Des­moyens de pres­sion mis en oeuvre

Né­go­cia­tions sa­la­riales au Ma­noir Har­wood

L'Etoile - - ACTUALITÉ - PAR JUS­TINE GRE­NIER jgre­nier@heb­dos­du­su­roit.com

VAU­DREUIL-DO­RION— « Une ques­tion de res­pect. » Voi­là ce qui est ins­crit sur le fou­lard de Diane Ouel­lette, em­ployée du Ma­noir Har­wood. Avec ses col­lègues, membres du Syn­di­cat des em­ployées et employés de ser­vice (FTQ), elle dé­ploie des moyens de pres­sion pour faire avan­cer les né­go­cia­tions.

La conven­tion col­lec­tive étant échue de­puis juillet der­nier, la di­rec­tion et ses employés ne se sont tou­jours pas en­ten­dus sur le re­nou­vel­le­ment des clauses sa­la­riales. dé­plore la conseillère syn­di­cale Jen­ni­fer Genest.

Le syn­di­cat de­mande des hausses sa­la­riales de 7 % et 5 % sur trois ans. « Ce qu’on nous offre, c’est 1 % par an­née. C’est ri­di­cule! s’ex­clame la pré­si­dente du syn­di­cat, Diane Ouel­lette. Ça ne re­pré­sente même pas l’aug­men­ta­tion du coût de la vie! »

Le di­rec­teur gé­né­ral du Ma­noir Har­wood, De­nis Char­land, n’est pas très lo­quace au su­jet de cette si­tua­tion. « Je n’ai pas l’in­ten­tion de com­men­cer à né­go­cier dans les jour­naux. On a bon es­poir de s’en­tendre », dé­clare-t-il. Se­lon lui, le Ma­noir Har­wood est éga­le­ment dans l’at­tente d’une nou­velle en­tente avec le mi­nis­tère de la San­té et des Ser­vices so­ciaux. « Notre contrat est aus­si en né­go­cia­tion, pré­cise-t-il. Pour l’ins­tant, on ne peut pas don­ner plus que l’on re­çoit. »

La grève si rien ne bouge

C’est la deuxième fois que les employés du Ma­noir Har­wood mettent en oeuvre des moyens de pres­sion. Pour l’ins­tant, ils ne mo­di­fient que leurs uni­formes, ar­bo­rant des slo­gans sur leurs chan­dails, leurs fou­lards et leurs ma­ca­rons.

Au cours des pro­chaines se­maines, ce mou­ve­ment de contes­ta­tion pour­rait prendre de l’am­pleur si les offres sa­la­riales ne sont pas bo­ni­fiées par l’em­ployeur. « Les membres du syn­di­cat ont vo­té en fa­veur d’un plan d’ac­tion qui pour­rait se rendre jus­qu’à la grève si l’em­ployeur s’en­tête à ne pas dé­po­ser d’offre sa­la­riale ac­cep­table, af­firme Jen­ni­fer Genest. La balle est dans le camp de la di­rec­tion, avec qui nous avons réus­si à nous en­tendre sur toutes les autres ques­tions en né­go­cia­tion. »

Diane Ouel­lette confirme que les employés sont prêts à sor­tir. « Si on ne lâche pas notre bout, j’ai l’im­pres­sion que ça de­vrait se ré­gler », dé­clare-t-elle avec es­poir.

Le Ma­noir Har­wood est si­tué sur la rue Boi­leau à Vau­dreuil-Do­rion.

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