Can­di­da­ture de Paul Car­zo­li à la mai­rie de Saint-la­zare

L'Etoile - - C’EST MON OPINION - Li­na Sal­va­ti de Saint-la­zare

Car­zo­li veut faire un re­tour à la mai­rie, pré­ten­dant qu’il peut ap­por­ter un sens d’har­mo­nie et de dé­mo­cra­tie à la table du con­seil. Pour­tant, pen­dant son der­nier man­dat, le cli­mat dont il parle n’était guère har­mo­nieux. Telle était la si­tua­tion qu’en 2007, deux de ses conseillers, Bri­gitte As­se­lin et Mi­chel St-Louis, dé­ci­dèrent de quit­ter le par­ti Union Saint-La­zare de Car­zo­li pour sié­ger au con­seil comme in­dé­pen­dants.

As­se­lin dé­cla­ra dans The Mon­treal Ga­zette (13 sep­tembre 2007) qu’ils étaient mé­con­tents du manque de com­mu­ni­ca­tion avec le maire et li­mi­tés par ce qu’ils pou­vaient dire. Mon­sieur Car­zo­li lui-même avait avoué au jour­na­liste Sté­phane For­tier de Pre­mière Édi­tion (7 sep­tembre 2007) qu’un pro­blème exis­tait : « Je leur laisse des mes­sages et je n’ai pas de re­tours d’ap­pel. Nous convo­quons des réunions, et il y en a qui ne viennent pas. Il y a par­fois un manque de com­mu­ni­ca­tion. »

C’est jus­te­ment cette at­mo­sphère an­ti­dé­mo­cra­tique qui a in­ci­té mon­sieur St-Louis à for­mer le Par­ti Saint-La­zare et à se pré­sen­ter aux élec­tions de 2009 avec l’ap­pui de ma­dame As­se­lin et de Gaë­tan Ménard. Par la suite, Car­zo­li fut obli­gé de bâ­tir une nou­velle équipe.

M. Car­zo­li se croit le meilleur can­di­dat pour le poste de maire en rai­son de son ex­pé­rience et de sa connais­sance des dos­siers. Ce­pen­dant, si on fait ré­fé­rence aux ré­sul­tats de 2009, il est évident que les ré­si­dents de Saint-La­zare ne par­ta­geaient pas cette opi­nion. Ils n’étaient pas né­ces­sai­re­ment im­pres­sion­nés et sa­tis­faits de ses com­pé­tences. Non seule­ment a-t-il per­du les élec­tions, mais des trois can­di­dats il a fi­ni le der­nier.

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