Droits des per­sonnes han­di­ca­pées

L'Etoile - - C’EST MON OPINION - Ariane Daoust-Al­laire de Vau­dreuil-Do­rion

Mon­sieur Guy Pi­lon,

Il y a quelques mois, je vous ai fait par­ve­nir une lettre au su­jet des ser­vices aux per­sonnes à mo­bi­li­té ré­duite dans Vau­dreuil-Do­rion. Vous m’avez alors ré­pon­du que vous aviez trans­mis ma lettre à un autre ser­vice. J’ai été ex­trê­me­ment dé­çue de consta­ter que ma de­mande n’avait pas été prise au sé­rieux.

J’ai donc fait quelques re­cherches et je suis tom­bée sur un élé­ment im­por­tant.

L’ar­ticle 61.1 de la Loi as­su­rant l’exer­cice des droits des per­sonnes han­di­ca­pées en vue de leur in­té­gra­tion sco­laire, pro­fes­sion­nelle et so­ciale pré­voit que les mi­nis­tères, la grande ma­jo­ri­té des or­ga­nismes pu­blics et les mu­ni­ci­pa­li­tés de plus de 15 000 ré­si­dents pro­duisent, adoptent et rendent pu­blic chaque an­née un plan d’ac­tion à l’égard des per­sonnes han­di­ca­pées. (Ré­fé­rence : Plan d’ac­tion à l’égard des per­sonnes han­di­ca­pées de la Ville de Vau­dreuilDo­rion.)

Nul n’est mon in­ten­tion de man­quer de res­pect à votre égard, mais je doute sé­rieu­se­ment de votre dé­sir de vous im­pli­quer en ce qui concerne les chan­ge­ments aux ser­vices à l’in­ten­tion des per­sonnes en si­tua­tion de han­di­cap.

J’ai dé­ci­dé de pu­blier ma lettre dans ce jour­nal pour qu’on me prenne au sé­rieux. Es­pé­rons que cet acte vous sen­si­bi­li­se­ra à notre si­tua­tion!

Je m’ap­pelle Ariane Daoust-Al­laire et je suis une per­sonne de pe­tite taille. Je suis l’une des nom­breuses per­sonnes qui se dé­placent en fau­teuil rou­lant dans Vau­dreuil-Do­rion. Je vous écris pour por­ter à votre at­ten­tion que cer­tains lieux de la ville ne sont pas adap­tés à notre si­tua­tion. Voi­ci quelques exemples :

- Les en­trées d’édi­fices pa­ra­gou­ver­ne­men­taux, dont le Centre lo­cal d’em­ploi, le Car­re­four jeu­nesse-em­ploi et l’hô­tel de ville, ne sont pas adap­tées.

- En hi­ver, les trot­toirs sont mal dé­nei­gés après d’im­por­tantes tem­pêtes de neige.

- Lors de fes­ti­vi­tés, les bar­rières de sé­cu­ri­té sont ins­tal­lées sur les trot­toirs, ce qui nous oblige à cir­cu­ler sur la chaus­sée. Une si­tua­tion dan­ge­reuse en pré­sence de voi­tures.

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