Le COBAVER plonge

Jour­née mon­diale de l’eau

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (Y.M.)

Pour le Conseil du bas­sin ver­sant, l’eau est un dé­fi mon­dial. « L’eau re­pré­sente les deux tiers de la sur­face du globe, et pour­tant cette res­source, in­dis­pen­sable à la vie, est l’en­jeu du XXIE siècle. Si l’eau est très pré­sente sur Terre, l’eau douce ne com­prend que 3 % des ré­serves de la pla­nète, dont les deux tiers sont blo­qués sous forme de glace.

L’eau douce res­tante su­bit les pres­sions de la crois­sance dé­mo­gra­phique, de l’ur­ba­ni­sa­tion, de l’in­ten­si­fi­ca­tion de l’agri­cul­ture et de l’in­dus­tria­li­sa­tion. » C’est ce qu’ex­plique Emi­ly Si­nave, char­gée de pro­jets au COBAVER-VS.

En ef­fet, cette res­source re­nou­ve­lable, mais non in­épui­sable, est en constante ré­gres­sion. Près d’un ha­bi­tant de la pla­nète sur cinq n’a pas ac­cès à l’eau po­table, et 40 % de la po­pu­la­tion mon­diale, soit plus de deux mil­liards de per­sonnes, n’a pas ac­cès à un sys­tème d’as­sai­nis­se­ment des eaux usées.

« L’ac­ti­vi­té éco­no­mique in­flue de ma­nière im­por­tante sur les res­sources en eau douce. En ef­fet, en­vi­ron 70 % de l’eau douce pré­le­vée mon­dia­le­ment est uti­li­sée en agri­cul­ture. L’in­dus­trie est res­pon­sable d’en­vi­ron 20 % de la consom­ma­tion d’eau douce, qui aug­mente beau­coup de­puis les an­nées 1950, alors que 8 % ali­mente la consom­ma­tion do­mes­tique. En un siècle, nous avons mul­ti­plié par six notre consom­ma­tion d’eau, soit le double de la crois­sance dé­mo­gra­phique », dé­clare

Dans le cadre de la Jour­née mon­diale de l’eau, le 22 mars (dé­cré­té par l’as­sem­blée gé­né­rale des Na­tions Unies le 22 dé­cembre 1992), le COBAVER de Vau­dreuil-sou­langes a te­nu à rap­pe­ler l’im­por­tance de cette res­source.

cette dé­ten­trice d’une maî­trise en éco­lo­gie.

Le Qué­bec a l’avan­tage de pos­sé­der une part im­por­tante de la ré­serve mon­diale, soit 3 %. Ces ré­serves sont ré­par­ties dans 4500 ri­vières, un de­mi-mil­lion de lacs et un fleuve im­por­tant. Cette si­tua­tion confère à cette pro­vince des res­pon­sa­bi­li­tés sur le plan in­ter­na­tio­nal, no­tam­ment celles de pro­té­ger la res­source et d’adop­ter une ap­proche exem­plaire à l’égard de tous les as­pects de la ges­tion de l’eau.

Évi­dem­ment, ce­la s’ap­plique éga­le­ment au ter­ri­toire de Vau­dreuil-sou­langes, à vo­ca­tion for­te­ment agri­cole, qui re­groupe 19 bas­sins qui versent dans la ri­vière des Ou­taouais et le fleuve Saint-laurent.

« La ges­tion des en­jeux liés à l’eau com­mence par la par­ti­ci­pa­tion ac­crue des ci­toyens et des ac­teurs du mi­lieu afin de re­con­naître nos res­pon­sa­bi­li­tés de­vant une ri­chesse que tous les pays ne pos­sèdent pas en qua­li­té et en quan­ti­té suf­fi­santes », conclut Emi­ly Si­nave.

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