Soin des plantes in­té­rieures du­rant l’hiver

L'Etoile - - ÉDUCATION - Source : Jar­din bo­ta­nique de Montréal

De nom­breux Vau­dreuil-Sou­lan­geois se consolent de la gri­saille hi­ver­nale en se pro­cu­rant des plantes in­té­rieures ver­doyantes pour leur mai­son ou leur lieu de tra­vail. Voi­ci quelques conseils pour évi­ter que vos plantes ne rendent l’âme avant le re­tour du prin­temps!

L’hiver est éprou­vant pour les plantes d’in­té­rieur. En ef­fet, la cha­leur in­tense des sources de chauf­fage, l’air sec et le manque de lu­mière na­tu­relle consti­tuent des condi­tions aux­quelles elles ne sont pas adap­tées. Consé­quences : feuilles pâles, des­sé­chées ou bru­nies, tiges trop souples ou minces, ar­rêt de crois­sance ou crois­sance asy­mé­trique et flo­rai­son rare.

Maxi­mi­ser l’éclai­rage

La lu­mière est es­sen­tielle à la crois­sance des plantes : elle leur donne l’éner­gie né­ces­saire à la for­ma­tion d’un feuillage luxuriant et d’une flo­rai­son abon­dante.

De no­vembre à fé­vrier, à cause des jour­nées plus courtes et de l’in­ten­si­té lu­mi­neuse ré­duite, vos plantes peuvent mon­trer des signes d’un manque de lu­mière : la dis­tance entre les feuilles aug­mente, elles se dé­co­lorent et les feuilles nou­velles sont pe­tites et jau­nâtres, tan­dis que les plantes à feuillage pa­na­ché perdent gra­duel­le­ment leurs co­lo­ris.

Dès les pre­miers signes d’étio­le­ment de vos plantes, ré­dui­sez la tem­pé­ra­ture am­biante et es­sayez de leur four­nir un maxi­mum d’en­so­leille­ment en évi­tant d’obs­truer les fe­nêtres avec des stores ou des ri­deaux.

Il est pos­sible de sup­pléer à un éclai­rage na­tu­rel in­suf­fi­sant par une source de lu­mière ar­ti­fi­cielle. Les tubes fluo­res­cents offrent plus d’avan­tages : ils dé­gagent peu de cha­leur, pro­duisent plus de lu­mière par watt et peuvent être pla­cés très près des plantes.

Contrô­ler la tem­pé­ra­ture et l’humidité

La qua­li­té de l’air am­biant in­fluence la crois­sance des plantes. Du­rant l’hiver, le chauf­fage des mai­sons crée une at­mo­sphère chaude et sèche. L’ex­tré­mi­té et le bord des feuilles se des­sèchent et bru­nissent. Évi­tez de pla­cer les plantes trop près des ra­dia­teurs et main­te­nez des tem­pé­ra­tures lé­gè­re­ment plus fraîches. Une baisse de tem­pé­ra­ture de 3 °C du­rant la nuit est ap­pré­ciée de la plu­part des vé­gé­taux. Il faut évi­ter les cou­rants d’air froid qui pé­nètrent par les portes et les fe­nêtres.

Pour aug­men­ter le taux d’humidité de l’air, plu­sieurs moyens s’offrent à vous : vous pou­vez uti­li­ser un hu­mi­di­fi­ca­teur, re­grou­per les plantes sans qu’elles ne se touchent ou en­core pla­cer le pot sur une grande sou­coupe rem­plie de gra­vier et d’eau. Il faut tou­te­fois veiller à ce que la base du pot ne baigne pas dans l’eau, au risque de faire pour­rir les ra­cines. Vous pou­vez éga­le­ment va­po­ri­ser de l’eau sur le feuillage des vé­gé­taux.

Di­mi­nuer l’ar­ro­sage et la fer­ti­li­sa­tion

Por­tez une at­ten­tion par­ti­cu­lière à l’ar­ro­sage. Uti­li­sez de l’eau que vous au­rez lais­sé reposer du­rant quelques heures pour éli­mi­ner le chlore et pour qu’elle at­teigne la tem­pé­ra­ture de la pièce. Évi­tez d’ar­ro­ser peu et sou­vent : il est pré­fé­rable d’at­tendre que la terre de sur­face soit lé­gè­re­ment sèche et d’ar­ro­ser en pro­fon­deur. Ver­sez l’eau de fa­çon à cou­vrir toute la sur­face du sol jus­qu’à ce qu’elle s’écoule par les trous de drai­nage.

On ar­rose et fer­ti­lise gé­né­ra­le­ment plus fré­quem­ment de mars à oc­tobre, lorsque la plante est en pleine crois­sance, tan­dis qu’on di­mi­nue gra­duel­le­ment les ap­ports d’eau et de fer­ti­li­sant d’oc­tobre à fé­vrier.

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