Bon sens et vi­gi­lance

Me­sures d’ur­gence en san­té pu­blique

L'Etoile - - ACTUALITÉ - Agence de la san­té et des ser­vices so­ciaux

Tout comme lors de pé­riodes de cha­leur ac­ca­blante, le froid in­tense peut avoir plu­sieurs ef­fets sur la san­té. Les risques im­mé­diats sont évi­dem­ment les en­ge­lures. Elles peuvent se for­mer si la peau, qui peut ge­ler en 6 à 10 mi­nutes, est ex­po­sée au froid et cau­ser des lé­sions sem­blables à celles de brû­lures lé­gères à graves. Les ex­tré­mi­tés sont sur­tout en dan­ger : oreilles, nez, joues, men­ton, doigts et or­teils. La zone at­teinte par une en­ge­lure de­vient in­sen­sible et d’as­pect blanc. Ce­la est sour­nois, car le froid pro­voque une anes­thé­sie, au­tre­ment dit une perte de sen­sa­tion lo­cale.

L’ex­po­si­tion au froid in­tense aug­mente la de­mande car­diaque et res­pi­ra­toire. Un ef­fort ac­cru est alors né­ces­saire pour lut­ter contre le froid, ce qui peut ir­ri­ter les voies res­pi­ra­toires.

Le froid éo­lien in­tense a éga­le­ment des ef­fets in­di­rects, comme l’aug­men­ta­tion du risque d’in­cen­die, d’in­toxi­ca­tion au mo­noxyde de car­bone (gaz in­odore) et d’iso­le­ment.

Les per­sonnes les plus vul­né­rables au froid in­tense sont les sans-abri, les per­sonnes âgées et à mo­bi­li­té ré­duite, les car­diaques et les asth­ma­tiques. Ces tem­pé­ra­tures ex­trêmes peuvent aus­si af­fec­ter les in­sou­ciants du dan­ger, comme cer­tains jeunes, cer­tains spor­tifs et les per­sonnes ayant un trouble psy­chia­trique.

Toute ex­po­si­tion pro­lon­gée peut être dan­ge­reuse, comme c’est le cas pour les gens en panne sur la route et les tra­vailleurs à l’ex­té­rieur. L’adage « Il vaut mieux pré­ve­nir que gué­rir » est alors de cir­cons­tance : il s’agit de ne pas sor­tir seul dans un en­droit iso­lé ou sans sur­veillance, de bien se sé­cher avant de sor­tir si l’on a pris une douche et d’évi­ter de consom­mer de l’al­cool à l’in­té­rieur comme à l’ex­té­rieur. Si vous tra­vaillez à l’ex­té­rieur, il est conseillé d’al­ler ré­gu­liè­re­ment dans un abri chauf­fé afin d’évi­ter les en­ge­lures. Cer­tains mé­di­ca­ments pour la ten­sion ar­té­rielle ou le coeur (va­so­di­la­ta­teurs) aug­mentent le risque pour la san­té, tout comme le fait de por­ter des vê­te­ments mouillés, ou en­core d’avoir la peau ou les che­veux hu­mides.

À la mai­son, par ces froids « si­bé­riens », il est im­por­tant de s’as­su­rer du bon fonc­tion­ne­ment des sys­tèmes de chauf­fage et des dé­tec­teurs de fu­mée, de sur­veiller de près les chauf­fages d’ap­point et d’évi­ter d’uti­li­ser un ap­pa­reil chauf­fant pré­vu pour une uti­li­sa­tion ex­té­rieure (bar­be­cue, équi­pe­ment de cam­ping).

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.