Mou­ve­ment de per­son­nel au ser­vice des in­cen­dies

L'Etoile - - SONDAGE CHRONIQUE 911 SÉCURITÉ - PAR PA­TRICK RI­CHARD

Le 17 jan­vier, le conseil mu­ni­ci­pal de Ri­vière-Beau­dette a en­té­ri­né le congé­die­ment de trois pom­piers.

De­puis quelques mois, les évé­ne­ments se bous­culent au ser­vice des in­cen­dies de Ri­vière-Beau­dette. Après le congé­die­ment du pré­sident du syn­di­cat, Alain Mcel­li­gott, plus tôt cet au­tomne, voi­là que trois pom­piers, Sté­pha­nie Proulx, Jé­ré­mie Mcel­li­gott et Stéphane La­londe, viennent de se faire mon­trer la porte de sor­tie. Mo­tifs in­vo­qués : ab­sences ré­pé­tées aux for­ma­tions et aux in­ter­ven­tions. Ces congé­die­ments sur­viennent en pleine né­go­cia­tion de la conven­tion col­lec­tive entre la Mu­ni­ci­pa­li­té de Ri­vière-Beau­dette et le Syn­di­cat des pom­piers du Québec.

D’un congé­die­ment à l’autre

Les deux par­ties se re­trou­ve­ront bien­tôt de­vant la Com­mis­sion des re­la­tions de tra­vail afin de faire la lu­mière sur ces dos­siers, dont le congé­die­ment d’Alain Mcel­li­gott. Du cô­té du syn­di­cat, l’ad­mi­nis­tra­teur Serge Martin in­voque des dif­fé­rends entre l’an­cien pré­sident et la Mu­ni­ci­pa­li­té. « L’em­ployeur est vague dans ses rai­sons, avance-t-il. Le pré­sident a dé­fen­du ses membres; la Mu­ni­ci­pa­li­té n’a pas beau­coup ap­pré­cié. C’est un congé­die­ment pour af­faires syn­di­cales. »

Quant aux ré­cents congé­die­ments, dont ce­lui du fils de l’an­cien pré­sident, les rai­sons don­nées par la Mu­ni­ci­pa­li­té concernent les ab­sences de ces pom­piers aux for­ma­tions et aux in­ter­ven­tions. « Les pom­piers sont des pom­piers à temps par­tiel, ex­plique Serge Martin. Et ces trois per­sonnes étaient fa­vo­rables au pré­sident Alain Mcel­li­gott. »

Ab­sent de­puis juillet

Pa­trick Bou­sez, maire de Ri­viè­reBeau­dette, croit que le syn­di­cat veut faire un plat avec cette his­toire. « Un des pom­piers ne s’est pas pré­sen­té de­puis juillet, af­firme-t-il. Il a été convo­qué, mais n’est ja­mais ve­nu. Je dois as­su­rer la sé­cu­ri­té des ci­toyens et des pom­piers eux­mêmes. En ver­tu des normes, des lois et des risques, il faut avoir un mi­ni­mum de for­ma­tion et de pra­tique. Com­ment as­su­rer sa propre sé­cu­ri­té si le pom­pier ne se pré­sente pas aux for­ma­tions? »

De­puis quelques an­nées, le ser­vice des in­cen­dies de Ri­vière-Beau­dette connaît des hauts et des bas. À l’au­tomne 2009, le conseil mu­ni­ci­pal avait des­ti­tué de ses fonc­tions le di­rec­teur Ri­chard Ger­main. Pa­trick Bou­sez, dont le fils est pom­pier à Saint-Zo­tique, as­sure ce­pen­dant que le ser­vice se re­met sur les rails et qu’il n’y a pas lieu de cé­der à la pa­nique : « L’équipe de pom­piers en place est fonc­tion­nelle et prête à ser­vir. Les ef­forts dé­ployés par les pom­piers qui sont là doivent être sou­li­gnés. Plu­sieurs d’entre eux mé­ritent une mé­daille. »

Un éclai­rage bien­ve­nu

Mal­gré que le Syn­di­cat des pom­piers du Québec et la Mu­ni­ci­pa­li­té de Ri­viè­reBeau­dette aient rom­pu les né­go­cia­tions cet été, les dos­siers de congé­die­ment et de conven­tion col­lec­tive de­vraient bien­tôt fran­chir une autre étape. La Com­mis­sion des re­la­tions de tra­vail ap­por­te­ra un éclai­rage bien­ve­nu à cette his­toire, qui a de pro­fondes ra­cines dans le pas­sé.

« On sou­haite que le dos­sier se règle le plus vite pos­sible, ad­met Pa­trick Bou­sez. Il faut pas­ser à autre chose, au­tant pour eux que pour nous. »

Le maire a d’ailleurs émis le sou­hait de par­ti­ci­per bien­tôt à une confé­rence de presse conjointe avec le ser­vice des in­cen­dies de Ri­vière-Beau­dette. D’ici là, le 14 fé­vrier, le Syn­di­cat et la Mu­ni­ci­pa­li­té se re­trou­ve­ront en mé­dia­tion à la Com­mis­sion des re­la­tions de tra­vail. Par la suite, ils pour­raient al­ler en ar­bi­trage.

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