Des ci­toyens ou­trés

L'Etoile - - C’EST MON OPINION - Da­niel Poi­rier, contri­buable de Ri­gaud

De­puis quelques mois, Le Vi­rage Vert cir­cule à Ri­gaud : un beau dé­pliant sur les ac­tions que Ri­gaud s’ap­prête à faire. Dans un pre­mier temps, un re­le­vé des ins­tal­la­tions sep­tiques de la Ville : quelques me­sures et un sou­lè­ve­ment de cou­vercles. Il s’agit ni plus ni moins du tra­vail ef­fec­tué par l’ins­pec­teur mu­ni­ci­pal de l’époque. Tous les do­cu­ments à cet égard semblent avoir été mis au re­cy­clage. En 2010, bon nombre d’ins­pec­teurs mu­ni­ci­paux ont oeu­vré à Ri­gaud, mais ils n’ont pas eu le temps de faire ce re­le­vé. Nos élus donnent donc un man­dat à la firme d’in­gé­nieurs-conseils BPR pour la mo­dique somme de 193 580 $.

Cette dé­marche ne m’ap­porte au­cun bé­né­fice per­son­nel, pas plus, du reste, qu’à n’im­porte quel autre ci­toyen; or je dé­couvre avec stu­pé­fac­tion mon compte de taxes 2011. Une nou­velle taxe nom­mée « In­ven­taire des fosses » de 187 $ payable sur deux an­nées afin de ré­gler la fac­ture de BPR! Je n’ai pas be­soin de la Mu­ni­ci­pa­li­té pour faire « exa­mi­ner » ma fosse sep­tique pri­vée, car, lors­qu’elle ne fonc­tion­ne­ra plus, je de­vrai per­son­nel­le­ment as­su­mer les frais de ré­pa­ra­tions.

Ri­gaud vante son vi­rage vert afin que toute la population puisse en pro­fi­ter. Si c’est un pro­jet de so­cié­té, faites payer la so­cié­té en­tière, et non pas uni­que­ment les pro­prié­taires de fosses da­tant de 1995 ou avant.

Se­lon le même prin­cipe, Ri­gaud prend en charge la vi­dange des fosses sep­tiques, et ce, mal­gré le rè­gle­ment pro­vin­cial qui oblige les pro­prié­taires de fosses à les faire vi­dan­ger tous les deux ans.

Avec 1779 fosses à vi­dan­ger, nous de­vrions pro­fi­ter d’un coût in­té­res­sant, non? Cette fois, c’est un coût de 132,21 $ que je de­vrai payer an­nuel­le­ment, donc 264 $ tous les deux ans, alors que j’ai payé 198 $ en mai 2010. Je dois donc main­te­nant payer une taxe pour le sa­laire d’une autre nou­velle em­ployée à l’Ur­ba­nisme qui s’oc­cu­pe­ra des fosses (20 $), et un 46 $ pour… les hausses de coût.

De plus, la moi­tié des pro­prié­taires, dont moi, de­vront payer à l’avance la vi­dange des fosses pré­vue en 2012.

Qu’un con­seil puisse gas­piller plus de 200 000 $ et re­fi­ler la fac­ture à des ci­toyens ci­blés pour un pro­jet de com­mu­nau­té est très in­quié­tant. Où est la li­mite? Le con­seil dé­pen­se­ra-t-il un mil­lion pour ins­tal­ler des comp­teurs d’eau sur nos puits?

Don­ner la chance à un gou­ver­ne­ment mu­ni­ci­pal de gé­rer un pro­gramme si­gni­fie « un échec cer­tain ju­me­lé à un coût as­su­ré­ment gran­dis­sant ». Pour ces rai­sons, et afin de re­don­ner à Ri­gaud une ges­tion dé­mo­cra­tique et trans­pa­rente, je de­mande la dé­mis­sion du maire Bra­zeau et des conseillers qui ont ap­prou­vé ces dé­ci­sions.

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