Pin­court : dé­sor­mais pro­prié­taire

Com­plexe spor­tif et cultu­rel ré­gio­nal Île-per­rot

L'Etoile - - ACTUALITÉ - MÉ­LIS­SA DION

Long­temps lais­sé à l’aban­don, le com­plexe spor­tif et cultu­rel ré­gio­nal de Pin­court est ré­cem­ment de­ve­nu la pro­prié­té de la Ville.

Rap­pe­lons que la construc­tion de ce com­plexe, si­tué à proxi­mi­té de l’école se­con­daire du Chêne-bleu, s’est amor­cée en mai 2003. Un conflit entre les prin­ci­paux in­ter­ve­nants du pro­jet a tou­te­fois en­traî­né, en dé­cembre 2003, une in­ter­rup­tion des travaux. De­puis, plu­sieurs spé­cu­la­tions ont cir­cu­lé, mais le bâ­ti­ment, lui, était à l’aban­don jus­qu’à au­jourd’hui. En rai­son d’actes de van­da­lisme, il a même été bar­ri­ca­dé avec le temps.

En no­vembre 2009, la Cour su­pé­rieure du Qué­bec a d’ailleurs ren­du un ju­ge­ment dans cette af­faire, dont l’une des dé­ci­sions consis­tait à faire payer à la Ville de Pin­court des sommes sub­stan­tielles à la Banque Na­tio­nale ain­si qu’à Co­ge­rex, en­tre­pre­neur gé­né­ral res­pon­sable de la construc­tion.

Dans le meilleur in­té­rêt de ses ci­toyens, la Ville a alors dé­ci­dé de por­ter la cause en ap­pel. Pen­dant le pro­ces­sus d’ap­pel, elle a ju­gé que la meilleure so­lu­tion était d’ac­qué­rir le com­plexe. Une offre d’achat de 3 250 000 $ a donc été dé­po­sée. L’oc­ca­sion idéale pour la Ville de s’im­pli­quer ac­ti­ve­ment dans le dos­sier afin d’of­frir à ses ci­toyens un com­plexe spor­tif et cultu­rel, en plus de s’as­su­rer de re­ve­nus sup­plé­men­taires. L’offre d’achat a été ac­cep­tée en dé­cembre 2011, et la cour a fi­na­le­ment au­to­ri­sé la vente en jan­vier der­nier.

Si­gna­ture de l’acte d’achat

Le 29 fé­vrier, la Ville a an­non­cé la si­gna- ture de l’acte d’achat du com­plexe spor­tif et cultu­rel ré­gio­nal. Elle en­tend main­te­nant faire le né­ces­saire pour per­mettre le par­achè­ve­ment de l’im­meuble et ain­si of­frir à ses ci­toyens une gamme de ser­vices dans les do­maines spor­tif, cultu­rel et com­mu­nau­taire.

Sou­li­gnons ce­pen­dant que la Ville n’a pas l’in­ten­tion de ter­mi­ner la construc­tion et de gé­rer l’im­meuble. En tant que pro­prié­taire, elle éva­lue­ra plu­tôt ses op­tions afin de faire pro­gres­ser ra­pi­de­ment ce pro­jet tout en veillant au res­pect du cadre lé­gis­la­tif.

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