Grève au­Ma­noir Har­wood

Pour faire dé­blo­quer les négociations sa­la­riales

L'Etoile - - ACTUALITÉ - PAR JUS­TINE GRE­NIER jgre­nier@heb­dos­du­su­roit.com

Les tra­vailleuses du Ma­noir Har­wood dé­clen­che­ront la grève dans moins d’une se­maine.

De­puis dé­cembre, les 40 tra­vailleuses membres du Syn­di­cat qué­bé­cois des em­ployées et em­ployés de ser­vice exercent des moyens de pres­sion afin de faire dé­blo­quer les négociations sa­la­riales. Les autres as­pects de la né­go­cia­tion sont dé­jà ré­glés.

Ven­dre­di der­nier, les par­ties se sont réunies de­vant un conci­lia­teur nom­mé par le mi­nis­tère du Tra­vail. Une en­tente de prin­cipe n’ayant pas été conclue, le syn­di­cat a choi­si d’en­clen­cher le pro­ces­sus pour per­mettre le dé­clen­che­ment de la grève le 21 mars pro­chain.

« La po­si­tion de l’em­ployeur n’a pas chan­gé, as­sure la conseillère aux com­mu­ni­ca­tions de la Fé­dé­ra­tion des tra­vailleurs et tra­vailleuses du Qué­bec, Mé­la­nie Ma­len­fant. C’est tou­jours 1 % d’aug­men­ta­tion par an­née. Pour nous, c’est in­ac­cep­table. »

La pré­si­dente du co­mi­té exé­cu­tif syn­di­cal, Diane Ouel­lette, as­sure que la grève n’était pas le pre­mier choix des em­ployées. « Nous sommes for­cées d’y re­cou­rir, a-t-elle dé­cla­ré. Après avoir tout ten­té, nous sommes dé­ci­dées à al­ler jus­qu’au bout pour ob­te­nir du res­pect et de meilleures condi­tions de tra­vail. »

Le syn­di­cat as­sure qu’il res­pec­te­ra à la lettre la Loi sur les ser­vices es­sen­tiels, qui pré­voit que 90 % des ser­vices doivent être main­te­nus dans la ré­si­dence pri­vée. Toutes les pro­cé­dures à cet ef­fet res­pec­te­ront les normes en vi­gueur.

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