais loin d’être sou­hai­table. « Être­mu­si­cien, c’est dé­jà pas mal de job. Tout faire soi-même, en tra­vaillant 40 heures par se­maine pour ga­gner sa vie, c’est pas mal im­pos­sible », ad­met le dis­quaire.

PHOTO JUS­TINE GRE­NIER

Da­vid Dugas Dion, Jé­rôme De­roo et Jes­si­ca Ro­bi­doux dans leur lo­cal de ré­pé­ti­tion.

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