Ce n’est pas nor­mal!

Tem­pé­ra­tu­re­moyenne de jan­vier

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (H.S.)

À Mon­tréal, la tem­pé­ra­ture moyenne au mois de jan­vier est de -10,2 ˚C. Le re­cord d’une tem­pé­ra­ture ex­trême a été éta­bli le 15 jan­vier 1957, avec un mer­cure de -37,8 ˚C. Ce­pen­dant, en te­nant compte du fac­teur de re­froi­dis­se­ment éo­lien, le 23 jan­vier 1976 rem­porte la palme avec une tem­pé­ra­ture res­sen­tie de -49,1 °C.

Lun­di, le ser­vice des aver­tis­se­ments mé­téo d’En­vi­ron­ne­ment Ca­na­da an­non­çait un re­froi­dis­se­ment éo­lien pour de nom­breuses ré­gions de la pro­vince. Ce­pen­dant, avec ses vents faibles, Vau­dreuil-Sou­langes a été épar­gnée.

Moins de gens au Centre de skiMont Rigaud

Cette fin de se­maine, il suf­fi­sait d’être bien ha­billé pour pro­fi­ter des joies du Centre de ski Mont Rigaud. C’est du moins ce qu’af­firme Luc Élie, pré­sident et di­rec­teur gé­né­ral du Centre : « C’était froid, mais ça a bien été. Le so­leil était au ren­dez-vous, et le temps n’était pas hu­mide. »

Du reste, la clien­tèle a chu­té d’en­vi­ron 50 %. « C’est la pre­mière fin de se­maine tran­quille qu’on a! » a dé­cla­ré en riant le

Le mois de jan­vier ap­porte tou­jours son lot de coups de froid. Dans Vau­dreuilSou­langes, comme dans bien des ré­gions du Québec, ces der­niers jours la po­pu­la­tion a dû af­fron­ter un froid si­bé­rien.

P.D.G. Se­lon lui, des skieurs et des plan­chistes bien em­mi­tou­flés ont réus­si sans pro­blème à pas­ser la jour­née sur les pistes.

En­vi­ron 10 % des élèves de l’école de ski ont pré­fé­ré res­ter à la mai­son, même si les cours n’étaient pas an­nu­lés. « On re­garde toutes sortes de condi­tions, comme le so­leil, l’hu­mi­di­té et le fac­teur éo­lien avant de fer­mer, a ex­pli­qué Élie. Di­manche, il n’y avait pas de vent du tout. »

Luc Élie rap­pelle qu’il faut bien se cou­vrir et prendre le temps, au cours de la jour­née, de re­ti­rer ses bottes pour dé­ge­ler ses or­teils. « Il faut ren­trer toutes les heures, a-t-il pré­ci­sé, pour se ré­chauf­fer un peu. »

Contrai­re­ment aux tra­vailleurs du centre de ski ce week-end, les re­mor­queurs de la ré­gion ont été dé­bor­dés lun­di.

Si­mon Des­ma­rais, de Re­mor­quage SaintLa­zare, a consta­té que les gens de­vaient pa­tien­ter de 30 à 45 mi­nutes pour un ser­vice de sur­vol­tage. « C’est la moyenne, at-il si­gna­lé. Mais par­fois ça peut être un peu plus long. Ce ma­tin, par exemple, les gens de­vaient at­tendre au moins 90 mi­nutes. Et ça n’ar­rête pas! À ce jour, c’est la plus grosse jour­née de l’hi­ver. »

Ré­crés à l’in­té­rieur?

Lors de grands froids, chaque école dé­cide si les en­fants sor­ti­ront aux ré­créa­tions ou à mi­di. « Tout dé­pend si une école est si­tuée en plein champ et sou­mise aux grands vents, ou en­core si les plus vieux peuvent sor­tir, tan­dis que les pe­tits res­tent à l’in­té­rieur », a ex­pli­qué Co­lette Frap­pier, de la Com­mis­sion sco­laire des Trois-Lacs.

Cer­tains éta­blis­se­ments, comme l’école Léo­pold-Car­rière, aux Co­teaux, ont adop­té une pro­cé­dure pour l’hi­ver. Son conseil d’éta­blis­se­ment a en ef­fet dé­ci­dé que les en­fants ne sor­ti­raient pas lorsque le mer­cure des­cend sous la barre des -18 ºC, ou lorsque le re­froi­dis­se­ment éo­lien at­teint -28 ºC.

Pour une ré­créa­tion d’une quin­zaine de mi­nutes, il faut comp­ter le temps de s’ha­biller (au moins cinq mi­nutes), ce qui ré­duit la pause à 10mi­nutes. « Ce n’est sou­vent pas as­sez long pour avoir froid, mais juste as­sez pour aé­rer l’es­prit des jeunes », a pré­ci­séMme Frap­pier.

Et pour­tant, le froid n’a pas em­pê­ché plu­sieurs ado­les­cents de se pro­me­ner sans tuque ni mi­taines, le man­teau en­trou­vert.

Le froid n’a pas em­pê­ché les jeunes de se rendre à l’école. Les couches de vê­te­ments étaient ce­pen­dant plus nom­breuses… tant pour les en­fants que pour les pa­rents!

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