Le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique, pas à tout prix

La loi C-38 in­quiète les bio­lo­gistes

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (C.C.J.) (C.C.J.)

Cette loi qua­li­fiée de « mam­mouth » en­gendre des com­pres­sions bud­gé­taires pour Pêches et Océans Ca­na­da. Au dire de l’ABQ, cette dé­ci­sion ré­duit la ca­pa­ci­té de ce mi­nis­tère de pro­té­ger l’en­vi­ron­ne­ment et la bio­di­ver­si­té. Par exemple, il ne pour­ra que pro­té­ger les es­pèces de poissons à va­leur com­mer­ciale et ré­créa­tive. Ain­si, les plus pe­tites es­pèces se­ront lais­sées sans dé­fense. Or, la dis­pa­ri­tion de ces poissons au­rait, à moyen terme, des consé­quences dé­vas­ta­trices sur la chaîne ali­men­taire et l’éco­sys­tème. Les plus grosses es­pèces, pri­vées de leurs sources

La loi C-38 a fait cou­ler beau­coup d’encre ces der­nières se­maines à la suite de son dé­pôt, fin avril. L’As­so­cia­tion des bio­lo­gistes du Qué­bec (ABQ) craint les nom­breuses mo­di­fi­ca­tions des rè­gle­ments et des lois que ce­la sup­pose. Se­lon les bio­lo­gistes, la vo­lon­té du gou­ver­ne­ment du Ca­na­da d’en­cou­ra­ger le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique me­nace la bio­di­ver­si­té et la san­té des Ca­na­diens.

ali­men­taires, mi­gre­ront ou dis­pa­raî­tront sim­ple­ment des plans d’eau ca­na­diens.

Tou­jours se­lon l’ABQ, cette loi fa­ci­lite la des­truc­tion des ha­bi­tats des poissons alors que les règles provinciales ne pro­tègent que par­tiel­le­ment ces zones et que les pro­mo­teurs n’ont au­cune obli­ga­tion de com­pen­ser la dis­pa­ri­tion des mi­lieux hu­mides. Pêches et Océans Ca­na­da était le seul mi­nis­tère en me­sure de pro­té­ger ces ha­bi­tats.

L’ABQ es­time que la dis­pa­ri­tion d’éco­sys­tèmes et la baisse de pro­duc­ti­vi­té des poissons se­ront gran­de­ment né­fastes pour la san­té et l’éco­no­mie ca­na­dienne.

Co­ton-46 se dit ou­tré par les mo­di­fi­ca­tions ap­por­tées au ré­gime de re­traite par la loi C-38. Se­lon ses membres, l’élar­gis­se­ment de la no­tion d’em­ploi conve­nable est in­ac­cep­table, car elle force les chô­meurs à ra­pi­de­ment ac­cep­ter des postes qui ne cor­res­pondent pas à leur ex­pé­rience ou à leurs com­pé­tences. Se­lon la coa­li­tion et le Co­mi­té chô­mage du Su­roît, cette me­sure est contre-pro­duc­tive sur le plan éco­no­mique.

En plus de dé­plo­rer la res­tric­tion à l’ac­cès aux mé­ca­nismes d’ap­pel, la coa­li­tion s’in­quiète du trai­te­ment des per­sonnes oc­cu­pant des em­plois sai­son­niers. En ef­fet, la loi C-38 crée une nou­velle ca­té­go­rie de chô­meurs, les pres­ta­taires fré­quents. Le gou­ver­ne­ment dé­fi­nit ain­si les per­sonnes ayant bé­né­fi­cié de pres­ta­tions au moins trois fois au cours des cinq der­nières an­nées. Ces pres­ta­taires se­ront te­nus, après sept se­maines de chô­mage, d’ac­cep­ter tout em­ploi avec un sa­laire correspondant à 70 % de leur re­ve­nu an­té­rieur.

Ain­si, se­lon la coa­li­tion, le gou­ver­ne­ment fait fausse route avec sa nou­velle po­li­tique, s’at­ta­quant à la mau­vaise cible alors que moins de 50 % des chô­meurs ayant co­ti­sé au ré­gime sont ad­mis­sibles à des pres­ta­tions. Co­ton-46 est d’avis que l’ad­mi­nis­tra­tion Har­per de­vrait s’af­fai­rer à créer des em­plois de qua­li­té et à sou­te­nir le sec­teur ma­nu­fac­tu­rier.

PHOTOTHÈQUE

La rai­nette faux-grillon de l’Ouest, une es­pèce de la ré­gion.

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