In­quié­tudes au su­jet d’une an­tenne

Cons­truc­tion d’un site de té­lé­com­mu­ni­ca­tions

L'Etoile - - LA UNE - SI­MON RI­CHARD

Un avis pu­blic pa­ru dans le jour­nal Pre­mière Édi­tion du 10 dé­cembre der­nier a sus­ci­té de vives ré­ac­tions au­près des Vau­dreuillois.

La com­pa­gnie de té­lé­com­mu­ni­ca­tions TELUS est res­pon­sable de la pu­bli­ca­tion de cet avis. Elle y an­nonce son in­ten­tion de construire un site de té­lé­com­mu­ni­ca­tions au 9, rue Jean­notte à Vau­dreuil-do­rion, der­rière l’aré­na mu­ni­ci­pal. Une an­tenne du type « mo­no­pole », haute de 40 mètres, pour­rait y être éri­gée.

Un ci­toyen a in­ter­ro­gé les élus à ce su­jet lors de la der­nière séance or­di­naire du conseil mu­ni­ci­pal. « Nous n’avons pas le choix puis­qu’il s’agit d’une com­pé­tence fé­dé­rale, a ré­pon­du Guy Pi­lon, maire de Vau­dreuil-do­rion. Si la com­pa­gnie dé­cide que le meilleur en­droit pour ins­tal­ler cette an­tenne est dans votre cour, elle peut tech­ni­que­ment le faire. Tout ce que la Ville peut exi­ger, ce sont des amé­na­ge­ments par­ti­cu­liers. »

Les com­pa­gnies de té­lé­com­mu­ni­ca­tions doivent prou­ver que l’en­droit choi­si pour ins­tal­ler une struc­ture ré­pond à cer­tains cri­tères. Une fois ces cri­tères res­pec­tés, l’ad­mi­nis­tra­tion mu­ni­ci­pale peut dif­fi­ci­le­ment contes­ter cette dé­ci­sion.

La Ville a tou­te­fois exi­gé l’ins­tal­la­tion de la struc­ture der­rière l’aré­na afin de mi­ni- mi­ser les désa­gré­ments vi­suels.

Le ci­toyen en ques­tion s’est dit pré­oc­cu­pé par le contrat conclu entre TELUS et la Ville. Jean St-an­toine, gref­fier mu­ni­ci­pal, a in­di­qué que le bail an­nuel de la com­pa­gnie s’élève à 10 000 $. D’une du­rée de cinq ans, ce der­nier se­ra re­con­duit sur des pé­riodes de cinq ans. Le ci­toyen juge d’ailleurs cette somme « in­si­gni­fiante ». Guy Pi­lon a tou­te­fois pré­ci­sé qu’elle est com­pa­rable à celle des autres mu­ni­ci­pa­li­tés.

« Les au­to­ri­tés fé­dé­rales forcent les com­pa­gnies à s’en­tendre entre elles pour par­ta­ger le plus pos­sible les mêmes struc­tures », a ajou­té Jean St-an­toine. Les autres ex­ploi­tants pour­ront uti­li­ser cette an­tenne plu­tôt que d’en construire une nou­velle.

Ré­per­cus­sions sur la san­té

Le len­de­main de l’as­sem­blée, lors de la séance ex­tra­or­di­naire sur le bud­get mu­ni­ci­pal, une ci­toyenne a fait part de ses pré­oc­cu­pa­tions aux élus. In­quiète des conclu­sions de plu­sieurs études ré­centes concer­nant les pro­blèmes de san­té liés à ce type d’an­tenne, elle a pré­ci­sé qu’une tour de té­lé­com­mu­ni­ca­tions à moins de 500 mètres d’une école peut pré­sen­ter des risques im­por­tants pour la san­té des en­fants.

L’ins­tal­la­tion en ques­tion se­ra si­tuée à proxi­mi­té des écoles Saint-mi­chel et de la Ci­té-des-jeunes.

« L’en­tente, nous ne l’avons pas choi­sie, a si­gna­lé Guy Pi­lon. Ces ins­tal­la­tions sont fé­dé­rales. Lorsque la com­pa­gnie prouve que l’en­droit dé­si­gné est le seul pro­pice à l’ins­tal­la­tion d’une an­tenne, nous ne pou­vons en dé­ci­der au­tre­ment. »

La mai­resse de l’ar­ron­dis­se­ment Pier­re­fonds-rox­bo­ro a in­di­qué dans une lettre qu’il est pos­sible de blo­quer ce type de pro­jet, a ré­pli­qué la ci­toyenne.

« Ce n’est pas l’in­for­ma­tion que nous avons, a ré­pon­du Guy Pi­lon. Elle peut s’en­ga­ger dans un pro­ces­sus, mais rien n’est ga­ran­ti. »

La ci­toyenne a par ailleurs an­non­cé son in­ten­tion de faire cir­cu­ler une pé­ti­tion contre le pro­jet, que quelques membres du conseil sou­haitent d’ailleurs si­gner.

Les ci­toyens dé­si­reux de se ma­ni­fes­ter doivent le faire avant le 9 jan­vier 2012. Les com­men­taires doivent tous pré­ci­ser le code de ré­fé­rence : PQ1765. Ils peuvent aus­si être té­lé­co­piés au 514 832-2049. Il est éga­le­ment pos­sible de pos­ter un avis à Joanne Rin­cet, de la com­pa­gnie TELUS, au 885, route Trans­ca­na­dienne, troi­sième étage, Saint-laurent (Qué­bec) H4S 2C5.

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