Ré­ponse à la lettre d’opi­nion d’an­dré Amyot

L'Etoile - - C’EST MON OPINION - Guy Pi­lon, maire de Vau­dreuil-do­rion

Monsieur Amyot, Je me per­mets de ré­pondre à votre cour­rier d’opi­nion pu­blié dans le jour­nal Pre­mière Édi­tion du 24 no­vembre der­nier qui avait pour titre « Le maire a en­ten­du ses ci­toyens, mais ne les a pas écou­tés ».

Je com­mence par votre af­fir­ma­tion « Mal­gré tout, le maire ne com­prend pas les ci­toyens et s’en­tête à dire que ce qu’ils ont ex­pri­mé n’a pas de va­leur pour lui », phrase que j’ai trou­vée des plus sur­pre­nante, car je vous rap­pelle que le conseil a re­ti­ré le rè­gle­ment 1626 au len­de­main de la ren­contre du 17 oc­tobre, qui réunis­sait plus de 200 per­sonnes et où il est ap­pa­ru clai­re­ment, pour tous ceux qui ont as­sis­té à cette ren­contre, que les ci­toyens ne vou­laient pas du pont.

Quatre cent dix-neuf per­sonnes ont si­gné le re­gistre de­man­dant le re­trait de ce rè­gle­ment. Se­lon la loi, il fal­lait 599 si­gna­tures. Nous au­rions donc pu pro­cé­der à la construc­tion de ce pont, mais, jus­te­ment, nous avons écou­té les ci­toyens.

Le 17 oc­tobre, j’ai de­man­dé à plu­sieurs re­prises si des gens avaient d’autres sug­ges­tions. La seule op­tion ap­por­tée par plu­sieurs a été de retirer ce rè­gle­ment. Au­cune autre pro­po­si­tion n’a été sug­gé­rée! Et vous, monsieur Amyot, qu’avez-vous pro­po­sé? Vous de­man­diez que l’en­semble de la ville paie le pont en rai­son de la pla­ni­fi­ca­tion ar­té­rielle faite en 2007 par la Ville, pla­ni­fi­ca­tion qui pré­voyait un tun­nel et qui fai­sait ain­si de l’ave­nue An­dré-Char­trand une ar­tère prin­ci­pale.

Je le ré­pète pour la der­nière fois : le conseil mu­ni­ci­pal ne veut pas d’un autre tun­nel! C’est pour­quoi nous avons dé­fi­ni le pont comme une in­fra­struc­ture lo­cale. Il est im­por­tant de men­tion­ner que la Ville s’en­ga­geait à payer la moi­tié de cette in­fra­struc­ture.

Lors de cette soi­rée d’in­for­ma­tion et de consul­ta­tion, je vous ai pro­po­sé de de­meu­rer dans la salle pour vous per­mettre de dis­cu­ter entre vous, sans les membres du conseil. Vous ne l’avez pas fait.

Vous pré­su­mez de bien des choses, monsieur Amyot, mais je vais vous rap­pe­ler une réa­li­té toute simple et beau­coup moins am­bigüe que vos mul­tiples sup­po­si­tions : nous avions pris la dé­ci­sion de construire ce pont et de taxer les ci­toyens en consé­quence. Même si nous avons res­pec­té la loi en tous points en rai­son de l’importante aug­men­ta­tion de taxes qu’il al­lait gé­né­rer, ce rè­gle­ment au­rait dû faire l’ob­jet de dis­cus­sions avec les ci­toyens au­pa­ra­vant. Nous avons re­con­nu notre er­reur, nous avons or­ga­ni­sé une ren­contre avec les ci­toyens et nous avons dé­ci­dé de retirer le rè­gle­ment.

Il est très fa­cile de faire de longs dis­cours et de lais­ser sous-en­tendre qu’il y a mal­veillance… Des phrases gra­tuites lan­cées sans fon­de­ment. Nous, nous avons agi! N’al­lez pas in­ter­pré­ter mes pa­roles, je vous vois ve­nir! Les ci­toyens ont très bien agi et ont fait preuve de dé­ter­mi­na­tion et d’or­ga­ni­sa­tion. Je sa­lue leur dé­marche. Par contre, je n’aime pas les in­ter­pré­ta­tions. Si vous avez des doutes ou des ques­tions, ve­nez me ren­con­trer ou pré­sen­tez-vous à une séance du conseil mu­ni­ci­pal.

D’ailleurs, où étiez-vous, monsieur Amyot, lors de la séance du conseil du 5 no­vembre alors que vous aviez été in­for­mé que la Ville re­ti­re­rait le rè­gle­ment 1626? Vous aviez une très belle oc­ca­sion de vous ex­pri­mer de vive voix et d’ob­te­nir des ré­ponses claires. Je vous confirme que per­sonne de votre sec­teur n’était pré­sent à cette ren­contre.

Je vous sug­gère d’as­sis­ter aux séances du conseil plus ré­gu­liè­re­ment. Il me fe­ra tou­jours plai­sir de ré­pondre à vos ques­tions.

La séance spéciale du bud­get au­ra lieu le 11 dé­cembre. Il se­rait im­por­tant que vous soyez pré­sent : vous pour­riez com­prendre ce que si­gni­fie, en comp­ta­bi­li­té mu­ni­ci­pale, le sur­plus budgétaire. Un sur­plus n’est pas un pro­fit. Le sur­plus budgétaire est cir­cons­tan­ciel (sub­ven­tions qui s’ajoutent, pro­jets non réa­li­sés, sou­mis­sion à un prix moindre, etc.). Il peut être ré­af­fec­té ou en­core mis de cô­té afin de faire face aux im­pré­vus. Il est tout à fait nor­mal d’avoir un sur­plus budgétaire chaque an­née. Ce n’est pas une ques­tion de ri­chesse, mais plu­tôt de pru­dence et de saine ges­tion.

Monsieur Amyot, vous pou­vez aus­si conti­nuer d’en­voyer des lettres sur dif­fé­rentes pla­te­formes. Nor­ma­le­ment, cette pra­tique est uti­li­sée quand la per­sonne à la­quelle on s’adresse n’est pas ac­ces­sible. Au nombre de ci­toyens que je ren­contre dans mon bu­reau, ce n’est cer­tai­ne­ment pas mon cas. Je pré­fère de beau­coup par­ler di­rec­te­ment aux gens. Eh oui, monsieur Amyot, je parle aux ci­toyens, je les ren­contre, je les écoute et… j’agis!

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