Des ques­tions sur le pro­jet de pis­cine

Con­seil mu­ni­ci­pal de Saint-la­zare

L'Etoile - - ACTUALITÉ - SIMON RI­CHARD

Au cours de la der­nière séance du con­seil mu­ni­ci­pal de Saint-La­zare, le 5 juin, un ci­toyen a ques­tion­né la conseillère mu­ni­ci­pale Na­tha­lie Ri­chard sur les coûts es­ti­més du pro­jet de com­plexe aqua­tique qu’elle dé­fend. Ces ques­tions se vou­laient une ré­ponse à une dé­cla­ra­tion de la conseillère sur les coûts du pro­jet.

Ce pro­jet, ex­clu du plan trien­nal et mis en veilleuse, conti­nue de faire par­ler ci­toyens et élus. Un ci­toyen a d’abord ques­tion­né la conseillère mu­ni­ci­pale sur les coûts de construc­tion de la pis­cine, de 12 à 14 mil­lions de dol­lars. La Ville a de­man­dé une sub­ven­tion de 7 M$.

« Vous avez ou­blié de men­tion­ner que, dans le plan trien­nal de la Ville, il y a des pro­jets d’en­ver­gure à ve­nir, comme une ca­serne de pom­piers, une usine de fil­tra­tion d’eau, plu­sieurs ter­rains de soc­cer, un ga­rage mu­ni­ci­pal et un hô­tel de ville », a in­di­qué le ré­sident.

Se­lon lui, l’aug­men­ta­tion de la taxe à pré­voir doit être prise en compte dans un en­semble in­cluant les be­soins en in­fra­struc­tures.

Le ré­sident a par la suite po­sé une sé­rie de ques­tions à la conseillère, no­tam­ment sur les heures d’ou­ver­ture, le nombre d’em­ployés, les sa­laires et le coût de l’en­tre­tien, du chauf­fage, de l’élec­tri­ci­té et des as­su­rances. Na­tha­lie Ri­chard a été in­ca­pable de ré­pondre à ces ques­tions, le pro­jet n’étant pas ren­du à cette étape.

Son­dage

Le ci­toyen a ap­pe­lé la firme de son­dage Lé­ger Mar­ke­ting afin de l’in­ter­ro­ger sur la mé­tho­do­lo­gie d’un pré­cé­dent son­dage : « À la page 12 du son­dage, la ques­tion est la sui­vante : Pour­quoi n’avez-vous pas uti­li­sé les ser­vices des loi­sirs et ré­créa­tifs de Saint-La­zare au cours des 12 der­niers mois? La ré­ponse : 44 % des ré­si­dents manquent de temps, 19 % ont ré­pon­du être in­va­lides, trop vieux, ma­lades ou avec une res­tric­tion phy­sique. »

Se­lon lui, ces chiffres in­diquent que 64 % des ré­pon­dants ne vi­si­te­ront pas la pis­cine.

Le ci­toyen a rap­pe­lé que la Ville de Châ­teau­guay, avec une po­pu­la­tion de plus de 46 000 ha­bi­tants, a fer­mé ses pis­cines pu­bliques à cause du coût éle­vé de l’en­tre­tien par rap­port à son uti­li­sa­tion.

Al­lan Bas­sen­den, pro­prié­taire d’une ré­si­dence incendiée le 22 mars 2011, s’est adres­sé au con­seil mu­ni­ci­pal au su­jet de sa si­tua­tion par­ti­cu­lière. Il s’est no­tam­ment plaint de l’ab­sence de re­tour du cour­riel dans le­quel il de­man­dait de voir les sou­mis­sions du contrat de dé­mo­li­tion de sa ré­si­dence. De plus, il a dé­non­cé les frais ju­ri­diques de la Ville de 20 000 $ pour l’ex­pro­prier de sa ré­si­dence.

« Per­sonne ne veut me par­ler. À qui dois-je m’adres­ser main­te­nant? » a-t-il lan­cé dans un cri du coeur dans sa langue ma­ter­nelle. « Ac­tuel­le­ment, c’est un dos­sier qui est entre les mains d’un avo­cat », lui a ré­pon­du Bri­gitte As­se­lin, mai­resse d’of­fice de Saint-La­zare. « I speak En­glish on­ly, I’m real­ly sor­ry », a ré­tor­qué l’homme. « Je suis dé­so­lée. Alors c’est entre les mains d’un avo­cat », a ré­pé­té la mai­resse d’of­fice.

Ce com­men­taire a sus­ci­té de vives ré­ac­tions dans l’as­sis­tance. Plu­sieurs ci­toyens ont même hué la mai­resse d’of­fice. « No­bo­dy can speak to me in En­glish? » a lan­cé Al­lan Bas­sen­den, vi­si­ble­ment ébran­lé par l’in­ca­pa­ci­té du con­seil mu­ni­ci­pal de lui four­nir une ré­ponse en an­glais. « We have no comments », a fi­na­le­ment dé­cla­ré Bri­gitte As­se­lin.

Le ré­sident a vi­ve­ment dé­non­cé cette ré­ponse. Se­lon lui, les élus four­nissent conti­nuel­le­ment ce type de ré­ponse. Après avoir de­man­dé une nou­velle fois au con­seil si un élu ac­cep­tait de lui adres­ser la pa­role, il est de­meu­ré sans ré­ponse.

« Vous vous plai­gnez lors­qu’on s’adresse aux mé­dias, mais toutes les fois où l’on vous pose une ques­tion, vous n’avez au­cun com­men­taire à nous faire », a dé­cla­ré Al­lan Bas­sen­den au terme de sa pré­sence au mi­cro­phone.

PHO­TO MARC-OLI­VIER THI­BAULT

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