Un po­li­cier en­ga­gé et ins­pi­rant

Sû­re­té duqué­bec : Stéphane Trot­tier

L'Etoile - - CHRONIQUE 911 - MÉ­LIS­SA DION

L’agent de po­lice Stéphane Trot­tier est pour plu­sieurs un mo­dèle de réus­site. Il mène de front une re­mar­quable car­rière au sein de la Sû­re­té du Qué­bec et joue avec brio son rôle d’en­traî­neur-chef au­près des jeunes ath­lètes du col­lège Bour­get de Ri­gaud.

Stéphane Trot­tier com­mence sa car­rière de po­li­cier en 1996, à son en­trée au Ser­vice de po­lice mu­ni­ci­pal de Vau­dreuilDo­rion. Lors de l’in­té­gra­tion des ser­vices mu­ni­ci­paux à la Sû­re­té du Qué­bec, en 2002, le po­li­cier pa­trouilleur est as­si­gné au poste Ouest de la MRC de Vau­dreuil-sou­langes. Il prouve ain­si à tout son en­tou­rage qu’il est bel et bien pos­sible de conci­lier tra­vail et en­ga­ge­ment com­mu­nau­taire. En ef­fet, le po­li­cier ori­gi­naire de Ri­gaud se livre non seule­ment à un tra­vail qui le pas­sionne, mais il se dé­voue, de­puis 16 ans main­te­nant, au­près des jeunes ath­lètes du col­lège Bour­get.

L’en­traî­neur de l’équipe de foot­ball lui a en ef­fet de­man­dé un coup de main pour en­traî­ner les jeunes de l’équipe ju­vé­nile, des joueurs de 15 à 17 ans. Dès lors, Stéphane Trot­tier est plon­gé dans ce monde qui le fas­cine et l’en­thou­siasme : le sport étu­diant. Après avoir été en­traî­neur de la ligne se­con­daire, il de­vient co­or­don­na­teur dé­fen­sif en 1999. Un an plus tard, son équipe rem­porte le Cham­pion­nat de la ligue du Lac-saint-louis. Trot­tier de­vient en­traî­neur­chef en 2005.

« Je m’en­gage au­près des jeunes du col­lège de­puis plu­sieurs an­nées. Même si j’ai ac­cé­dé, en 2010, à la fonc­tion de di­rec­teur syn­di­cal à la Sû­re­té du Qué­bec pour la ré­gion du Grand Mon­tréal, je n’ai ja­mais eu l’in­ten­tion de dé­cro­cher », confie-t-il.

Se­lon lui, plu­sieurs si­mi­li­tudes existent entre le foot­ball et le tra­vail de po­li­cier : l’im­por­tance du tra­vail d’équipe, la dis­ci­pline, la dé­brouillar­dise, la bonne forme phy­sique et le res­pect de l’uni­forme. Le pa­trouilleur croit éga­le­ment dur comme fer à l’im­por­tance du sport étu­diant, pour lui-même mais éga­le­ment pour les jeunes.

« Tout ce que j’ai ac­com­pli dans la vie, je le dois au foot. J’ai non seule­ment la chance de cô­toyer les jeunes, mais éga­le­ment de les for­mer afin qu’ils de­viennent plus tard de bonnes per­sonnes, et ce, peu im­porte le nombre de vic­toires ou de dé­faites. »

Un ho­raire char­gé

Ar­ri­ver à conci­lier tra­vail et en­ga­ge­ment com­mu­nau­taire sup­pose d’y mettre du sien. Le po­li­cier doit en ef­fet jon­gler avec ses tâches pro­fes­sion­nelles et son rôle d’en­traî­neur-chef. Le sport lui de­mande beau­coup de temps, ce qui n’est pas tou­jours fa­cile pour cet homme ma­rié et père de trois en­fants, sou­mis à un exi­geant ho­raire rotatif à la Sû­re­té du Qué­bec. À une cer­taine époque, Stéphane Trot­tier n’avait même au­cun ré­pit. Il consa­crait ses va­cances et ses jours de congé à jouer au foot­ball avec les jeunes.

Les spor­tifs du col­lège sont choyés. « Je suis mê­me­tout le temps là. Je ne veux pas don­ner qu’à moi­tié », pré­cise Stéphane Trot­tier. D’ici peu, son fils Maxime se join­dra à l’équipe de foot­ball du col­lège Bour­get, tout comme son père, il y a plu­sieurs an­nées.

La Sû­re­té du Qué­bec est fière de comp­ter par­mi ses rangs un po­li­cier qui s’en­gage dans sa com­mu­nau­té avec tant de gé­né­ro­si­té et d’ar­deur. Un po­li­cier qui, sans comp­ter, consacre son temps aux jeunes qui se­ront peut-être les grands ath­lètes de de­main. Fé­li­ci­ta­tions et bonne conti­nua­tion!

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.