La pe­tite his­toire de la gui­gno­lée

Ori­gine et éty­mo­lo­gie

L'Etoile - - ACTUALITÉ - MA­RIE-MAXIME COUSINEAU

Cette fin de se­maine, nombre de bé­né­voles ont sillon­né les rues de leur mu­ni­ci­pa­li­té afin de re­cueillir des den­rées non pé­ris­sables et de l’ar­gent pour les per­sonnes dé­mu­nies.

C’est no­tam­ment le cas des Per­ro­tois et des Co­teau­la­cois. Les pom­piers étaient même de la par­tie, don­nant un coup de main aux vo­lon­taires. Les ca­dets de l’Es­ca­dron 867 sont éga­le­ment ve­nus en aide à leur com­mu­nau­té en par­ti­ci­pant à la gui­gno­lée de Vau­dreuil-Do­rion.

Les ori­gines

La gui­gno­lée est une fête du par­tage qui, à l’ori­gine, avait lieu la veille du Nou­vel An. Ce geste d’al­truisme propre au Qué­bec au­rait d’abord été fait par les ha­bi­tants d’un rang pour ve­nir en aide aux plus dé­mu­nis. Ils pas­saient de porte en porte en chan­tant des can­tiques de Noël et en agi­tant une cloche qui pré­ve­nait les gens de leur ar­ri­vée.

Les pre­mières gui­gno­lées au­raient vrai­sem­bla­ble­ment été or­ga­ni­sées par la So­cié­té Saint-Vincent-de-Paul au dé­but des an­nées 1860. Si elle tire son ori­gine de la re­li­gion, cette forme de quête se tient au­jourd’hui tout le mois de dé­cembre et est cou­verte par les mé­dias.

Quant au mot gui­gno­lée, d’où pro­vien­til? Il s’agit en fait d’une ex­pres­sion gau­loise dé­nuée de toute conno­ta­tion re­li­gieuse. Le gui, une plante éter­nel­le­ment verte, re­pré­sen­tait l’im­mor­ta­li­té pour les Gau­lois. Ils lui ont ap­pro­prié des ver­tus thé­ra­peu­tiques. Ain­si, l’ex­pres­sion « Au gui, l’an neuf! » était pro­cla­mée par les druides de l’an­cienne Gaule et an­non­çait le dé­but de la cueillette des feuilles de gui en dé­cembre. En joual qué­bé­cois, l’ex­pres­sion se­rait de­ve­nue « Au gui l’an neu’ », ce qui se rap­proche du terme gui­gno­lée.

PHO­TO VINCENT PI­LETTE

Les ca­dets de l’Es­ca­dron 867 de Vau­dreuil-Do­rion ont dé­am­bu­lé dans les rues de la mu­ni­ci­pa­li­té afin d’amas­ser des den­rées qui se­ront dis­tri­buées aux fa­milles dans le be­soin.

STÉPHANIE LA­CROIX PHO­TO

Les Per­ro­tois ont éga­le­ment fait un geste d’aide en­vers les plus dé­mu­nis en re­cueillant une grande quan­ti­té de nour­ri­ture non pé­ris­sable.

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