Ré­no­ver en toute tran­quilli­té

L'Etoile - - NOUVELLES RÉGIONALES - Source : Of­fice de pro­tec­tion du consom­ma­teur

On connaît tous quel­qu’un qui, dans le cadre de ré­no­va­tions à la mai­son, a dû com­po­ser avec des tra­vaux en re­tard, mal faits ou lais­sés en plan. Comment mettre les chances de son cô­té quand vient le temps de re­faire la toi­ture, de chan­ger les ar­moires ou de rem­pla­cer les fe­nêtres?

L’en­tre­pre­neur avec qui vous fe­rez af­faire doit dé­te­nir une li­cence de la Ré­gie du bâ­ti­ment. Cette li­cence prouve que la Ré­gie a vé­ri­fié sa qua­li­fi­ca­tion pro­fes­sion­nelle. L’or­ga­nisme met d’ailleurs à votre dis­po­si­tion, au www.rbq.gouv.qc.ca, le Re­gistre des dé­ten­teurs de li­cences.

Ces vé­ri­fi­ca­tions me­nées, il est re­com­man­dé de re­te­nir trois en­tre­pre­neurs et de leur de­man­der un de­vis. Vous pour­rez ain­si com­pa­rer les offres qui vous sont faites et prendre une dé­ci­sion éclai­rée.

Exi­gez un contrat écrit, puis as­su­rez­vous que son conte­nu cor­res­pond à ce qui vous a été dit. L’en­tre­pre­neur vous a-t-il pro­mis que vos nou­velles ar­moires se­ront ins­tal­lées en deux se­maines? S’en­gage-t-il à vous dé­bar­ras­ser de vos vieilles ar­moires? Ces in­for­ma­tions de­vraient fi­gu­rer dans le contrat qui vous est re­mis. Plus votre contrat com­por­te­ra de dé­tails, plus vous sau­rez à quoi vous at­tendre et plus vous se­rez pro­té­gé en cas de pro­blèmes.

La loi per­met à l’en­tre­pre­neur de vous de­man­der un acompte. Il est ce­pen­dant pré­fé­rable d’évi­ter d’en don­ner un, mais plu­tôt de né­go­cier un ver­se­ment qui se­ra le plus pe­tit pos­sible. Par la suite, vous ga­gne­rez pro­ba­ble­ment à payer les tra­vaux par tranche, se­lon leur avan­ce­ment, et à faire le der­nier paie­ment seule­ment à la fin des ré­no­va­tions.

Mal­gré toutes ces pré­cau­tions, nul ne peut pré­tendre être to­ta­le­ment à l’abri des pro­blèmes. Il existe fort heu­reu­se­ment des so­lu­tions si vous n’ar­ri­vez pas à vous en­tendre avec un com­mer­çant.

Vous pou­vez vous adres­ser à l’Of­fice de la pro­tec­tion du consom­ma­teur si un en­tre­pre­neur vous a don­né de faux ren­sei­gne­ments dans le but de vous in­ci­ter à conclure un contrat avec lui ou si le bien qu’il vous a ven­du n’a pas eu une du­rée de vie rai­son­nable. Dans d’autres cir­cons­tances, la Ré­gie du bâ­ti­ment du Qué­bec, l’As­so­cia­tion pro­vin­ciale des construc­teurs d’ha­bi­ta­tions du Qué­bec et l’As­so­cia­tion de la cons­truc­tion du Qué­bec peuvent éga­le­ment vous ai­der.

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