Trans­port sco­laire et tem­pête de neige

Écoles ou­vertes ou fer­mées?

L'Etoile - - ÉDUCATION - (M.M.H.)

Lors de tem­pêtes de neige, les élèves es­pèrent que leur école se­ra fer­mée. Or, qui dé­cide d’an­nu­ler une jour­née de cours?

Mer­cre­di der­nier, au plus fort de la tem­pête, les jeunes de Vau­dreuil-Sou­langes ont tout de même dû al­ler à l’école. Mal­gré l’im­por­tante bor­dée de neige, les com­mis­sions sco­laires des Trois-Lacs (CSTL) et Les­ter-B.-Pear­son (CSLBP) ont dé­ci­dé de gar­der leurs écoles ou­vertes.

Une telle dé­ci­sion a sur­pris cer­tains pa­rents. « Je ne com­prends tou­jours pas, quand, à la té­lé comme à la ra­dio, on nous de­mande sur tous les tons de res­ter chez nous, pour notre sé­cu­ri­té et pour lais­ser la route libre aux dé­nei­geurs et aux vé­hi­cules d’ur­gence, a en ef­fet écrit un parent à la com­mis­sion sco­laire. Et la Com­mis­sion sco­laire des Trois-Lacs in­siste pour que les écoles soient ou­vertes! »

Co­lette Frap­pier, de la CSTL, ex­plique que les dé­ci­sions sont prises dès 6 h les ma­tins de tem­pête. Le ser­vice des trans­ports de la com­mis­sion sco­laire pré­vient alors les 15 trans­por­teurs qui des­servent la ré­gion et consulte la SQ et les dé­nei­geurs. « Ils sont très au fait de la si­tua­tion et ne cour­ront pas de risques. La sé­cu­ri­té des élèves est pri­mor­diale. »

La pluie ver­gla­çante est beau­coup plus pro­blé­ma­tique que la neige, es­time Mme Frap­pier. La se­maine der­nière, les 15 cen­ti­mètres de neige ne jus­ti­fiaient pas la fer­me­ture d’écoles. « Les com­mis­sions sco­laires qui ont fer­mé au Qué­bec étaient sur­tout en Es­trie, où il est tom­bé plus de 40 cen­ti­mètres de neige », apré­ci­séMme Frap­pier.

Si la tem­pête s’in­ten­si­fie au cours de la jour­née, la com­mis­sion sco­laire peut re­tar­der le dé­part des élèves. De plus, les pa­rents peuvent tou­jours gar­der leurs en­fants à la mai­son s’ils jugent que la si­tua­tion sur les routes est trop dan­ge­reuse.

Ré­gions ru­rales

« Une grande par­tie de votre population étu­diante vit en zone ru­rale : le vent y vient de loin! La dé­ci­sion de fer­mer ou non les écoles de­vrait être prise après une consul­ta­tion au­près de vos trans­por­teurs sco­laires, qui, eux, connaissent par­fai­te­ment leurs par­cours et sont les meilleurs juges de l’équa­tion sé­cu­ri­té/état des routes, pour­suit l’au­teure de la lettre. Je doute que quel­qu’un à Vau­dreuil ait une idée pré­cise des ré­per­cus­sions du vent dans le rang Sain­teMa­rie… »

Ce­pen­dant, Co­lette Frap­pier af­firme que la ma­jo­ri­té des élèves n’ha­bite pas en ré­gion éloi­gnée. De plus, les trans­por­teurs, oeu­vrant un peu par­tout sur le ter­ri­toire, peuvent confir­mer l’état des routes à la com­mis­sion sco­laire.

Par exemple, les jeunes de ma­ter­nelle des écoles Sainte-Marthe et Sa­cré-Coeur ont pris les mêmes au­to­bus que ceux du pri­maire afin d’évi­ter trop de re­tards.

Certes, un mi­ni­bus de la CSLBP a fait une sor­tie de route à Saint-Clet mer­cre­di der­nier. Mais il s’agis­sait d’un ac­ci­dent, car une voi­ture a ten­té de le dé­pas­ser. Au­cune bles­sure n’a été rap­por­tée.

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